de* Séleucidee ; cf. t. II, p. 482, t. III, p
INTRODUCTION
Il n'y a aucun doute que ces trois morceaux soient l’œuvre de Michel ; il est aussi très probablement l’auteur des trois derniers, savoir :
4® Une liste des évêques jacobites des principaux sièges.
5® Un abrégé de l’histoire d’Arménie.
6® Une courte notice sur les patriarches des Nestoriens, depuis Acace (484) jusqu’à Jean V (1000).
Le dessein de Michel était de présenter d’une manière continue « la succession du Sacerdoce » et la « succession des Empires temporels » depuis l’origine du monde jusqu’à son époque. L’ouvrage devait donc être divisé en deux parties. L'auteur, influencé peut-être par Jacques d’Edesse, voulait apporter une grande précision dans son travail. D’autre part, à l’exemple d’Eusèbe, dont il reproduit tout le Canon chronologique, il essayait de placer les événements en face des dates correspondantes. Mais les développements qu’il donnait aux faits ne permettaient pas d’observer rigoureusement la méthode d'Eusèbe. Au lieu d’écrire ses notices dans deux colonnes parallèles, à droite et à gauche du canon’, il a dû placer celui-ci au bas des pages. En outre, comme les récits de l’histoire profane et ceux de l’histoire religieuse se rapportant à une même section du Canon se trouvent être souvent d’inégale étendue, il a fallu recourir à une disposition très irrégulière du texte. En principe, celui-ci est disposé sur trois colonnes. La colonne supérieure (celle de droite) est attribuée, comme la plus honorable, à la succession sacerdotale, celle du milieu à la succession des empires, et la colonne inférieure (de gauche) à des faits divers ’. Mais il arrive qu'un récit plus bref se termine dans une colonne bien avant la fin du chapitre ; alors le texte continue sur deux colonnes, parfois même dans toute la largeur de la page. L’auteur a dû tenter de remédier à ces inégalités, soit en proportionnant la largeur des colonnes à l’étendue du texte*, soit en espaçant les mots ou en variant la grosseur de l’écriture". Cette disposition si compliquée, et sans avantage réel au point de vue historique, a été abandonnée par le traducteur arabe; je n’ai pu la suivre que bien imparfaitement dans l’impression de ma propre traduction.
§ II. — Sources de la Chronique.
La valeur documentaire d'une Chronique dépend de l’autorité de ses sources et de la fidélité avec laquelle l’auteur les a utilisées.
1. Cf. le titre courant de l’Appendice 1" (t. III, p. 427, n. 2). — 2. Il l’a fait exceptionnellement. Voir la p. 21 du texte. — 3. Gomp. le passage cité plus loin, p. xli. — 4. Aux p. 71-78, par exemple, l’une d’elles se trouve réduite à une seule ligne verticale. — 5. Comp. pages 33, 40, 79, etc., du texte.
INTRODUCTION
Les sources de Michel étaient indiquées, d’une façon incomplète, dans la Préface aujourd'hui perdue'. Des notes disséminées par tout l’ouvrage répètent et complètent les indications de la Préface. Nous allons résumer et commenter ici ces notes, dans un bref exposé systématique, en insistant surtout sur les sources syriaques inédites. Les références mises au bas des pages de notre traduction, presque à chaque paragraphe, nous dispensent d’entrer dans de plus longs détails.
Le tableau suivant permettra de saisir d’un coup d’œil l’ensemble des sources de Michel et la manière dont elles se superposent.
Socrate | | Ctrü3
Tiiêohoret Zacharie le Rh. de Batka
Drht3 de Tell Maure
Ba3Ile d'Édesse
Jbae d^Vste
Jacqües d’Edbsse
Jeae de Litarba
Ignace de Mélitène
Iavannis DE Kaisogm, Dents bar Çalibi
I Michel
Pour les six premiers livres de la Chronique, c’est-à-dire depuis l’origine jusqu’à Constantin, la principale source de Michel est Eusèbe de Césarée.
Histoire ecclésiastique était connue des Syriens par une très ancienne version, qui est conservée presque intacte*. Le Chronicon avait aussi été traduit an vil* siècle par .Jacques d’Edesse^ mais cette traduction ne nous est pas parve nue. Les auteurs anciens dont le nom est cité au cours du récit, tels que Abydenus, Polyhistor, Flavius Josèphe*, etc. sont venus à la connaissance de Michel
1. L’abrégé arménien a résumé cette préface. — 2. Dans des mss. du v' et vi' siècle. Editée en 1897 par P. Bedjan, et en 1898, avec plus de critique, par Norman Mac Lean ; cf. Rubens Dutal, La littérature syriaque, 3' éd., p. 188. — 3. Détail jusqu'ici inconnu, qui nous a été révélé par Michel ; cf. t. I, p. 255. — 4. Pour celui-ci, j’excepte les passages cités t, I, p. 5, 6, 8. Ils ne se lisent pas dans Eusèbe. Mais je ne crois pas que l’auteur les ait tirés directement des œuvres de Josèphe.