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ment qui pourvnt à sa pompe funèbre d'une manière
généreuso et distinguée; sa mémoire est en vénération parmi tous ceux qui l'ont connu. Pretiosa in conspectu Dei mors sanctorum ejus. Ses écrits sont ce qu'il y a de plus pur et de plus énergique dans la langue Mickmaque ; on doit sans crainte les respecter et les considérer comme ayant été dictés à ce saint prètre par Celui qui est l'auteur de toutes langues et qui veut être honoré d'un culte publie par toutes les nations de l'univers. Heureux les missionnaires qui le prendront pour leur modèle, non seulement dans l'étude d’une langue si difficile, ct si différente de la logique des autres langues, mais encore pour sa piété
et sa ferveur et son zèle infatiguable pour le salut des
âmes.”
Carleton, 23 septembre 1816.
Pointe-au-Père.—Première messe à Rimouski.—Lettre du l'ère Henri Nouvel, Jésuite—Mort d’un Officier de l& flotte Anglaise à la Pointe au-Père.—Phare à la Pointe-ay-Père,
“LH est doux d’errer sur un rivage,
De suivre, le matin, lu lisière des bois,
‘Et d'écouter longtemps la musique sauvage
‘“ Des vagues et des pins qui chantent à la fois :
# De contempler, du bord, le calme et la tourmente, ‘ Et, promeneur perdu dont nul ne se souvient, De voir, sur une mer orageuse ou dormante,
La voile du vaisseau qui part ou qui revient ;
De n’avoir pour amis que les divins poîtes
Qui vous chantent tout bas leurs vers mélodieux, ‘ Et pour enivrements, et pour unique fûte,
Que les songes dorés qui descendent des cieux !
A l'extrémité Est de la paroisse de Rimouski, est située une large pointe de terre qui s’avance dans la mer. Cette pointe est certainement un des plus
beaux sites de Rimouski ; aussi le touriste aime-t-il à
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s’y arrêter pour contempler le cours majestueux du St, Luuront, déroulant à ses yeux toute sa magnifi-
cence, et dans le luintain, allant se confondre avec
l'azur des cieux. C'est à cette pointe que tous les
vaisseaux d'outre-mer arrêtent prendre ou déposer leurs pilotes, afin d'éviter dans leurs courses, les écueils si nombreux qui se rencontrent depuis cet
endroit jusqu'à Québec.
Cette Pointe est connu sous le nom de Pointe-au-
Père, [et non pas Pointe-aux-Pères], [1].
Les Sauvages qui habitaient cette partie du pays, furent bien des années après la découverte du Canada, sans avoir la visite de ces intrépides missionnaires qui, par leur zèle infatigable et leur énergie constante, devaient porter le flambeau de la foi jusque dans la profondeur des bois, et convertir au christianisme ces
enfants de la forêt.
Ce fut en 1663, le 7 décembre, veille de l'Immaculée- Conception, qu'apparut pour la première fois sur ces rivages, l'homme de Dieu, le Père Henri Nouvel,
Jésuite.
(1) Au moment où nous mettons ces notes sous presse, nous apprenons avec plaisir qu'à cet endroit, une Eglise sous le vocable de Ste. Anne, est en voie de consiruction,
Ce courageux missionnaire arrivé à Québoc, le 4
août 1662, [1] hiverna la même année dans les missions de Tadoussac. Il partit de Québec l’année suivante, le 19 novembre pour aller hiverner che: les Papinachois, sur la côte Nord, (2), mais ayant failli périr aux approches de l’Ile-Verte, il y passa dix jours pendant- lesquels il y conférn ies cérémonies du baptème à six enfants de divers âges et fit les autres exercices de la mission, dans une petite chapelle, qu'on avait élevée pour la circonstance. Il se remit en route avec deux français et quelques autres sauvages, et arriva à Rimouski, le 7 décembre, et y célébra, le lendemain, la sainte messe, jour de l'Immaculée.
Conception.
‘# Nous arrivâämes heureusement, dit-il lui-même, du côté du sud, vis-à-vis l'isle de Saint Barnabé ; nous y célébrâmes le lendemain la fète de l’Immaculée
Conception de la Sainte Vierge.”
On a donné, en mémoire de ce premier missionnaire, le nom de Pointe au Père, à l'endroit même où pour la première fois le saint sacrifice de nos autels 4
été célébré par cet homme bénit.
(1) Journal des Jésuites.
(2) Papinachois est situé à trois milles environ, plus à l'Est que Bethsiamits.
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Mes lecteurs, si toutefois leur indulgence va jusquelà, mo permettront de citer la lettre de ce courageux
Jésuite pour connaître l’état de l'Eglise naissante et
les souffrances que durent endurer nos premiers mis-
sionnaires.
Oh! qu’il serait heureux, ce saint prêtre, de revoir aujourd’hui ces florissantes paroisses qui ont remplacé les vastes forêts de jadis! Que son cœur serait rempli de joie et de consolation on contemplant ces magnifiques Eglises qui ont fait place à de pauvres et misérables cabanes! Mais du haut des cieux, jouissant d’un bonheur inaltérable, il n’est pas indifférent, ce saint missionnaire, aux honneurs et aux hommages qu’une population toute chrétienne et toute catholique rend à Diou,
souverain maitre de toutes choses.
Mon KR. PÈRE, Pax Christi, “ Magnificate Dominum mecum, et exaltemus nomen ejus in idipsum."”
« Jo prie V. R. avec tous nos léros ot Frères que j'embrasse in visceribus Jesu Christi, de m'aider à remercier Dieu des grâces que nous avons reçues de sa
bonté, pendant notre hivornement.”