‹ Chronique de Michel le SyrienChapitre 161 sur 286 · Lire : bo ©w (Eus · texte numérisé non relu

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IGC)

sures de leurs pieds et la peau qu’ils arrachaient des boucliers ; ils recueillaient les graines des vieilles herbes et en vendaient un poids minime pour quatre drachmes ' ,

Je dois montrer l’œuvre de la perturbation. Une femme, parmi les gens qui habitaient au-delà du Jourdain, et qui s’appelait Mariam, fille de Lazare, du village de Hazor, s’était enfuie avec la fouleà Jérusalem. Son mari fut tué, son bien volé, et la famine s’afTffi'üva. Elle méprisa la nature. Elle s’empara de son petit enfant qui suçait le lait en disant : (t Pauvre enfant, pour qui te garderaisje dans la famine et la guerre? [lOl] Et si nous vivons : ce sera la servitude des Romains. Viens donc, sols ma nourriture, la risée des factieux, l’objet du discours de tout le monde. » Et l’ayant misa mort, elle le fit rôtir et en mangrea la moitié. Aussitôt accoururent les factieux, attirés par l’odeur, et ils menaçaient de la tuer. Elle leur dit ; « Je vous al réservé une bonne part. » Et elle leur découvrit et leur montra son fds. Aussitôt la terreur s’empara d’eux. Mais elle leur dit : « C’est mon fils blen-aimé.

Prenez, mangez, puisque j’en ai mangé moi-même. Ne soyez pas plus lâches qu’une femme ni plus tendres qu’une mère* *. »

Dieu supporta les Juifs pendant quarante ans après la crucifixion, et ils ne

Epîtres au sujet desquelles il y a désaccord, et aussi l’histoire du jeune homme, sont de Jean le prêtre L Irénée rappelle ces choses et dit que ce Jean fut le compagnon de Polycarpe, [qu’il est différentj de l’apôtre Jean, et qu’il habitait à Iliérapolis.

Papias a composé cinq Traités sur l’Interprétation des Paroles de Notre- Seigneur *. Il parle de Justus surnommé^ Rar Sêlat, qui est Joseph [appelé Barsabas. — Il dit que Marc, l’interprète de Pierre, écrivit de mémoire, ayant l’unique souci]* de ne rien omettre ou falsifier de ce'qu’il avait entendu.

Papias cite le témoignage des Epîtres de Jean et de Pierre. [toi] Il écrivit aussi sur la femme qui était accusée de nombreux péchés du temps où Notre- Seigneur était sur la terre’.

Pierre et Philippe avaient des fils et des filles. Philippe donna sa fille à un homme, comme l’atteste Clément. Polycarpe, évêque d’Ephèse, écrivit aussi à Victor, évêque de Rome : « Philippe, l’un des Douze, est mort à HIérapolIs d’Asie. Deux de ses filles ont vieilli dans la virginité, et une autre qui vivait selon l’Esprlt-Saint a rendu le dernier soupir à Ephèse. » — Il dit aussi de Jean qu’il mourut à Ephèse *.

Luc, dans les Actes*, dit des filles de cet autre Philippe, le disciple, qu’en ce temps-là, elles étaient à Césarée de

1. ’ ATTty.5)v TETTaptriv. — 2. Ces trois lignes sont à lire ainsi d’après la trad. syr. d’Eusèbe : hoi ...ItN) ..powt U • tvXsl H ilàl O • aocs [ta.o*. oui 1*^

.3. Cf. Eus., //. /i., III, xxxix. — 4. Aoyiojv Kuptaxûv ’EÇrjyi^deio;. — 5. Lire : u;.ot|. — 6. Nous suppléons la lacune d’ajirès la version syr. d’Eusèbe ; III, xxxix : U »,v)

• • oiv looi ^*1 — 7. JoH., vui, 1-11. — 8. Cf. II. /i., III, XXXI. — 9. Act. Ap., xxt, 9.

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