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sommes réduit de n'avoir eu ancun secours des r'eligieux depuis que Dieu nous a retiré notre pasteur, c'est pourquoi Monscigneur sachant que Dieu nous à fait la grâce de vous choisir pour notre père protecteur de la foy catholique, apostolique et romaine, il vous plaise nous accordé un pasteur telle que vous jugerez à propos pour n'occassionner pas les âmes à s’égarer d'avantage qui ont été sy bien conduites dans par ce jour par les pasteurs du passé. C’est ce que nous espérons avec une grande impatience et espé- ‘ance de Votre Grandeur, Monseigneur, de soutenir la véritable foi dans toute l'étendue de votre diocèse, et sommes toujours Monseigneur, les plus chétifs et
les plus obéissants de Votre Grandeur, Monseigneur, Votre très-humble et Très respectueux serviteur,
(Signé) LEPAGE DE ST.-BARNABÉ.'
St.-Barnabé, ce 27 octobre 1769.
Monseigneur,
Vous voudrez bien me permettre après m'être hu-
milié devant vous pour vous demander votre sainte
bénédiction pour moy et ma petite famille que je me fasse l'honneur de vous informer que j'ay eu l’honneur de recevoir votre lettre le cinq d'octobre, datté du vingt-sept avril, un jour après l’arrivée du père Labrosse, nous avons eu le bonheur de sa visite quy : été courte raport à la saison avancée pour la mission d’en bas, ce quoy nous a causé la plus grande paine, car son arrivé nous à fait grande joye ct son départ grande tristesse, car il serait bien à souhaité pour nous d’avoir toujours la compagnie d’un sy grand homme pour notre salut. Mais puisqu'il est vrai qu'il était presque comme impossible que sa compagnie nous fut davantage. Nous avons toujours recours à Votre Grandeur, Monseigneur, et à sa charité pour les âmes du révérend père Labrosse que sa visite l’été prochain sera plus longue. C’est la grande espérance en laquelle nous vivons et sommes avec tous les res-
pects et soumissicn possible.
De Votre Grandeur, Monseigneur, Le plus humble et le plus obéissant sujet, (Signé) LEPAGE DE ST.-BARNARBÉ.
St.-Barnabé, ce 12 décembre 1771.
Le père Jean-Baptiste De Labrosse, Jésuite, né à Trémouille, en Poitou, arriva en Canada le 24 septembre 1754. (1)
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Le père Labrosse est peut-être le missionnaire qui eut la plus grande étendue de territoir à parcourir. 11 fut plus de seize ans employé à donner successive-
nent des missions à Rimouski (2), dans l’Acadie ct
sur la côte nord, Il mourut à Tadoussac, le 11 avril 1782, à l’âge de { soixante-dix ans, et fut inhumé dans la chapelle du c
lieu par M. Compain; son corps a été depuis transporté à Chicoutimi. Le nom de ce saint religieux est encore en grande vénération parmi les anciens de Rimouski et les sauvages Montagnais de la côte nord.
On le considérait comme un saint.
La tradition fidèlement conservée parmi les sauva-
ges, et les anciens des différents endroits où ce bon
Père a été, rapporte qu’au moment de sa mort, toutes les cloches des églises ou chapelles sonnèrent d’elles-
mêmes ses glas,à une heure avancée de la nuit.
M.J.-C. Taché nous dit, dans ses “ Forestiers et
(1) Clergé Canadien, par l’abbé Tanguay.
(2) Le père Gabriel St-Laurent, âgé de quatre-vingt-dix-sept ans, à été baptisé par le père Labrosse.
Voyageurs,” que c’est le père Labrosse qui à mis la dernière main à cette chrétienté montagnaisc, si pleine de foi et de piété. IL a écrit la plupart des livres religieux qui sont encore en usage chez les Montagnais, à composé un dictionnaire de la langue de ce pouple et traduit dans la même langue des pussages considérables de la Sainte-Ecriture. Le père Labrosse a encore répandu chez ses bons ot chers sauvages l’usaÿe de la lecture et de l'écriture, qui s’est transmis jusqu’à co jour, de génération en génération,
dans toutes les familles de cette tribu.
Voici une petite notice sur la vie du père Labrosse, publiée, en 1864, par les soins de M. le G.-V. Langevin, dans le rapport sur les missions du diocèse de Québec. Cette notice ne manque certainement pas d'intérêt, et nous montre les travaux et les voyages nombreux
du bon Père.
“ Jean-Baptiste de Labrosse, Jésuite, natif de Trémouille, en Poitou, arriva à Québec le 24 septembre 1754, et, après avoir desservi des paroisses, fut envoyé à Tadoussac, où il arriva le 11 juillet 1766. Il continua à en être chargé jusqu’à sa mort, arrivée le 3 avril 1782. Il avait soixante-huit ans, et était dans la com-
pagnie depuis vingt-cinq ans et deux mois; le père