‹ Chronique normande du XIVe siècleChapitre 170 sur 315 · devant B · texte numérisé non relu

devant B

François, et estoient les François aussi comme contresegiez^. Toutesvoies si print un accort entre les princes et les gouverneurs des ii ostz, que une place plaine seroit esleue, au plus prés du siège que trouver se pourroit, en laquele les ii ostz yroient pour combatre à certain jour qui fut divisé , et seroit le champ parti etesleu par chevaliers saiges, qui à ce furent commis. A laquele journée et place les il ostz furent ordonnez pour combatre. Là fut traitiée la paix des ii princes, mais Englois la refusèrent au premier. Lors se mistrent les François au chemin pour aler combatre, et quant les Englois les virent, ilz envoierent ceulz qui avoient esté traiteurs de leur costé, reprendre et recueillir le traictié, que par avant avoient refusé. Et par ainsi fut la paix jurée et accordée , et furent pluseurs nobles ostaiges bailliez tant d'un costé que d'autre , mais le dit accord ne dura gueres de temps. Lors se départirent grant foison de gens d'armes François, qui là estoient assemblez.

Là ot pluseurs Normans qui recouvrèrent en Dessin et trouvèrent que pluseurs Englois avoient prins la forteresse de Beaumont le Richart, laquele pluseurs Normans qui n'avoient pas esté devant Becherel avoient ja assegée. Et quant iceulz y furent venuz, qui de devant Becherel venoient, la forteresse fut assaillie et lors se rendi par traitié.

Assez tost après assembla Phelippe de Navarre, frère du roy de Navarre, bien environ m combatans et ala pour assegier ii forteresses, qui estoient bien prés l'une de l'autre, l'une estoit appellée Quinquernon

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