‹ Chronique de Michel le SyrienChapitre 55 sur 286 · Ms. : ;.viÆo pour — 2. Cf. Gcn., xi, 4. — 3. Ihid · texte numérisé non relu

Ms. : ;.viÆo pour — 2. Cf. Gcn., xi, 4. — 3. Ihid

4. EOrf/oio; (Sync., 147, 17). — 5. XoiAaCTêViXo?, — 6. Eus., I, col. 2.4. 7. 6’e/i., IV, .4. — 8. Lire : US! {?).

vieillard, n’était point d’accord avec eux pour le partage ; mais il leur disait d’observer le précepte de Noé [10] et de ne pas encourir la malédiction; il ne consentit pas non plus à bâtir la Tour avec eux. A cause de cela, la langue primitive et paternelle lui fut conservée. Il appela cette terre Babel. Dans notre langue araniéenne le nom de Babel s’explique convenablement comme désignant la confusion. Saint Mar Ephrem, le grand Basile, et d’autres anciens docteurs donnent ce sens. Jacques appelé d’Edesse et Jean de Litarba, qui citent d’anciens chroniqueurs, disent : « La langue hébraïque est la langue primitive, qui fut conservée à Héber, et c’est de là que les Hébreux tirent leur nom »; mais d’autres disent : « Gomme Abraham passa le fleuve de l’Euphrate pour entrer dans la terre de promission, qu'il passa en combattant parmi les armées, qu’il passa des usages païens de ses pères à la foi en Dieu, créateur de l’Univers : à cause de tout cela, disent-ils, il fut appelé 'e/;/’a?/a (passager). » Pour nous, nous disons que toutes ces choses sont vraies : la langue primitive est la langue araméenne de laquelle provient ’ehraya' .

En l’an 101 de Ragaii, le premier roi des Egyptiens, Panoiiphis (?), commença à régner, pendant 68 ans. Ce fut la première dynastie de ]\IiçriiU, qui est ainsi appelée du nom de âleçraim, leur ancêtre.

Nemrod bâtit trois villes : Aralc, Or et Kala, c est-à-dire : Edesse, Nisibe et Séleucle L

(Juand les peuples s'éloignèrent de Babel, les Chananéens sc donnèrent un chef qu’ils appelèrent Canaan, du nom de leur ancêtre Canaan. Les enfants de Canaan ayant vu (pie la contrée de la Palestine et du Liban était très bonne, s’y fixèrent et ne voulurent point s’en aller dans leur héritage, à l'occident de la merd Egypte. Ils encoururent la malédiction de nouveau. En cet endroit s’ac-

Noé comme honorant* Dieu, lui qui, à cause de sa foi en Dieu, ne s associa et n’adhéra point à l’iniipiité des impies : c’est pourcpioi, il fut choisi comme l'instrunient du grand mystère de la rénovation ; en lui furent conservés le rejeton de la race humaine et les épaves delà destruction par le Déluge. Après avoir ainsi échappé miraculeusement par la vertu divine, il fut digne de devenir prêtre. En effet, aussitôt après être sorti kle l'archel, il bâtit un autel au Seigneur et offrit un sacrifice des aniinaux purs, de sorte rpie le sacrement du sacerdoce saint lui fut donné, comme au juste Abel ; mais ce qu’écrit [de lui] l’esprit prophéticpie est encore plus surprenant, [;i savoir : que] a le Seigneur respira comme

1 Voir le passage parallèle dans BH., Cliron. syr., p. 9. — La Chronique de Bar-Hébréus étant extraite pour ainsi dire textuellement de Michel dans cette première partie, nous n'y renverrons que pour les passages qui offrent des variantes importantes.

2. Nom syriaque de l’Égypte. — 3. Cf. ci-dessous, p. 2G, n. 1 (Ephke.mî Cowm. in (len. x, 10).

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