L.-J.-C. FlSET
Le 2H*emier seigneur de Eimouski, Eené Lepage, de Ste. Claire, mourut le 4 d'août 1718, après vingt-deux ans de séjour dans son nouveau domaine, à l'âge de cinquante-neuf ans. (1)
(1) " L'an mil sept cent dix-huit, le quatrième jour du mois d'août, j'ay moy frère Michel Brûlé, récollet-missionnaire des sauvages de Miramichy, passant par la paroisse de St.-Germain de Rimouski et n'ayant trouvé aucun missionnaire, certifie et déclare que Tannée et jour cy dessus est décédé René Lepage de Ste. Claire, seigneur de Rimousky, fils de Germain Lepage et marié à Marie Madeleine Gagnon. Après l'avoir confessé et
Sîi mort fut vivement sentie par les quelques habitants de l'endroit, et causa un deuil général au milieu de la petite colonie ; car elle le regardait comme un père, et ses grandes vertus le faisaient respecter et aimer de tous.
A sa mort, son fils, Pierre Lepago, de St.-Barnabé, âgé de trente et un ans, succéda à son père René et devintsecond seigneur de Eimouski. Ce ne futqu'enl751, sur sa représentation, que la partie qui s'étend de la Rivière Rimouski à la Pointe-au-Père fut ajoutée à la seigneurie de Rimouski.
Il s'était marié en 1716, au Cliâteau-Richer, à Marie De Trépagn^', et avait eu plusieurs enfants. Toutes les •familles Lepage qui habitent aujourd'hui Rimouski descendent de ce second seigneur. (1)
Comme la paroisse de Rimouski, à l'époque où
luy avoir administré le St. Viatique et le sacrement d'extrême onction a esté inliumj avec les cérémonies accoutumés dans l'Eglise de la paroisse St. Germain, proche le marche-pied de Fautel, au milieu de l'Eglise, le mesme jour du dit mois et an. p]n foy de quoy moy soussigné.
(Signé) " F. Michel Brûlé, Eécollet."
(1) Il était l'uïeul du père Charles Lepage, qui lui-même compte parmi ses petits-iils M. J.-C. Taché, représentant très estimé, perdant neuf ans, du comté de Eimouski et aujourd'hui député-ministre de l'agriculture, au gouvernement fédéral du Canada.
nous sommes, doit prendre bientôt un accroissement assez rapide, qu'elle va laisser sous peu d'année le nom de mission pour conserver celui de cure, il est à propos de jeter un coup d'œil sur ses premiers établissements et sur l'origine des familles fondatrices, dont les branches s"'étendent jusqu'à nous.
Depuis l'arrivée du premier habitant, en 1696 jusqu'en 1158, on comptait dans la paroisse de Eimouski les habitations suivantes.
Au sud-ouest de la Rivière, à une derai-lieue de la chapelle environ, se trouvaient la maison de Zacharie Canuel, sur le Brûlé, (1) et celle de Jean-Baptiste Côté (actuellement Nicolas Canuel) : au nord-est sur la rive du fleuve, une vingtaine de maisons dispersées iusqu'au ruis.^eau à la loutre (^Moulin de Ste. Luce).
Une seule habitation, celle de Pierre St.-Laurent, formait le second rang, sur la terre qu'occupe aujourd'hui Chrysante St.-Laurent. Pour tout village, il n'y avait que l'Eglise, le Presbytère, le vieux Manoir, les maisons de Charles, de Germain et de Nicolas Lepage.
Le nombre des paroissiens s'élevait à soixantedouze.
[1] On nomme ainsi cet endroit, parce qu'un grand feu consuma en quelques heures la foret du lieu.
En dehors de ces limites, ce n'était qu'une vaste et obscure forêt.
Pour donner l'origine des anciennes familles, nous devons les classer par ordre chronologique, comme suit :