H'ut. de France^ t. V^ p
ffjBçoiv et de {dos 10 000 francs par an pour soutenir son état. ies pnnfies «nient annoncé une noorelle conféroice à lïerers a^eès le ▼ojage et Tartas. Ce proj^ n'eut pas de suite; les princes me te léonîmnt gloft : la rojanté avait une seconde fois et déûni- IdTemenl tnhnphé*.
Juin f440.
Bj^ef^onfe dtit^ plaintes et demandes faictes au conseil do > IU>Y èiteiit à MontfeiTftnt , par les ducs d* Alencon et de Bourbon^ tant pour enlx que pour monseigneur le Daul- . phin,^ deman4(M ^ responces du Roy et de monseigneur Je Daulpbin. ^ # • ^ ■ ^»
t Cy s'ensint cejque le Roy a ordonné de respondre
à messeigdeurs^lés duof d*AJençon et de Bourbon sur
aucunes doleaqces qu'ils firent hier, à Montferrant, à
cev^x de son conseil, tant pour monseigneur le Daul-
phin que pour euU, sur lesquelles se causoient de la
aesobe'issance , crimes , \^shonneurs et desplaisirs
qu'ilz luy âVo&ent Q^ qui seroit biçn lo|ig à réciter.
1. MoDftrelft, t. V, p. 435 et foÎT; t. VI, p. 25 et suit. Gadiard, Archives de Dljon^ p. %1 et 75. KeHryn de LettenhoTc , Eut, de Flandre^ t. III, p. 2i7 et toÎT. ArcbiTCi, K, ^ et 68, Fontanieu , 117-118. Barante, U'ut. dei dues de Bourgogne^ t/ VII, p.' 77, 86*, 08, 103 et suiv. ChampoUJoii-Fîgeae, louis st CharUs d'Orléans^ f. II, p. 338-11. Vallet deVinirille, hist. ds CharUs FiJ^ t. II, p. 130-36. Canat, Documents issédits pour servir à Fhisi, de Bourgogne (1863), t. l,passim. Relation du pfttMge de Cbarlift VU è Lirooget, dans 1^ âf^m. de la soc. des antîq. de France f t. XI, p. 374-73. Btrry, dasit Godefroy, p. il8. Catalogue Jûursanvauitf o9 438*
Et premièrement, pour commencer âmoiiçlit seigneur de Bourbon, le Roy estant à Riom, en caresme dernier passé a eu un an , en la presep^ de mordit seigneur, print sa conclusion sur la paik geHeralle de France et d'Angleterre, laquelle mondît seigneur de Bourbon et ceulx de son conseil, c'est assavoir le mâreschal de la Fayete et messire Jacques de Chabanes, desloyoient, pour le grant dommage qu n leur sembloit qui en pouvoit advenir au Roy. L ^^
Itenij et pareillement print snjbnclusion audit lieu de faire venir ses gens d'armes^||fp|iij|^Qient embarrez en Lorraine et en Alemaigœ, en PiMe de France, pour mettre le' 8%ge à Mesfulx ou à Creel; et pour les faire venir le droit chemin, sans j^^ser rie entrer ez pais de monseigneur de Çourgoàgne, envoya . . .* et requist mondit seigneur de Bourbon d'y envoyer pareillement, pour ce qu'une partie des capitaines et gens d'armes escient à lày. Etf pour avoir argent à conduire sadicte entreprinse*, alla au Puy tenir ses trois Estas âë Languedoc, et de là ^JLion, pour tenir ceulx du Daulphiné f auquel lieu il sceut la venue desdiz ^us d'armes ez pals d^e mondit seigneur de Bourgongne et le chemin qu'ilz tenaient pour venir devers luy à LIbn, qui estoit tout le contraire de ce rjirtft leur avoit mandé et de ladicte ordonnance faicte audtt lieu de Riom : de laquelle venue et ordonnance rompue, mondit seigneur de Bourbon fut cause; et bien y parut par les prisonniers que ses gens prindrent audit païs de Bourgongne, que oncques ne vou^ leurent rendre.-
i . Le nom est resté en blanc.
Ileffi depuis, lesdiz capitaines venus à Lion, les
aida ralier à désobéir au Roy et n'aller point audit
siègb de Meaulx , ainsi que Brusac , dont Dieu ait
. Tame, %F confessa à sa mort; lequel il avoit requis
d'estre dé Talience. ''
Item y le Roy, informé au vray par autres que ledit Brusac des choses dessOsdictes , dissimula et fist tant par doulcéur que par force d'argent qu'il* donna aux capitaines de mondit seigneur de Bourbon, qu'il eust le serment d'eulx de tenir les o|idonnances et d'aller audit siège de *l)[eaulkb4^^i^s le terme qu'il leur dit, c'est assavoir dé'tcpis sepmainés ou un mois ; lesquelz n!y allèrent de detix moià après, ains allèrent rançonner tous ses piïft d'Auvergne, de Rouergueet de Berry, à grans sommes d'argent, èsqueUes mondit seigneur de Bourbon partoit^; tellement que lérdessusdiz pais ne peurent payer les taux à quoy ilz estoient impf>sez. Et tout ce fît mondit seigneur de Bburbon pour rompre les ordonnances et arniée du Roy; de laquelle chose faire il a esté tousjours bien acoustûmé.
Item^ et nonobstant les choses dessusdictes et plusieurs autres qui seroicnt longues à réciter^ le Roy parlaà luy, à Esbreule, le plus gracieusement qu'il peut, en Texortant de bien faire; et pareilMment à Montluçon, au prendre congé, pour ce que mondit seigneur de Bourbon demeuroit en son pais pour soy abiller pour aller avec le Roy au voyage de Meaulx , luy requérant qu'il n'eust point de faulte qu'il ne fut à Orléans devers luy au jour qu'il luy avoit ordonné, pour faire le passage; lequel y vint, et à grant peine
i . Sic. Sans doute : partageoit. Cette copie est souvent fautive.
PIÈCES JUSTinCATiVES. 7
et avant partir de son pais, ronapit toutes les assignacions que le Roy y avoitfmcte^.
Iteniy et quant il fut audit lieu d'Orléans, trouva monseigneur le bastart d'Orléans , qui venoit de la paix, auquel il dowia entendre que le Roy ne vouloit point la délivrance de roonâeîgnéur d'Orléans ; et dès celle heure commença à con^fiî^r avec mondit seigneur le btstart et d'autres^ parle conseil du mareschal de la Fftyete et de messire Jacques de Chabanes, Tentreprinse par luy^eDuîs exécutée, c'est assavoir séduire mondit ^eimeuf ]1e Daulphin, son fils, à toute désobéissance contre' hiy et' les plus grans parties de son Royaume, sbubz umbre d'abatre les aides, ainsi qu'il 4J||^rt par les lét^s qu'il a fait escripre par mondit^ seispeur le Daulphin et qu'il a escript luy mesoQi^ es* pals de Châhnpaigne, Languedoc et de Daidpliiné, %yee prinsesde plusieurs chasteàux et villes de. son Royaume.
Itàn^^ et en ensuivant son propos , après qu'il eust séduit, ^uis et parlé à plusieurs , durant le voyage que le* Roy alla à Paris et du retour aux trois Estas deimièrera^pt tenus à Orléans , s'en vint avec le Roy à T(}urA devers la Royne, où il se trouva devers mondit seigneur le Daulphin qui venoit de Languedoc; avec lequel il commença dès lors, par le moyen de Chau« mont et de sa femme, à mettre la division entre le Roy et mondit seigneur le Daulphin, et à le séduire à faire tout ce qui a esté fait despuis jusques au jour d'huy.
Item^ et de là s'en vint à Angiers, en la compaignie du Roy, auquel lieu trouva mondit seigneur le Daulphin, monseigneur d'Alençon, monseigneur de Vandosrae, monseigneur le bastart d'Orléans; et en con-
8 CïtllONIQUE DE MATHIEU D'ESCOUCHY.
tiouant son propds , trouva façon de faire venir tous les capitaines cfuiestoi^pt venus du siège d*Avrnnches à Ângiers; par t;^ venue desquelz et d'aucuns d'eulx et d'autres, cuida prendre le chasteau d' Angiers, où estoit le Roy, délibéré de tuer les folus prochains et principaux serviteurs qui.èstblént en tour luy.
Iterriy et quaYit il vit qu'iltle-pèut venir à son entencion, trouva façon d'appoiuoler que mondit seigneur d'Alençon, d'un costé^ alast à {fiort joindre à mondit seigneur le Daulphîn, quMesjii eitoit party pour aller en aucune commission où l6^Roy Tavoit envoyé en Poiclou ; et luy, 1^ comte de Vamosme, la Trimoille, Chaumont s'entretrouvassent aux Monta <et à Blois de Tautre costé , pour de i^ùws poins = jKachever de rompre ladicte année du Roy et aucunéMVdonnances qu'il avoit faictes pour logftr stdicte armée ea aucunes places en la frontière et tnettrè iQifSre à la pillerie que si longuement avoil duré en ci^£oyaume, et principallement par les gens que tousjours mondit seigneur de Bourbon a soustenus en ceéH Epy^me, sans cause ne sans raison, ne sans ce qu'il ait t!é pais, ne seigneuries, ne places en frontière nultS^ Et de^cei faire requist mondit seigneur le bastart d'OfleMRis, lequel desjà il avoit mal contenté pour la délivrance de mondit seigneur d'Orléans; pour lequel mal contentement mondit seigneur le bastart luy donna passage et à ses gens, non informé de la mauvaise volenté que luy et ses adherens avoient à rencontre du Roy ; ne jamais mondit seigneur le bastart n'eut sceu, et quant il cogneust au vray leur entencion, il les abandonna et vînt devers le Roy, comme raison estoit. Lequel passage estoit rompture de l'ordonnance que
le Roy avoit faicte à Angiers pour ester, les |ûAerie8 qui si longuement ont dure eu cedit RojtÔQie : c'dst assavoir, lesdiz capitaines avoient fait serment au Roy de netoyer leurs compaignies et faire leurs monstres devant monseigneur le connestabl^^ et<^ Hioy les ^ devoit payer tous les mois doresenavaod, et devoieiA, estre logez ez places qui cy s*epsuivent. G^est assMoir : *Brusacà Saincte- Suzanne soubz monseigneur 4^||efi-^ çon; Blanchefort à Chasteaugontier; Jean d'i^hier et le bastart de La Trimoille à CraoniJleaa Girard, le bastart de Beaumannoir et le bastart Sormer à la ^Gravele; Floi|uet et Jean de BjTezé à^Dureftal et^à Baugé; Ânthoine de Chaînes à Dreux; iPoton et
^ . plusieurs autres capitaines gascons à la Felté-Bfernard et à Beaumont ; Louis de Valprague ^ |||i|^Serrete à Montdoubleau ; le sire de PanneiMpllt Ton m^ I^y», ^ ^ Amault GuiUen de Bourguignan et lefcastan^de Har-^
( court à Chartres î^^ le bastart de JBburlîbii à BaaiiYySy à Eli ^t à Dieppe, soubz monseigne^iorlecomted'Eâ; les gens^de monseigneur le conoestable en Tlslè de^rance. £t pour \éifihQ\^ ordonoance eurent de grant dons du Roy'et;j^nliés penc&o^, sans le payement de {eufs
t. \^ns; desquéliA^ péjicions il:^estoteQ|feassignez à Tour- ^ • nay, i^eciatlétaient le bastart de Bourbon, deux mille frjnx tous leS ans; Anthoine de Chabanes, douze cens fratix ;, Blanchefort , mille franx. Et alors firenf: de grâns Keremeos au Roy, en son plain conseil, de tenir lesdrctes ordonnances ; lesquelles depuis ilz ont mauvaisement rompues pour servir mondit seigneur de Bourbon et par son enhortement.