‹ Chronique du Mont-Saint-Michel (1343-1468)Chapitre 64 sur 115 · CCXXVIII · texte numérisé non relu

CCXXVIII

I44'3 (N. ST.), l6 AVRIL, GAVRAY

Simon Morhier, conseiller, trésorier et général gouverneur des finances de Henri VI en France et en Normandie, mande à Jean de Semilly, receveur général es bailliages de Caen et de Co~ tentin, de payer les gages des gens d'armes et de trait tenant garnison à Hambye, Villedieu, Gavray et Régnéville contre

les Français de Granville, à savoir, 86 lances à cheval et 3jo archers sous Thomas, sire de Scales, et Guillaume Lucy; 79 lances à cheval et 262 archers sous Mathieu Goth, écuyer; i3 lances à cheval et 3o archers sous Laurent Reynfford, écuyer ; g lances à cheval et 2 y archers sous Richard Pontdesey, maréchal de Falaise; ig archers sous James Heyd, écuyer, lance à cheval de la retenue du bailli de Caen ; 2 0 archers sous Cristoffle Aystow, lance à cheval de la même retenue; 20 archers sous Hue Spencer, écuyer, bailli du Cotentin et enfin 7 lances à cheval et 40 archers sous Guillaume Portier, écuyer.

Simon Morhier, chevalier, conseillier du roy nostre sire, trésorier et gênerai gouverneur de ses finances en France et Normendie et commissaire d'icellui seigneur en ceste partie, à Jehan de Semilly, receveur gênerai es bailliages de Caen et Costentin, salut. Comme pour l'entretenement des gens d'armes et de trait tenans les frontières à Hambuye % Villedieu, Gavray, Renneville 2 et ailleurs illec environ à rencontre des ennemis et adversaires du roy nostre dit seigneur occupans la place et forteresse de Grantville et iceulx gens d'armes et de trait faire approuchier du dit lieu de Grantville en certains lieux, ainsi que advisé a esté 3, pour deffendre et garder les diz ennemis de courir ne appatisser le pays subgietet obeyssant au roy nostre dit seigneur, soit besoing leur faire et pourveoir de paiement tellement qu'ilz n'aient cause d'eux vouloir départir ne laisser à servir le roy nostre dit seigneur, en ce que dit est, dont grant inconvénient se pourroit ensuir, nous vous mandons que des deniers de vostre recepte vous payés, baillez et délivrez les gaiges et regards des diz gens d'armes et de trait présentement pour quinze jours commençansle jour de leurs monstres ou environ que avons au jour d'uy prins et fait prendre par gens que avons à ce ordonnez et commis et, iceulx quinze jours finis, pour autre quinze jours ensuivans, selon les dictes

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