‹ Chronique de Michel le SyrienChapitre 54 sur 286 · LIVRE II. CHAP. III · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAP. III

Thrace, l’IIellade el les pays qui sont au nord et à l’ouest de ceux-ci ; la contrée des Grecs, des Romains, des Sarmates, des Slaves, des Kourgahc; à l’occident : le pays des Gaulois, l'Espagne et tous les autres qui se trouvent sur les confins de l’occident jusqu’à Gadira.

CHAPITRE III. — Au début de la vie de Ragau les hommes commencèrent à bâtir Babel et laTour, dans la contrée de SennaarL « Bâtissons-nous une forteresse et une tour, dirent-ils, et faisons-nous un nom, avant de nous disperser et de nous en aller chacun dans son héritage’. » Le géant Nimrod, fils de Kous, nourrissait de sa chasse les constructeurs. Le temps de la construction se prolongea quarante ans. Ils foulèrent aux pieds la loi, méprisèrent le commandement et n’observèrent pas le partage du juste Noé ; ils divisèrent la terre, et ils s’entendirent pour chercher le moyen d’échapper à la colère de Dieu après avoir transgressé ses préceptes. « C’est pourquoi, dit l’Ecriture ^ Dieu descendit et divisa leur langage. « La langue unique fut partagée en soixante-douze langues, et la terre de Sennaarfut appelée Babel, parce que là fut la confusion. Héber, ce grand

une môme langue, ils se mirent à bâtir une tour très haute, de manière à pouvoir s’élever par elle jusqu’au ciel. Mais Dieu envoya un vent violent (pii renversa la tour; et il donna à chacun une langue particulière : c'cst pourquoi il advint que cette ville fut appelée Bal>el.

Polyhistor écrit qii’après le Déluge Evékolos* régna sur les Chaldéens pendant 40 nèrcs, et eut pour successeur son fds, Komasbélos ® pendant 4 nères.

— Depuis le Déluge jusqu’à l’époque oii les Mèdcs s’emparèrent de Babylone, Rolyhistor compte 8G rois, dont il indique les noms'’.

Nemrod ceignit la couronne royale, dix ans après le second partage. Il fut le premier roi après le Déluge.

de la main môme de Dieu l’ordination du sacerdoce saint. De lui, il s’est propagé dans toutes les générations, chez tout descendant de sa race qui adhérait parla foi h ce mystère ; c’est ainsi que l’hostie du sacrifice d’Abel fut acceptée, dans sa droiture, et fut arrréable au Seigneur, comme il est écrit’. Quand le maudit Caïn eut commis un meurtre par jalousie alors même* la miséricorde infinie de Dieu n’enleva pas ce don, parce que tous ses bienfaits sont entièrement irrévocables. C'estpourquoi, dans toutes les générations et de tout temps, quiconque posséda la foi, ne fut pas privé de ce don. Le livre sacerdotal atteste cela quand il représente Enos et Ilénoch j lO] comme ayant été agréables à Dieu, et le juste

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