‹ Chronique de Michel le SyrienChapitre 157 sur 286 · LIVRE VI. CHAP · texte numérisé non relu

LIVRE VI. CHAP

Néron remporta le prix en joiianl de la cithare, à Rome *.

La CCXI® olympiade^ ne lut pas célébrée à Rome à son temps, parce que Néron était empêché ; elle lut remise à l’année suivante. Eu cette olympiade, Néron lut couronné ayant vaincu les kéjouzè^, les tragédiens et les cytharistes, et aussi dans l’attelage des poulains, et dans l altelage complet de dix poulains *.

A celte époque* llorissaient les philosophes profanes Musonlus® et Plutarchus.

Néron expulsa le philosophe Cornutus

Livres (juc /'Jiÿ/ise reçoit : Les cinq livres de Moïse; — le livre de .lob; — celui de Josué fils de Noun; — le livre des Juges ; — les quatre des Rois ; — les deux livres des Chroniques; — celui de Ruth, — de Judith, — d Esdras, — d’Esther, — de Tobie ; — les trois livres des Macchabées ; — les Psaumes de David; — les cinq livres de Salomon;

— Jérémie; — Ézéchlel ; — Daniel ; — Osée; — Joël; — Amos ; — yVbdias; — Jonas; — Mlchée; — Nahum; — llabacuc; — Zacharie; — Aggéc; — Sophonie ; — Malachie ; — Isaïe ; — Bar-Asira ;

— les quatre adorables Évangiles; — les Actes des Apôtres ; — les deux Epitres de Pierre ; — les quatorze de Paul ; — les trois de Jean; — celle de Jacques; — celle de Jude ; — et les deux de Clément. — Les Apôtres ont prescrit de re-

où il lut avec Paul, et termina là son histoire .

Nous avons dit ces choses pour montrer que le martyre de Paul ne fut pas accompli lorsqu’il alla à Rome | la première fois . 11 semble que Néron ne fut pas très hostile aux disciples dès le commencement, puisque Paul lui échappa la première fois’*. — Ensuite, sous le règne du roi Agrippa, en ayant appelé à César, Paul fut envoyé enchaîné à Rome.

Les Juifs, voyant qu’il leur échappait, se ruèrent sur Jacques'*, le frère de Notre - Seigneur, et lui dirent : « Renie la fol en Jésus, devant tout le peuple. » Mais lui confessa que Jésus était le Fils de Dieu. Ils ne purent rien lui faire, parce que tout le monde le regardait comme un homme juste, à cause de ses œuvres. En eflet. Il avait été élu dès le sein de sa mère; il n’avait jamais bu de vin ni de liqueur fermentée; il n’avait jamais mangé rien d'animé; le rasoir n’avait pas passé sur sa tête ; il n’avait point été oint d huile, et n’usait point des bains ; il ne se vêtait point de laine, maisde lin ; ilentraitseul dansie Temple, et on le trouvait continuellement à genoux, demandant pardon pour tout le peuple, au point que ses genoux étaient devenus durs comme ceux d’un chameau.

Festus étant mort, et les Juifs étant demeurés sans chef^ ils trouvèrent l’occasion d’accomplir leur malice. Ils s’assemblèrent et dirent h saint Mar Jacques :

« Nous savons que tu es un homme

1. H, a. 2077, 2079 ; Arm, 2076, 2079. — 2, Ms. : CCLI». — 3. Lire ; ho;i= = xripv?iv. — ï. H. a. 2082; Arm. 2081. — 5. H. a. 208ï; Arm. 2081. — 6. JIo'j(î(ovio; ; ms. ; Mùlùsiuos. — 7, H. a. 208i. 8. Cl. Eus,, H. E., II, XXII. — 9. Cl. ihid,^ xxiii.

juste; nous voulons que tu empêches le peuple de se laisser entraîner à la suite de Jésus. » — Les Scribes et les Pharisiens l’ayant placé au sommet du Temple lui dirent ; « On doit ajouter foi h ce que tu dis ; parle-nous de Jésus qui a été crucifié. » Il s’écria et dit : « Que me demandez-vous du Fils de l’homme qui siège dans les deux, à la droite du Tout- Puissant, et qui doit revenir sur les nuées du ciel? » — Le peuple entendit cela, et beaucoup crurent. Les Scribes et les Pharisiens en furent vexés et ils s’écrièrent : « Oh ! oh ! le Juste se trompe. » — [Oîî] Ils montèrent et le précipitèrent de là , et ils se mirent à le lapider. Il priait et disait ; « Père de PUnivers, pardonne-leur, parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ». — L’un d’eux prit le bols d’un foulon, avec lequel il foulait les étoffes, et il frappa le Juste à la tête. Il fut ainsi couronné [du martyre!. — Il est l’auteur de l’Epître catholique. Il y a, à ce sujet, quelque doute parce que les anciens n’en font point mention, non plus que de celle de Jude, ni de la IP de Pierre. Cependant, comme elles sont excellentes et qu’elles confirment la doctrine des Apôtres, elles sont reçues [dans le Canon], — Les Actes, l Evangile et l’Apocalypse attribués <à Pierre, ne sont pas reçus, ni l’Apocalypse de Paul. — Par la vertu de Notre-Seigneur, ce chapitre est aussi fini.

cevoir ces [livres i avec la Révélation de Jean et le livre de la DIdascalie. — Ceux enfin qui ont été composés postérieurement aux Apôtres par les Illustres docteurs éprouvés, et qui découlent de la source suave des doctrines apostoliques.

— Ce [cha/)itre'\ est aussi fini.

CHAPITRE IL — Du marti/re' des Apôtres, de La ruine de Jérusalem et de la

destruction totale des Juifs.

A cette époque, le Sénat prit la détermination de donner à Néron, par an, 10.000.000^ pour sa nourriture.

(]elui-ci, en plus de toutes ses insanités, excita contre les chrétiens la première persécution dans laquelle Pierre et Paul furent couronnés [du martyre] à Rome\ et rendirent témoignage.

En la 13® année de Néron les Juifs se révoltèrent. C’est pourquoi Néron envoya Vespasien et Titus, son fils. En cette année, le l®® de haziran (juin), Titus s’empara de la ville de Yotapat; parce qu’il avait entendu dire que là se trouvait l’écrivain Josèphe, fils du prêtre Matthai, qui était général des Juifs. Il a été pris pourCaïphc, parce que plusieurs ont été trompés par l’identité du nom, car Caï[)he s’appelait aussi Josèphe. Ce Josèphe, qui était général des Juifs, étant sur le point de mourir dans le combat avec les Romains, prédit à Vespasien la

1. Litt. ; du couromienieiit — 2, E. ;i. 2083; le nom de la monnaie n’esl pas exprimé. — 3. H. a. 208'i; Arm, 2083.

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