LIVRE IL CHAP. II
et lui érigèrent une statue : de là commença l’adoration des idoles. Il bâtit une ville et l’appela Ilara* du nom de son fils Harôn. L’évangéliste Luc mentionne le nom de Cainan\ Arphaxad vécut, selon le grec, 465 ans, et, selon le syriaque, 438 ans. — Cainan engendra [Salé], à l’âge de 139ans, et selon le samaritain, à l’âge de 39 ans. — Salé engendra Héber à l’âge de 130 ans d’après les trois livres, et vécut 460 ans ; d’après le syriaque, il engendra à 30 ans et mourut à 433 ans. — Héber engendra â l'âge de 134 ans. Annianus dit qu’il engendra Phaleg à l’âge de 133 ans, et ensuite Jectan; mais, d’après le syriaque, ce fut à l’âge de 34 ans. Il vécut343 ans. Dans le syriaque il est écrit qu’il vécut 464 ans; et il y en a (jui disent que les Hébreux tirent de lui leur nom.
En l’an 120 de Phaleg, la terre fut partagée pour la seconde fois par les enfants de Sem et les autres fils de Noé. — Aux enfants de Sem échut en partage toute la région qui forme le milieu de la terre habitable, depuis la frontière de l’Egypte,
prononça une malédiction pour cmpôclier chacun de chantrer scs limites. Tel fut
le motif du premier partage. — Ensuite, les Iiommes se multiplièrent et oublièrent les préceptes; ils franchirent les premières limites, par des combats, et ils firent un second partage du temps de Phaleg. "6 Mais, de même qu’ils n’avalent point respecté le premier partage en trois parties, ni la malédiction du juste Noé, ils n’observèrent pas non plus les limites fixées pour la seconde fols.
[Exlroil] du 1°' Livre des Antiquités^ : Un homme orcueilleux, Naborod*. petit-fils de Chain, fils de Noé, persuadait aux hommes de ne pas attribuer à Dieu la cause de leur félicité et de leur prospérité. Une grande partie du peuple
nlstère entre les créatures et le Créateur, exercé par des créatures. L’homme ne se le donne point à lul-mème ; mais celui-là seulle possède qui estappelé par Dieu, à la manière d’Aaron \
Si, en effet, [8]® le panetier d’un roi terrestre ne peut de lui-même et sans la permission du roi entreprendre de servir à sa table, à combien plus forte raison ne peut-on servir h la table de vie sans la vocation divine.
Oit commenec et d’oii vient le sacerdoce? De l'orlctlne de la création; car en même temps que les puissances célestes furent créées, elles furent investies du sacerdoce. Chez nous autres hommes, il a eu son commencement avec le premier Adam; celui-ci, en effet, ayant