‹ Chronique de J. de Lalain (volume 2)Chapitre 104 sur 109 · GRÈCE · texte numérisé non relu

GRÈCE

Dieu de là sus qui me formas de cendre . Viens toi descendre es basses régions Viens conforter ma fragilité tendre Fais le ciel fendre et venir sans attendre Pour moi deffendre anges par légions^ Viennent lyons par mUle et millions Et tous les koms qui sont de mère néz Pour rembarrer les faulx Turz forceuez.

Viennent tous vens et facent bon debvoir De recevoir ma douloureuse plainctc, O mon vrai Dieu fay leur langage avoir Tant que sçavoir puist ung chacun et veoir Gomme pour veoir je suis au vif atteinte Je suis restraincte et mis en dure crainte Et si contraincte a ton nom invocquer Que plus hault don au monde je ne quier.

Change la voix de la belle seraine Doulce et seraine en heu de loups méchaus Du rossignol qui chante aval la plaine Change Tallaine en tonnerre soubdain.c.

Joie mondaine acoup soit trésbuchans ^ Change les chanlz des oisellets des chamin

En cris trenchans et en piteux accords ' Pour les douleurs plourer dont ne puis hors.

Eau de puis, eau ea feu distilée

Eau sallëe, eau de courants rieux^

Eau d'abymë en partons creux boutée

Eau d'ondée en fosse redondée,

Eau arrêtée arrirez à mes yeux

PluiQ des cieux arrousez mes sourcieux:

Car ils sopt ceux qui pleurent mon g^rand dueil

En, garant désir qu^'accompUssez mon vueil.

Cœur fémenin trespitoyable image Fay moi hommage ^ et si fencline à pleurs Noblesse aussi dame de haut parage, Voy cet outrage et ma rage.sur rage.

Change courage et pleure mes douleurs, 0 tristes cœurs qui vivez en langueurs , A vous jacqueurs s'il y a plainte ou larmes Prêtez-les moi et que mon cœur s'en arme.

Que ferai-je de ma laidure dui'e M'ardure dure et ma foiblesse blesse, IVIon corps s encline a corrompure pure Mercure cure et n'y procure cure Morsure sure a moi l'adresse dresse, Richesse cesse et trop m'oppresse presse Liesse laisse en la présente sente Car mort me mord la trèspulente lente

A quoi tient il mon vrai Dieu très parfait Que de mon fait tu n'as miséricorde.

Est tant cruel le crime et le méfait Que j'ai forfait, que mon chef est défait Et que refait ne peut être à ta corde,

Joins ma discorde à ta g^ràce^t concorde, Et si l'accorde à ta beni{;ne grâce:

Car autrement ne sais plus que je face.

0 saincte %lise9 angciique conserve Mon corps préserve et priy pour les serfs Viens rebouter Thérétique leuserve, Qui me tient serf et veut que je la serve Et que m'asserve à ses dragons desers Affui des airs, vole par les déserts Et si me sers donnant à mes serfs vie Qu'ils n'ayent mort s'ils ne lont desservie.

Rësveille toi, 6 noble sang royal

Impérial, palais salomonique

Regarde en Vœil le serpent déloyal

Démonial venimeux reagal

Pire nu égal que goufresataniqne

Leur basilique et cruel arsenique

Diabolique a pris G>nstantinobIe

Mon liautain chef des autres le plus noble.

Que songez vous françoiset gent romaine Prête et humaine au noble sang venger A quoi tient il que de votre demainc On ne m'amène un nouveau Charlemaine Qui me ramène à coup de ce danger Son peut songer, Charles^ Roland n*Oger Qui déloger puisse fort combattant Ne songez plus, mais accourez battant.

Que tardez vous, Bourgogne, Picardie, (•eut tant luinlie et doutée en la terre Vous avez peuple et puissanct^ infinie, Bourse garnie, anneure bien polie

44o APPENDICE.

Dame jolie et toat ce qu on ^peflt qaerre, Venez grnnd erre, amenez gens de gnerre Pour bruil acquerre el parer votre nom De bien 9 d'honneur^ de gloire et de renom.

Nangez en mer ynidez de vos angles, Vaillants Anglois amenez moi Saint George Laissez cités, villes, chàteanx, palais Guines, Calais et ces dragons tant laids Oocisez les et leur coupez la gor^e.

En votre porge a guerre mis sa forge Et de votre orge a brassé tels des rois Qu'il ne vous chaut de nuls que de vo's roi^

Où sont les bras de mon fils Achillés Et d'Hercules qui les cieux a tenus Où sont les arts du sage empedodés Et d'Ulyxèsetd'Airistotelés Suscitez les Juno, Pallas, Vénus, Viens toi Neptune, amène Vulcanus Mars et Notus poiir venger mon esclandre N'oubliez pas mon enfant Alexandre.

Ou est le Dieu des dieux Demorgog^^^ Pour ce dragon priyé de ses soûlas?

Ou est phebus qui n'ameine Phaéton Son chareton pour mener à Pluton Ce fier luton qui nous tient en ses las. Ou est Athlas mon grand géant: hélas Si tu es las de subslenir le trosne Fourdroyeacoup Ihérétique matrosue.

Mignons de court le pas d'armes gardan Durs àherdans, pleins de science et dars. Venez a moi soyez moi regardans Non plus tardans tuez dragons ardans

APPENDICE. /|/n

Entrelardans et dardans de leurs dars il est tant dars, il est tant destandars Et de soudars qui a rien ne s*eniployent Viennent a moi et sur moi se deployent.

Fors champions qui faictes vos toumoys, Qui maintz tournoie despendez sans querelle, Venez vers moi faire vos esbanois, Prenez harnois, lances, escue de poie, Rompez le bois sur le Turc infidelle Pourveoir la belle et plaisante jouvencelle, Fresclieet nouvelle estes vous tous enpoint Mais pour gprans bien on ne vous y a point

En folz delicts passez votre jouvent

Qui n'est que vent passant soubz verde saulx

Prenez congé a roy cl a' régent

A toute gent fournissez vous d'argent

Monsrez vous gent et gracieux vassaulx

Tost aux assaulx, par monts, par boyS; par vaulx.

Bridez chevaulx, compaignons mettez selles,

Laissez plourer dames et damoiselles.

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