Id.y ibid
2. Nous reviendrons plus loin sur le caractère de Jean Chartier, dans le chapitre où nous traiterons de sa chronique au point de vue historique et critique.
Notice. xiij
sitifs et tranquilles d'une administration sédentaire, mais occupée, paroissent avoir absorbé la plus grande part de son activité , ainsi que de son existence.
Jean Chartier vivoit encore en octobre 1470 : il est mentionné sous cette date dans un témoignage authentique et contemporain, dont le texte original sera mis ci-après sous les yeux du lecteur. A cette époque, les comptes de l'abbaye de Saint-Denis avoient été déférés à l'examen du parlement de Paris. Dom Jean Chartier intervint à cet examen comme procureur des abbé et couvent de Saint-Denis, assisté d'un autre religieux, son confrère. Le registre coté LL 1245, conservé aux Archives de l'Empire , a pour titre : Compte de la commanderie de Saint-Denis en France, de novembre 1466 à octobre 1467. A la fin de ce registre on trouve la note ou apostille suivante :
«Auditus et clausus per nos, commissarios » inferius nominatos et ad hoc per curiam Par- » lamenti deputatos et ordinatos , in presencia » domini Johannis Charretier, presbiteri , do- » mini abbatis et conventus Sancti Dionisii pro- » curatoris, [ex una parte?] et fratris Guillermi » le Maire, ex alia, xxij* mensis octobris anni » Domini millesimi cccc ml sexagesimi decimi. — » JV. Vin; A. Boucher. »
Tel est le dernier témoignage que l'histoire nous ait transmis et qui paroisse se rapporter directement à l'existence de Jean Chartier. Nous
xiv Notice.
avons reproduit ci-dessus un passage remarquable emprunté à V Histoire de Saint-Denis par Jacques Doublet. Les Grandes chroniques de Saint- Denis, divisées en trois tomes, auxquelles fait allusion Jacques Doublet, furent achevées d'imprimer , comme le porte la rubrique finale du troisième volume, le 16 janvier 1477 (n. s.) 1 . Ce terme est bien rapproché du 22 octobre 1470, date à laquelle on a vu que Jean Chartier existoit encore. Des expressions employées par Jacques Doublet il semble, de plus, résulter que, dès Pépoque de Philippe de Gamaches, Jean Chartier avoit été chargé par son abbé de recueillir en un seul corps, conçu dans la langue vulgaire, les Grandes chroniques de Saint-Denis, avec l'intention ou en vue de les publier. Il semble même résulter de ces termes que Jean Chartier présida de sa personne à l'impression de cette édition, accomplie treize années environ après la mort de Philippe de Gamaches 2 . Cependant le texte imprimé de l'édition de 1477 est complètement muet à cet égard. Force nous est donc de demeurer sur ce point dans le doute, jusqu'à ce que de nouvelles lumières nous permettent de l'éclaircir.