V. 615. Variante. Et en mains d'une année
V. 616. Deux ducz, le duc de Gueldre et le duc Maximilien , ou peut-être encore le Dauphin et le fils du duc de Clèves , tous prétendans à la main de Marie de Bourgogne.
V. 617. Molinet raconte ces évcnemens au chap. lxi de ses Chroniques en prose. L'archevêque pendu s'appelait Salviati, et le cardinal presque perdu, Raphaël Riario. Il est question en cet endroit de la conjuration des Pazzi , en 1478; Sisraonde de Sismondi, chap. lxxxv; Barante, IX, 182.
RECOLLECTION. 91
Trois abbés portans crosse Et ceulx de leurs partis Furent , par dure approche , Mutilez et occis.
625 J'ay veu , chose inconnue !
Ung mort ressusciter,
Et sur la revenue
Par milliers achapter;
L'ung dit : « il est en vie , »
630 L'autre : « ce n'est que vent. "
Tous bons cueurs sans envye
Le regrettent souvent.
J'ay veu duc de Clarence
Bouté en une tour, 635 Qui quéroit apparence
De régner à son tour,
De mort préadvisée
Le roy le fist noyer
Dedans mallevisée , 640 Pour le moins ennuyer.
V. 626. Ung mort ressusciter , c'était sans doute une personne qu'on avait ensevelie vivante. C'est pour prévenir ces malheurs, qui arrivent plus souvent qu'on ne le croit, qu'on propose maintenant l'établissement de maisons mortuaires.
V. 6-53. Strophe transcrite incorrectement dans les Mélanges tirés d'tmo grande bibliothèque , D, 318-Ô19. Foy. la XIII^ slance où cette anecdote est racontée pareillement d'un duc de Glocester. Ici on désigne Georges, duc de Clarence, frère de Richard III.