‹ Chronique normande du XIVe siècleChapitre 13 sur 315 · P. 180 et suiv · texte numérisé non relu

P. 180 et suiv

xl INTRODUCTION.

donne quelques détails sur la mort du maréchal d'Audrehem, détails qui faisaient peut-être partie du texte primitif ^ et s'arrête au retour de du Guesclin à Paris, en janvier 1371.

Nous avons supposé prouvé que le texte du ms. 5610 et des mss. semblables était un abrégé de la Chroyiique normande; il nous faut maintenant démontrer que la Chronique normande n'est pas au contraire un développement, une amplification de l'abrégé. Nous croyons que cette seconde hypothèse paraîtra inadmissible à quiconque examinera les deux rédactions. Celle que nous croyons être abrégée est infiniment moins exacte, moins précise que l'autre ; la partie la plus originale , celle qui a trait aux campagnes de Normandie de 1357 à 1366, y a été entièrement omise, et dans les fragments du récit primitif qui ont été conservés on ne trouve plus ces traits caractéristiques, ces détails, que nous avons notés comme décelant un témoin oculaire. Il faudrait donc admettre que l'auteur de la Chronique normande, pour composer son œuvre, aurait pris une chronique peu exacte, très courte, et l'aurait développée, ajoutant à chaque ligne des détails observés par lui, des remarques personnelles, des noms que lui fournissait sa mémoire. L'énoncé seul de cette supposition suffit pour la faire condamner.

Pour conclure, ce que nous appelons l'abrégé a été rédigé dans le nord de la France à une époque indécise (nous verrons tout à l'heure qu'il est antérieur à 1386) , et son auteur a suivi de près la Chronique normande en y ajoutant quelques traits empruntés soit aux Chroniques de Flandre, soit à une autre source écrite ou orale qu'il serait difficile de déterminer.

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