NOVEMBRE, MANTES
Mention d'une somme de deux cents livres tournois versée à Mantes par Thomas Pellevé, vicomte de Coutances, à Robert Jolivet, abbé du Mont- Saint- Michel.
Bailliez escroe à Thomas Pelevé, viconte de Coustances, de la somme de deux cens livres tournois sur ce qu'il doit à cause de sa recepte d'icelle viconté du terme de Pasques derrenier passé comptée par lui en ceste ville de Mante à monseigneur l'abbé du Mont Saint. Michiel, conseillier du roy nostre sire. Escript à Mante le vint cinquiesme jour de novembre l'an mil cccc trente deux. P. Surreau.
(Bibl. Nat., Quittances, t. 65, n° ig53.)
PIÈCES DIVERSES l5
Quittance des gages de Hue Spencer, écuyer, bailli du Cotentin, d'un autre homme d'armes et de 24 archers composant l'escorte du dit bailli.
Sachent tuit que je Hue Spencier, escuier, bailli de Coustantin, confesse avoir eu et receu de Pierre Surreau, receveur gênerai de Normandie, la somme de neuf vins six livres dix neuf solz sept deniers tournois en prest et payement des gages et regars de moy, ung autre homme d'armes à cheval et vint quatre archiers de ma retenue, pour l'exercice et chevauchées de mon dit office de bailli pour les cinq pars de quarante cinq jours commençans le xve jour d'aoust darrain passé que je fis mes monstres de moy et des dictes gens pardevant Jehan Cole, lieutenant du capitaine de Carenten, et Guillaume Biote, viconte du dit lieu de Carenten, à ce commis, et finis le xxvme jour de septembre ensuivant aussi darrain passé incluz, lesquelles gens d'armes et de trait je promez bien et deuement payer de leurs dis gages et regars d'icelles cinq pars. Et avec ce certifie que, durans iceulx xlv jours, par moy ne aucun des dictes gens d'armes et de trait n'ont esté faictes aucunes gaaingnes de guerre en prise de prisonniers, butins ne autrement, en quelque manière que ce soit, dont au roy nostre sire ne à moy en puisse aucune chose apartenir. Et la vie partie des dis gages et regars, est d'iceulx xlv jours, est demorée en reste par l'ordonnance du roy nostre dit seigneur et de monseigneur le gouvernant et régent le royaume de France, duc de Bedford, jasoit ce que je et les dictes gens d'armes et de trait ayons bien et deuement desservys tous iceulx gages et regars par les dis xv jours, jusques à ce que les deniers ordonnés pour faire la restitucion de ce qui a esté prins sur la dicte recepte générale pour le fait du siège darrain mis devant Laigny soient aportez
d'Angleterre. De laquelle somme de ix*x vi livres xix sous vu deniers tournois je suis content et bien paie' et en quite par ces présentes le roy nostre dit seigneur, le dit receveur gênerai et tous autres. En tesmoing de ce, j'ay seellé ces présentes de mon seel le ixe jour de décembre l'an mil cccc et trente deux.
(A)'ch. Nat., sect. hist.^K 63, n° igli.)
Le Conseil du roi Henri VI enrôle huit lances à cheval et trentedeux archers commandés par Richard Cursum, écuyer, afin de renforcer, pendant les fêtes de Noël que l'ennemi a l'habitude de choisir pour opérer des coups de main, la garnison de Rouen dont la plus grande partie est allée sous les ordres du comte d'Arundel, capitaine des ville, château et pont de Rouen, combattre Jean, duc d'Alençon, qui a entrepris de s'emparer de Saint-Lô avec le concours de Raoul Tesson, chevalier, à présent traître et complice des Français.
Les gens tenans à Rouen le conseil du roy nostre sire et les trésoriers et generaulx gouverneurs des finances du roy nostre dit seigneur en Normendie, à Pierres Surreau, recepveur gênerai des dictes finances, salut. Comme n'a guères Jehan, japieça duc d'Alençon, et autres cappitaines en sa compaignie, annemis et adversaires du roy nostre sire, se soient boutés eu duchié de Normendie en intencion d'avoir et prendre la ville de Saint Lo par le moien de Raoul Tesson, chevalier, à présent traittre et désobéissant et ses complisses et alliés, devant lequel lieu les diz ennemis s'estoient venus logier, et, pour à ce résister, les débouter et repuiser par bataille ou autrement, monseigneur le conte d'Arondel,
cappitaine de la ville, chastel et pont de Rouen, par grant et meure deliberacion, se soit mis sus en armes et allé es parties du dit Saint Lo, et en sa compaignie mené grant partie de la garnison ordonnée en la dicte ville de Rouen, par quoy icelle demouroit mains que suffisanment garnie de gens de deffence : pour laquelle cause, et eu consideracion à aucunes nouvelles à nous escriptes par monseigneur le chancellier de France touchant la sauvegarde de ceste dicte ville et les festes et solempnités de Noël qui dedens au jour d'ui commenchoient, euquel temps les diz ennemis ont acoustumé faire entreprinses et traisons, nous, par deliberacion et pour eschiver à tous inconveniens, aions, pour l'urgente nécessité qui est de bien et seurement garder la dicte ville, ordonné et retenu huit lances à cheval et trente deulx archiers soubz le gouvernement de Richart Cursum, escuier, pour huit jours prouchain venans, oultre ce qui estoit demouré de la garnison ordinaire, pour entendre et eulz emploier à la deffence et sauvegarde de la dicte ville Donné à Rouen le
xxime jour de décembre l'an de grâce mil cccc trente deux. Par les gens du conseil du roy nostre sire et les trésoriers generaulx gouverneurs des finances de Normendie. G. Sebire.
[Bibl. Nat., Quittances, t. 65, n° ig83.)
l6 CHRONIQUE DU MONT-SAINT-MICHEL
1433, 3o MAI, ROUEN
Mention dune aide de deux mille saluts d'or levée sur les habitants des bailliages de Caen et de Cotentin pour mettre es mains de justice Pierre le Porc, chevalier, rebelle et adversaire du roi de France et d'Angleterre.
Les trésoriers et generaulx gouverneurs de toutes les finances du roy nostre sire en Normendie et Pierre Surreau, receveur gênerai des dictes finances, commissaires du roy nostre dit seigneur en ceste partie, aux esleuz sur le fait des
aides Et oultre la dicte somme nous est mandé asseoir
sur les habitants des bailliages de Caen et Coustantin deux mil saluz d'or pour parpayer la finance promise pour mettre es mains de justice messire Pierre le Porc, chevalier, ennemi et adversaire, traittre désobéissant du roy nostre dit seigneur.... Donné à Rouen soubznoz signetzle penultime jour de may l'an mil cccc trente trois.
(Bibl. Nat., Quittances, t. 66, n° 2075.)
PIÈCES DIVERSES ij