‹ Chronique de Mathieu d'EscouchyChapitre 26 sur 90 · Lettre da roi d'armes Garter à Pierre de Breié · texte numérisé non relu

Lettre da roi d'armes Garter à Pierre de Breié

Mon très honnoré seigneur, toute humble recommandacion premise à vostre seigneurie et â^celle plaise savoir que le jour que vous partistes de T^ftrs pour aller au siège je cuidoye estrealè en vostre eompaignle, et de là avoir prins, par vostre bon congië, , mon adresse devers messeigneurs les ambaxadêurs du Roy mon souverain seigneur, car ainsi TavieE vous ordonné que je le feisse; mais le vendredy bien matin^ vous partistes pour aler audit siège, et pour ce que je» doubtoye que ce n'esloit pas vostre bon plaisir que

" je prensisse mon chemin pour aler audit siège. Je fis par Havart supplier d'avoir Touraine le heraull, pour me conduire par ung aultre chemin. Ainsi le fist ledit herault (lien et gracieusement ; et trouvay mesdiz seigneurs les ambaxadêurs à Alençon, et après que je leur

» avoye represenliés les lettres du sauf conduit du Roy, desquelles ilz l'en remercioyent, je entendy par eulx

' qu'il leur a voit esté rapporté que vous deuss^pz avoir ymaginaciocr sur eulx, et que ainsi le deussiez avoir dit qu'ilz estoient les deux personnes de nostre party qui moins desiroient le bien de paix et enclins au contraire, dont ils estoient bien desplaisans de ainsi estre notez; et au regard de monseigneur le privé seel, il me dist qu'il avoit, de la grâce de son prince et par son commendehient, jusques icy tous diz emploie sa personne de procurer la paix et non la guerre, et en ce, comoK une homme d'église, 's'estoit tous

* diz emploie et s'emploioit de toute sa puissance par tous les moienshoQ&orable%£t s^mblablement me dist mondh seigneur messire Robert Rox que, veu qu'il

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savoit et congiioissoit son souverain seigneur et prince si saintement et entièrement enclin au bien de la paii, que jà Dieu ne pleust qu'il se deust de la voulenté de son prince décliner, niaiz comme son vray subgiet, tous diz vouloit contendre au vouloir et plaisir de son dit prince, et en ce de toute sa puissance lui emploioit, comme tous prudommes doivent fere. Et pour ce, monseigneur, ne vueillez en eulx avoir autre ymaginacion, maiz que tous les deux sont personnes qui tendent à toute bonne fin de [>aix entre l'oncle et neveu; et ainsi le trouverez en la parfin. Monseigneur, vous savez que jusques icy à toutes les foiz qu'il a pieu aux deux princes l'oncle et le neveu eu voier leurs ambaïadeurs l'un à Taultre, des honneurs et courtoisies desdiz deux prince, a esté ordonné personnes notables pour recevoir les ambaxadeurs à l'entrée de leurs obéissances. Et soubz vostre correction, il semblequ*il n'y auroit que tout honneur que ainsi en feust à pre» sent ordonné. Vous y pourrez mouvoir à vostre bon plaisir ce qu'il vous semblera que honneur en doit requérir. Eu vostre personne y a honneur et savanoe de aider à conduire tout honneur et gentillesse bien largement. Mon très honoré seigneur, plaise vous de vostre grâce me pardonner sa simplesse, et je supplie Nostrc Seigneur qu'il vous ait ensasainte garde. Escript à Âlençon le xxvn^jourde février.

Vostre humble serviteur. Le roy d'armes JARREnteE.

y4u dos : A mon très honoré seigneur monseigneur le seneschal .

Et Je la main de Brezé : Au Roy.

Re^«u le premier jour de mars cccc xi.vii. (Copie envoyée au roi, Ms. fr. 4054, f. kk»)

* 11 mars.

132. Pouvoir donné par Charles VII à Tarchevéque de Reims, au comte de Dunois, à Pierre de Brezé, à Bertrand de Beauvau et à Jean du Mesnil-Simon, pour traiter avec les ambassadeurs de Henri VI.

Rymsb» V, I. 186 ; Du Mont, III, i, 562.

11 mars.

• ,133. Traité de Lavardin: prorogation des trêves jusqu'au 1" avril 1450.

.l^y Copie du temps, Ms. fr. 4054, f. 81.— J^^. Rymeb, V, i, 187el1feO; ? " DoMoirr, HI, i, 561.

"V 11 mars. r^^ i,^

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