LIVRE II. CHAR. IV
CHAPITRE IV. — Saroiig, à l’âge de 130 ans, engendra Naclior, d’après les trois chroniqueurs. — Le te.xte hébreu, d’oii provient notre Pe.sitta, diminue 100 ans à chacun [des patriarches^ à partir du Déluge, — Saroiig vécut 330 ans. De son temps l’art de lahriquer les monnaies et de travailler l’or fut inventé par ( )phir.
( )uarante-trois ans après qu’eut cessé l’empire de Nemrod, un roi appelé Oamhiros régna à Rabylone, du temps de Saroug; il bâtitla grande ville de Suse. Ensuite, en l’an 50 de Saroug, tous les peuples commencèrent à se fabriquer des instruments de combat, à faire des captifs, à vendre des esclaves et des servantes.
A cette époqueljamhiros et les Chaldéens firent la guerre aux Qalatou ', comme Récrit Damaris. Zamardos dit ; « En l’an 70 de Saroug le Chaldéen, il y eut une giu'rre A2] entre Qalalou et les Chaldéens, |)our la possession de la terre, tandis <|ue régnait Qaml)îros. Les Chaldéens fur<‘nt vainqueurs; ils firent partir les (^alatou d’auprès d'eux et les confinèrent dans les montagnes qui sont au milieu de leur territoire. — Saroug enseigna à Nachor la religion chaldéenne, la magie, et l astrologie, comme le rappelle Asaph, dans son livre, lorsqu’il expose les généalogies. — Après Qamhiros, qui régna 85 ans, le troisième roi de Babylone fut Samîros, pendant 72 ans; il commença à régner en l'an 100 de Saroug.
les fin es, d’après l’hisloii e vériditpie qui leur est consacrée dans les livres anciens, et de nombreux iénioi<>na<'es. Dans les
liuerres contre la urandc ville d llion, qui fut détruite, on parle aussi longuement de ces femmes Amazones, qui habitaient dans la région sej)Lentrionale, Mais, comme aujourd hui on n’entend plus parler d'elles parmi les hommes, et que personne ne les a vues ou n’a entendu parler d’elles, ni dans la région septentrionale, ni en d'autres lieux, il me semble, il moi misérable, que toutes ccs femmes ont dû périr dans la guerre contre la grande ville d’Ilion. On doit penser cela pour deux motifs : d’abord, parce que depuis ce moment on n’a plus
rir pour les pécheurs, chaque pécheur devait mourir et porter le poids de sa propre faute. Et 1Î2 de plus, les sacrifices d'animaux , sous la Loi, n’étalent pas olferls pour les péchés mortels, de manière ii délivrer de la mort ceux qui les faisaient, mais bien pour toute sorte de défauts [naturels ou volontaires*]. Ils ne purent jamais rendre parfaite la conscience de leurs auteurs; s’ils avalent été parfaits, peut-être auraicnt-ils fait cesser leurs oblations, leur conscience ne les troublant plus par le remords des fautes, une fois effacées*. Les hommes devant mourir, et les prêtres de la Loi ne pouvant les racheter, ni les sacrifices d’animaux les délivrer, il était nécessaire que