‹ Chronique de Michel le SyrienChapitre 50 sur 286 · LIVRE II. GHAP. I · texte numérisé non relu

LIVRE II. GHAP. I

des années. On affirme qu’ils entrèrent le 17 de yar, et qu’ils sortirent le 27 du même mois l’année suivante. Les fils de Noé qui sortirent avec lui de l’arche étaient trois : Sem, Gham et Japhet. Or, Sem était âgé de 98 ans quand eut lieu le Déluge, et quand ils sortirent de l’arche, il avait 100 ans. Ensuite, il engendra. Alors, Noé partagea la terre à ses enfants, et porta des malédictions contre celui qui transgresserait les limites de son frère. Le partage fut ainsi fait. Sem eut pour sa part la Perse, la Bactriane, jusqu’à l’Inde et jusqu’à Rinocoroura; Gham eut pour sa part depuis Rinocoroura jusqu’à Gadiron ; Japhet eut la région septentrionale, depuis la Médie jusqu’à Gadiron.

Les tribus I^descendantJ de Japhet furent au nombre de quinze ; elles ont en partage le fleuve du Tigre qui sépare la Médie de la Perse. Les tribus de Sem furent au nombre de vingt-cinq ; elles habitent l’orient, et ont en partage le fleuve de l’Euphrate qui divise leur contrée. Les tribus des enfants de Gham sont au nombre de trente-deux ; ils ont en partage le Gihon, qui est le fleuve du Nil, qui arrose leur pays.

Descendants de Japhet : Macédoniens, Arméniens, Mèdes, Grecs, Latins, Romains, Ibériens.

pose aussi qu’en sortant de l’arche, ils vinrent h pied à Babel et y bâtirent une ville*. — Je pense que l’accord de ces histoires du Déluge avec celle des Grecs est manifeste pour tout le monde. Si à la vérité les chroniqueurs chaldéens appellent Noé d'un autre nom que les Grecs, car ils le nomment Xisostros au lieu de Noachus, il ne faut pas s’en étonner. Ils ont aussi mis d'autres dieux h la place de Dieu, et un [autre] oiseau h la place de

la colombe. Abvdenus a écrit tout cela

au sujet de l’histoire chaldéenne du déluge*.

Il faut comprendre clairement que le péché s’était multiplié et que les hommes pratiquaient l’impiété de beaucoup de

que le sacerdoce, puis, successivement, les choses qui se rattachent à cet ordre Le sacerdoce est donc une fonction sainte, qui, par sa science parfaite et par l accompllsscment des choses qui sont en son pouvoir, imprègne ’ ceux qui ont été diffnes de l’exercer saintement, et les forme à sa ressemblance par son union avec eux et par la perfection de leur cohésion comme le fer [est transformé] dans le feu. Le Théologien, dans son Discours définit le sacerdoce : « la sainte administration des âmes », et « l’intermédiaire de Dieu et des hommes », et le prêtre ; « le procurateur des âmes et le médiateur de Dieu et des hommes ». A l’ordre sacerdotal convient

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