‹ Chronique de Du GuesclinChapitre 2 sur 17 · DES CHRONIQUES EN VERS · texte numérisé non relu

DES CHRONIQUES EN VERS

En 1387, peu après la mort de B. du Guesclin , ' il parut sur sa vie une chronique d'environ 1 8400 vers , intitulée le Rommant de Bertran de Glacquin ou du Guesclin , et composée par un poète dont le nom, comme nous le ferons voir, varie dans les manuscrits et n'a pu être fixé par les érudits : car Philippe de Maizières nomme Clrneller^ ^ de Barbazan

' Du Guesclin mourut en x38o.

' • Beau filz, tu peulz avoir des faiseurs hononestes et prudhonies qui font les beau dictiés » de Dieu et de la vierge Marie , et des hystoire»

CuvilUer,^ l'abbé Lebeuf Truiller, et dom Lobineau Truellier, l'auteur de l'ouvrage dont nous allons énuraérer et décrire les manuscrits qui sont venus à notre connaissance.

La vie et nobles faits d'armes de Bertrand du Guesclin , mise en ry me française par N. Cuneliers ; in-folio gothique sur vélin avec miniatures. (Voyez le catalogue de Gaignat, n* 3o4i)-

Nous ne savons à qui ce manuscrit appartient maintenant.

Roman de la vie de Bertrand du Guesclin, par Jehan Le Cave tiers ; in-folio gothique sur vélin. Ce manuscrit du roman en vers était conservé avant la révolution dans la bibliothèque du président de Bourbonne, et portait le n** 0,72.

«honnestes , morales et devottes , comme estoit »le pouvre homme appelé Cimelier.v (Philippe de Maizières , te Songe du vieil Pèlerin , 3^ partie , chap. 67. )

* Voyez l'extrait du Rommant qu'il a donné 'ians sa notice des anciens poètes français.

Le roumans de Bertrand du Glaicquin , jadis chevalier et connestuble de France ; en vers, in-4° gothique sur vélin.

Cet ouvrage commence en 1 3 1 4 > et finit à la mort du connétable, eni38o. Il avait été promis par doni Lobineau , à la page 26 du catalogue des pièces qui devaient composer le troisième volume de son histoire de Bretagne. « L'auteur , dit-iî , se » nomme Truellier;V ou\Ti\ge est envers tels " qu'on peut les attendre d'un écrivain du » XIV* siècle ; il paroît assez de naïveté » dans tout l'ouvrage , qui mériteroit assez » d'être imprimé, si la longueur n'en étoit » pas si exhorbitante ; car cela pourroit V contenir quarante feuilles d'impres- » sion. »

Le roman de Bertrand du Guesclin ^ jadis connétable de France ; manuscrit sur vélin, in-8°. (Voyez le catalogue de la vente des Uvres de la bibliothèque du château d'Anet, page 19. j

Du Gange, daus son glossaire sur Ville-

hardouin , au mot demainès , cite une chronique manuscrite en vers de B. du Guesclin.

La vie de Bertrand du Guesclin; manuscrit in-folio sur vélin, du xv* siècle, contenant 28 feuillets. Il est écrit en ancienne bâtarde , à longues lignes et décoré de 1 4 miniatures peintes en camaïeu. Les lettres torneures y sont rehaussées d'or. Il commence ainsi :

Seigneurs, or eoteudez par Dieu le roy dÏTin, etc.

Et finit par ces deux vers :

Jhésas par sa grâce qui maint en magesté Doint que soions sauvez par lasoye bonté.

Cette vie de du Guesclin contient environ 18,400 vers. Le nom du poète se trouve au 23^ vers :

Cilz qui le mist en rime Cuneliera est nommer.

Ce manuscrit, décrit sous le n* 2778 , dans le catalogue des livres du duc de

La Vallière, dressé par Debure , fut vendu i6i francs au libraire Lamy.

Le roman de Bertrand du Guesclin en vers; in-folio sur vélin à deux colonnes d'une ancienne bâtarde , de la fin du xiv* siècle. Il contient i44 feuillets, y compris un feuillet et demi contenant huit ballades et chants royaux composés en l'honneur du bon connétable ; il commence ainsi :

Seigneurs , or escoutcz pour Dieu le roy diîin . etc.

Et se termine par ces mots :

« Explicit du bon connestable de France, wmessire Bertran du Guesclin.»

L'auteur y est nommé au 2 1 ^ vers :

Cilz qui le mist en rime Cuveliers est nooimez.

Ce beau manuscrit est conservé à la Bibliothèque royale parmi ceux de l'ancien fonds du roi , sous le n° 7224 ^.

Le romant de Bertrand de Claquin en vers ; in-folio, avec lettres ornées et miniatures. Il est d'une ancienne bâtarde de la

lO NOTICE

fin du XIV* siècle , et presque en tout semblable au précédent. Le nom de l'auteur se trouve au bas de la première page au vers 22^ :

Cilz qui le mist en rime Cuvelier est nommez.

Ce beau manuscrit qui, des bibliothèques de MM. de Bombarde et de Paulmy , est passé dans celle du roi, à l'arsenal, y est conservé sous le n° 168.

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