‹ Chronique de Rimouski [microforme] (volume 3)Chapitre 28 sur 71 · partie de ces malheureux enfants, rebelles aux tendres · texte numérisé non relu

partie de ces malheureux enfants, rebelles aux tendres

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sollicitations de Icur zele missionnaire, indifféerents à

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leur foi et presque endurcis dans leurs crimes, Vou-

lant tenter un dernier moyen de les rappeler à leurs

devoirs, il adresse à la paroisse entière la Icttre sui-

vante :

“ Jean Olivier Briand, par la Miséricorde de Dicu

ot la Grâce du Saint-Siége, Evèque de Québec, ete.

el. ete., ete. Aux habitants de Rimouski, Salut ct Béné-

diction en Notre-Seignour Jésus-Christ.

Lorsqu’en 1741, je suis arrivé en Canada, on ne

parlait que de la piété et de la religion des scigneurs

e et des habitants de Rimouski. En effet, il en est sorti

un prêtre distingué par son esprit et par ses vertus,

et plusieurs religieuses ferventes que j'ai connues et

HE conduites. Il y avait encore un certain Hermite dont

on publiait avec édification les mérites. Aussi les

| missionnaires qu'on leur envoyait alors étaient écou-

tés, chéris, respectés, et on ne négligeait rien pour leur

adoucir le séjour d’un endroit séparé du reste des

hommes, et pour les dédommager de l’espèco d’exil

; auquel ils se condamnaient volontairement pour la Gloire de Dieu et le salut des Ames.

La La D LU I “ Tels étaient vos pères, N. C. F. ils craignaicent | €

Dieu, aimaient la Religion et voulaient se sauver.

pnt

er.

étaient là les principes qui les dirigeaient, les sentiments qui les animaient, sentiments sans lesquels il n'y a plus de vrai Christianisme ; et, si l’on n’a encore quelques marques extérieures, l'on n'est plus vraiment chrétien dans l’âme, et l’on est à la veille de ne plus l'être du tout, ni devant Dieu, ni devant les

hommes.

& Oril y a longtemps, M. C. F,, nous vous le disons les larmes aux yeux, il y à longtemps que vous avez perdu ces saints, ces religieux sentiments. Le père Ambroise nous le disait quelque temps avant sa mort ; le père LaBrosse nous l’a répété plusieurs fois, et de toutes les missions dont nous l’avions chargé, la vôtre lui paraissait la plus dérangée, la plus indocile, la plus indifférente pour la religion, la plus opposée aux instructions ct aux exercices do piété ; tellement que, malgré la tendresse dont notre cœur cost rempli, nous avons été forcé, comme vous le savez, d'employer envers quelques-uns d’entre vous les foudres de l’E-

glise.

“ Quelle triste et malheurouso différence des premiers habitants de votre paroisse à ceux d’aujour-

d'hui. Vous vous en apercovez, anciens ct vertueux

chrétiens, potit reste des enfants de Dieu, qui avez su

æ DOI LONENS F

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