CHAPITRE CXXXVII
Comment l’amiral ainsi que En R. Marquet et En B. Mallol retournèrent à Rotes ; et de la grande joie qu’èprouvèrent les gens de Oistellon , mais qu’ils n’osèrent point faire paraître , par la raison que les deux infants du roi de Majorque se trouvaient alors à Paris.
Aussitôt l’amiral avec En Raymond Marquet et En Béranger Mallol retournèrent à Roses avec toutes les galères armées , pensant bien que le roi de France ne pourrait continuer le siège , et qu’il
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serait à propos qu’il se rendît avec tous les gens de mer au col de Panicas, pour avoir part au butin et aux prisonniers. Ainsi qu’il le pensa il l’exécuta ; il alla à Roses et de là sur les hauteurs de Castellon.
Ne me demandez point si les gens de Castellon et de toute la contrée furent satisfaits ; car la joie était au comble à Péralade et à Rosello; mais les habitants n’osaient la faire paraître, parce que le roi de France avait alors à Paris deux fils du roi de Majorque; savoir, l’infant En Jacques, qui était l’aîné, et l’infant En Sanche, qui venait après lui. Voilà pourquoi le roi de Majorque et ses sujets n’osaient se livrer à la joie qu’ils ressentaient, en voyant l’honneur que Dieu accordait au roi d’Arragon.
Je ne vous parlerai point en ce moment de l’amiral , qui se disposait à se rendre au col de Panicas, par où ü savait que le roi de France devait se retirer avec ses troupes, et je vais revenir au roi d’Arragon. 11 est certain, toutefois, qu’il envoya en Sicile un vaisseau armé pour faire savoir tout ce qui lui était arrivé , ainsi que la situation où se trouvaient le roi d’Arragon et le roi de France.
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DE RA.MON MUM TARER