‹ Chronique de Michel le SyrienChapitre 56 sur 286 · LIVRE II. GIIAP. III · texte numérisé non relu

LIVRE II. GIIAP. III

Phaleg', à l’Age de 130 ans, engendra Ragau (d’après le syriaque, à l’âge de 30 ans) et vécut 343 ans (d’après le syriaque 239 ans).

Depuis le Déluge jusqu’à la Division des langues, il y a en tout 060 ans*; depuis Adam jusqu’à la Division \ d’après les Septante, 2906 ans; d’après la PesiUa 2757 ans*.

Ragau engendra Saroug à l’âge de 132 ans, d'après le syriaque à l’âge de 52 ans; il vécut 339 ans, et d’après le syriacpie 239.

En l’année 74 de Ragau finit le troisième millénaire, d'après les Septante.

La Tour fut bâtie en l’an 70 de Ragau; elle fut achevée quarante ans après ; et les hommes furent dispersés sur la surface de la terre. Ils multiplièrent les combats et les luttes : ceux qui étaient vainqueurs élevaient des signes de victoire, et ensuite ils adoraient ces statues : ainsi se multiplia l’adoration des idoles. La Tour tomba en l'an 110 de Ragau.

Nemrod, le premier qui régna à Babylone, fut créé prince en l’an 40 de Ragau. Quand Dieu envoya le vent qui renversa et fit tomber la Tour, Nemrod mourut dans la Tour. Le total des années du règne de Nemrod est de 69 ans d’aj)rès la

compüt sur eux la malédiction du juste Noc. '

Du temps de Saroug, les hommes fabricpièrciit des images cpi ds adorèrent, excités par les esprits mauvais et les démons impurs.

A cette epoque régnait en Egypte [10' le 2' roi, Eupipapliios ; celui-ci le premier construisit et lança un navire sur la mer. 11 ré<xna 46 ans et mourut.

A la même époque, un Egyptien nommé Sànôs, combattit avec les Kousites; il fut surnommé Ethiopos, c’est-à-dire Kousite ; il fut le 3° prince et régna 60 ans. Cet Ethiopos ou Kousite et les Libyens engagèrent la guerre avec Saba et le tuèrent; sa fille lui succéda; elle est aussi appelée Saba du nom de son

un parfum agréable, le parfum de lOfirande de Noé®. » N’est-il pas facile, pour ([uiconque a la foi, de comprendie (jue le Seigneur ne se complaisait pas seulement dans ces sacrifices parce qu’ils figuraient alors d’une manière obscure et voilée les sacrifices symboli([ues de la loi ancienne, mais aussi parce qu'ils étaient la finure® des sacrifices nouveaux et ma-

nifestes.

Ainsi donc, de même que Noé avait été jugé digne d’être le rénovateur du monde, parce (pi’il avait plu à Dieu, il fut aussi orné du don du sacerdoce, et par lii, il fut lima <je figurative des divin s m vstères, de la future grande victime propitiatifire de rUnivers.

[H] Il convient de faire savoir potir-

1. Ms. : lléber. — 2. Ms. ; GOO. (^oo pour >^ao.) — 3. Ms. ; jusqu’au Déluge. — ^i. Lire : 29JG et 1716. Coiup. le ch. vu et voir les restitutions dans l’Introduction.

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