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en réalité qu'en apparence. Voici, à cet égard, ce que je trouve dans une lettre de Bertin de Veaux : « Il paraît qu'il est dans la destinée du prince de Talleyrand, et dans la vôtre, de ne venir à Paris que pendant les crises ministérielles, car notre ministère n'est pas plus solide que celui de Londies. Au surplus, dans ce pays-ci, on a pris son parti de vivre au jour le jour; excepté les acteurs, personne ne pense à la pièce. Cependant, quand vous arriverez, votre salon sera bientôt plein, et c'est devant vous et devant le Prince, que tous les acteurs, grands et petits, iront poser, comme on dit à présent, ij
Dans une autre lettre, il est fort question des dangers du jour, de ceux du lendemain, de vœux apparents, de velléités sourdes, de mésintelligences, d'associations, de la grande ambition de certains petits liommes, de l'bumeur et de la bouderie des autres. A propos de mécomptes éprouvés par M. Decazes, on ajoute : « Ce pauvre M. Decazes a beau frapper la terre de tous côtés, il n'en peut rien faire sortir ; on dit qu'il veut maintenant la place de Semonville, et qu'il a j)eut-être quelques cliances, parce que Senionville est très commode à désobligei- ; il ne fait peur à personne. Celte nH)de d'enterrer les gens, avant qu'ils ne soient morts, ne me plait guère ; je croyais qu'on en était dégoûté depuis l'épreuve faite sur MM. de Marbois et Gaëte, qui n'a pas eu de succès dans le public. Comme, en rentrant chez soi, on se trouve bien de ne pouvoir être dépossédé de rien ! "
Londres, 4 août 1834. — Il paraît certain que, la veille
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(le rouveitiirc des Corlès,oii a dccouvcM-l une conspinUion républicaine fort étendue, dans laquelle beaucoup de personnes marquantes auraient été compromises. Palafox et Romero sont arrêtés ; on dit que c'est en Galice surtout qu'ils avaient le plus de partisans; dans l'Aragon et la Catalogne ce sont les carlistes qui dominent et s'agitent. Ainsi, voilà trois drapeaux dilTéreuls, sons lesquels l'Espagne se range et se divise.
Quand M. Backhouse a été trouver don Carlos sur le Donegal, celui-ci bii a dit qu'il avait euteudu parler du traité de la Quadruple Alliance, mais qu'il désirait en connaître le texte. L'ayant lu, il l'a remis à M. Backhouse, sans réflexions, mais avec nu sourire très ironique, qui est devenu mi rire dédaigneux lorsque M. Backhouse lui a dit qu'il croyait qu'il se taisait illusion sur la lorce de son parti en Espagne. A cela près, le Prince a été poli et doux dans son accueil et môme obligeant.
On avait annoncé la clôture du Parlement pour le 12, et la plus grande partie des membres comptaient quitter Londres même avant ce jour-là, quand le duc de Wellington a réuni, avant-hier, tous ceux de son parti chez lui ; il les a priés dans l'intérêt et potn^ le salut de la Patrie de rester à leur poste et de profiter de leur majorité, reconnue imposante dans la question des dissenters pour défendre encore l'Eglise à l'occasion des autres mesures qui restent en discussion. La crainte de laisser le Clergé protestant d'Irlande sans aucun moyen d'existence, si le «Bill sur les dîmes 5) , œuvre d'O'Connell, est rejeté, laisse, à la vérité, quelques doutes sur la marche définitive que la Chambre
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Haute adoptera, mais les évêques paraissent croire que ce Bill serait aussi pernicieux pour eux que l'absence de toutes mesures pécuniaires. Il est certain que la semaine actuelle est une des plus critiques ; si ce Bill est rejeté, les deux Chambres se trouveront en collision. Le ministère quittera-t-il? ou bien deniandera-1-il carte blanche au Roi? avancera-t-il ainsi dans la route révolutionnaire? ou bien s'en tiendra-t-il, comme le Chancelier le disait hier, à laisser le Clergé protestant d'Irlande mourir de faim? Lord Grey disait que ce ne serait pas si aisé de laisser ces prêtres mourir de faim, puisqu'une loi obligeait de pourvoir à h^ur existence, soit en prélevant les dîmes, soit de toute autre manière. Et quant à une fournée de Pairs, sur l'observation qu'il en faudrait nommer cent cinquante, lord Grey a dit que deux cents ne suffiraient pas, parce que toute l'ancienne Pairie, lui en tête, se révolterait contre un gouvernement assez fou et assez mauvais pour se porter à une telle extrémité. Il resterait d'ailleurs à savoir si le Roi y consentirait. Celui-ci est souffrant, triste, abattu; il en convient et surtout de sa préoccupation morale, qu'il ne cherche pas à cacher. On remarque en lui une oppression extrême et particulièrement l'affaiblissement d'un œil qu'il ne peut presque plus ouvrir.
Voici ce qui s'est passé à l'occasion de la Jarretière, vacante par la mort de lord Bathurst : le Roi l'a envoyée à lord Melbourne, comme étant son premier ministre. Celuici l'a respectueusement refusée, en disant qu'il suppliait le Roi de la donner à celui auquel lord Grey aurait désiré qu'elle arrivât, c'est-à-dire an duc do GiaCton. Le Roi Ta,