‹ Chronique de Ramon MuntanerChapitre 114 sur 165 · CHRONIQUE (Ii · texte numérisé non relu

CHRONIQUE (Ii

A ces mots , le roi d’Arragon se leva , le baisa plus de dix Ibis , et lui dit : « Mon neveu , je n’at- » tendais pas moins de vous , et je suis bien satis- » fait; je vous sais bon gré de vos offres , et je » suis certain que vous le ferez comme vous le J) dites. »

Après cet entretien, ils se quittèrent et prirent congé l’un de l’autre aussi affectueusement que père et fils peuvent le faire. Le roi de Castille retourna dans son royaume, et le roi d’Arragon en fit autant. Il ne voulut rien entreprendre avant d’avoir reçu les réponses du pape etdu roi de France. Laissons là le roi d’Arragon , etparlons du roi de France, du roi Charles et du cardinal.

Page 1