‹ Chronique du parlement de Bordeaux (volume 2)Chapitre 26 sur 31 · ST · texte numérisé non relu

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dites causes et matières seroit expedient d'aucunement augmenter et accroitre le nombre des conseillers audit parlement, attendu mesmement le petit nombre qui par ci devant a esté establi par nous et ordonné. Pour ces causes et pour la grande confiance qu'avons de la personne de nostre amé et feal conseiller M° Bertrand, evesque d'Acqs({), et de ses sens, litterature, suffsance, preudhomie et bonne diligence, aïants aussi en memoire que feu M° Blaise Gresly, archevesque de Bourdeaux, fust, dez l'institution du parlement par nous fait et créé nostre conseiller ordinaire audit parlement, par le trespas duquel avons depuis disposé dudit office à nostre plaisir, et que pour tousjours plus monstrer et accroistre l'autorité de nostredit parlement et cour souveraine, voulons illec mettre, ordonner, et instituer pour nostre conseiller aucun prelat des limites dudit parlement, qui nous soit seur et féable, et pour autres grandes causes et considérations à ce nous mouvants, nostredit conseiller l'evesque d'Acgs, de nostre certaine science et propre mouvement, avons fait, créé et retenu, faisons, créons et retenons de nostre grace speciale par ces présentes nostre conseiller clerc ordinaire en nostredite cour de parlement à Bourdeaux, pour illec seoir et assister aux jugements et appointements qui se fairont en nostredite cour, comme l’un de nos autres conseillers en

(t) D'après le Gallia, Bertrand de Borie n'aurait remplacé Jean-Baptiste de Grailly, comme évêque de Dax, qu'en 1471; mais notre acte semble prouver que Bertrand de Borie avait remplacé Blaise de Gréelle, comme conseiller au parlement de Bordeaux et Jean-Baptiste de Grailly comme évêque de Dax, en 1467. L'évèque Bertrand ayant été accusé d’assassinat, il est probable qu'il ne tit reconnaître son innocence qu'en 1471.

icelle, et autrement avoir, tenir et exercer ledit office par nostredit conseiller l'evesque d’Acqs, à tels gages qui par nous lui seront pour ce ordonnés et assignés, et aux honeurs, prerogatives, et autres droits, profits, et emoluments accoustumés et qui y appartiennent, sans ce toutes voies que puisse aucunement prejudicier à nosdits autres conseillers dudit parlement, touchant l'assignation et paiement de leurs gages, qu'ils ont accoustumé avoir et prendre à cause de leurs dits offices.

Si, donnons en mandement à nos amés et féaux conseillers les gens de nostredit parlement à Bourdeaux, que de nostredit conseiller l'evesque d'Acqs, pris et receu le serment en tel cas accoustumé, ils le mettent et instituent ou le fassent mettre et instituer de par nous, en possession et saisine dudit office, et d'icelui ensemble des droits, profits et emoluments dessusdits, le fassent, souffrent et laissent jouir et user plenement et paisiblement; et en ce faisant le convoquent et appellent et fassent assister en nostredite cour et aux jugements et appointements d'icelle comme l’un de nosdits autres conseillers, et à lui obéir et entendre de tout ce et ainsi qu'il appartiendra ez choses touchant et regardant ledit office. Mandons en outre à nos amés et feaux les thresoriers de France et generaux conseillers, par nous ordonnés sur le fait et gouvernement de toutes nos finances et à chacun d'eux comme à lui appartiendra que lesdits gages qui par nous seront sur ce ordonnés à nostredit conseiller l'evesque d'Acqs, ils fassent paier par celui ou ceux qu'il appartiendra aux termes et en la manière acccustumée et par rapportant ces présentes ou vid.mus

d'ieelles, fait soubs scel roial, pour une fois seulement, avec quittance sur ce suffisant d'icelui nostre conseiller. Nous voulons tout ce que paié lui aura esté à cette cause estre alloué ez comptes et rabattu de la recepte de celui qui paié l'aura par nos amés et féaux gens de nos comptes, auxquels nous mandons ainsi le faire sans aucun contredit ou difficulté. En temoing de ce nous avons fait mettre notre scel à ces dites presentes.

Donné à Chartres, le ns jour du mois de novembre; l'an de grace mcccczxvir, et de nostre regne le var.

Ainsi signé : Par le Roy, le cardinal »'Ançters. Les sieurs DE CraoN et CrussoL et autres présents. B. MEuRin (p. 10).

13 janvier 140%.

Lettres-patentes de Louis, roy de France, par lesquelles le Roy fait don à Jan, sieur de La Rochefoucault, chevalier, conseiller du Roy et son chambellan, de l'office de seneschal du comté de Perigort, au lieu et place de Pierre Dacique, et de son consentement, et moienant certaine recompense, et mande ledit seigneur au parlement de Bourdeaux de prendre et recevoir le serment dudit La Rochefoucault, et aux thresoriers de France de le faire paier des gages appartenants audit office. Ensemble le mandement des thresoriers au receveur ordinaire de la seneschaussée de Perigort de paier lesdits gages.

Lesdites lettres données au Mans, le xu1 jour du mois de janvier, l’an de grace mcccczxvir, et de son regne le vu.

Ainsi signé : Par le Roy, Bourré.

Le mandement des thresoriers est du xvi janvier MCCCCLXvII. Signé : FERNEL.

Lecta, publicata et jam registrata in parlamento Burdigalæ ad requestam impetrantis qui in talibus solitum præstitit jiramentum.

Actumin dicto parlamento die xvimensis februarii, anno Domini mcccczaxvu. DE MarciLLac (p. 10).

13 janvier 1408.

Lettres-patentes de Louis, roy de France, par lesquelles le Roy fait don audit Jan, sieur de La Rochefoucault, de l'ofhce de capitaine de la vile et chateau de Bergerac, avec ses revenus, au lieu dudit Pierre Dacique, du xni janvier mccccuxvir.

Ainsi signé : Louis. Par le Roy, Bourré.

Ensemble l’enterrinement des lettres par les thresoriers, du xvI janvier MCCCCLX VII.

Ainsi signé : Coxes.

Lecta et publicata et registrata in parlamento Burdigalæ ad requestam domini de Rupefoucaudi, impetrantis, qui in talibus solitum præstitit juramentum, et in scamno seneschallorum stabilitus est.

Actum in dicto parlamento, die xvimensis februarii, anno Domini mccecexvir, et signatum, DE MarciLLac

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