CHAPITRE CXXXIL
Gimment le roi de France et sei gens furent bien mécontents quand ils apprirent qu’ils avaient perdu vingt-cinq galères ; et comment le roi se courrouça contre le cardinal de ce qu’il avait ourdi et prépare cette guerre.
Le roi de France et le cardinal , ayant appris ces nouvelles , se tinrent pour nnorts. « Quels sont ces >) démons , dit le cardinal , qui nous causent tant de » désastres? — Cardinal, répondit le roi, ce sont » les gens les plus loyaux envers leur seigneur; » vous leur couperiez la tête avant de les faire con- » sentir que le roi d’Arragon, leur maître, perdît )) son royaume, et vous verrez et par terre et par n^er » un grand nombre de ces coups d’éclat; et je vous » dis que vous et nous avons fait une folle entreprise. » C’est vous quiètes en partie la cause de tout ceci; » car c’est vous qui avez ourdi et préparé cette » guerre, de concert avec notre oncle le roi Charles. M Leur bravoure et leurs hauts faits l’ont fait mou- /> rir de désespoir. Dieu veuille nous préserver du » même sort 1 »
Le cardinal voyant bien que le roi lui disait vrai, ne sut que répondre , et ils gardèrent le silence l’un et l’autre.
Pensez quelle futla crainte de l’amiral du roi de France, quand.il apprit ces tristes nouvelles. Il voulut , comme les cinquante galères allaient de Saint-Félin à Roses, y aller lui-même
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et amener quâlre-vingt-cinq galères; il décida qu’il en resterait cependant vingt-cinq à Roses, et cela eut lieu ainsi par la suite. L’amiral En Roger de Luria devait donc avoir à combattre avec un nombre plus grand que le roi d’Arragon , En R. Marquet et En B. Mallol ne lepensaient. Je laisse encore là l’amiral du roi de France, pour parler de En R. Marquet et de En B. Mallol, et de leurs bonnes manœuvres par mer.