‹ Chronique de Rimouski [microforme] (volume 3)Chapitre 4 sur 71 · TES 4 LA CDSTIER SE · texte numérisé non relu

TES 4 LA CDSTIER SE

NN

tour à tour sous fa cendre par le moven de troncs de

sapin à moitié pourri, couverts de cendre ; quelquefois

ce feu allait jusqu'à trois lunes Ce feu qui avait duré

jusqu'a trois lunes révolues, nous devenait un feu sacré

et mystérieux, Celle d'entre les femmes de notre

chef qui était gardienne précisement dans ce terme

des dernières nuits de la troisième lune mourante, et

qui nous le faisait voir vivant, en recevait de nous

mille complimens et mille éloges.”

Mon lecteur me pardonnera de citer, mais je suis

certain qu'il aimer à connaître l'honneur que ren-

daient les sauvages à cette femme qui leur montrait

ce feu devenu sacré pour eux.

“ Nous envoyions nos jeunes gens chercher tous

ce

| ceux des nôtres que nous sçavions qui nous man- {: | quuient, de sorte que notre nombre étant complété, h | nous prenions tous sans distinction de rang et d'âgo u | nos calumets, et nous les allumions à ce feu ; ensuite e nous en pompions la fumée que nous réservions tous À

chacuns dans nos bouches, et les uns après les autres, d

nous allions tous la rendre en l’exalant, au visage de la

cette femme qui nous avait remis ce feu ardent, nous te

luy disions qu'elle était digne, plus que qui que ce soit, st

d'avoir part aux bénignes influences du Père de la

rones de Iquefois ait durs eu sacre le notre e terme rante, et

de nous

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