Laurent de Hastings, comte de Perabrocke
2. Le sire de Bouvelinghem (Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer, cant. de Lumbres) avait, d'après les Grandes Chroniques (VI, 6), commandé le château de Guines; il vint à Paris lors des fêtes de la fondation de l'ordre de l'Étoile (L. Pannier. la Noble-Maison de Saint-Ouen, p. 96), et nous avons vu que la place avait été livrée aux Anglais pendant son absence. Gilles li Muisis l'appelle Tassart, mais c'est probablement le même que Baudouin de Bouvelinghem, chevalier; le 19 juillet 1348, à Saint-Omer, nous voyous ce dernier donner quittance de 21 « rasières » de blé, à la mesure de Saint-Omer, pour la garnison de son château de Bouvelinghem (Bibl. nat., Clairambault, titres scellés, vol. 11, p. 639, orig.). Le 18 janvier 1349 (n. st.), il reçut du roi, par la main du sire de Fontenay, son chambellan, un don de 200 1. p. {Pièces orig., vol. 232, doss. Bavelinghem, n° 5); le 4 mars de la même année, il reçut encore 40 écus d'or {Ibid., n° 3); enfin, en 1355, le 18 décembre, à Paris, il donna quittance des gages qui lui étaient dus pour la garde de sa « maison de Bavelingham » {Clairambault, titres scellés, vol. 11, p. 641, orig.), dont Michel de Bouvelinghem, écuyer, son fils vraisemblablement, était aussi capitaine {Ibid.). Nous n'avons point trouvé d'actes où il soit indiqué comme capitaine de la bastide de Guines.
3. Le 10 septembre 1352,, étant à l'abbaye d'Andres, Geoffroi de Charni, chevalier et conseiller du roi, « estanz pour le dit seigneur es parties de Picardie et sur les frontières de Flandres », annonça à Jean de l'Ospital, clerc des arbalétriers, qu'il avait établi mcssire Robert de « Varenies, » chevalier, capitaine de « la bastie » de Guines, aux gages de 50 1. t. par mois (Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 683, doss. Charny. n° 6), mais Robert
Jean de Glermont et Arnoul d'Audrehem étaient à Ardres i. Oudart de Renti et le sénéchal d'Eu, à la suite d'une chevauchée vers Calais, leur proposent de tenter un coup de main sur le château de Frethun^. L'expédition a lieu deux jours après; le château est pris et Aimeri de Pavie emmené à Saint-Omer où il est mis à mort-^ (Pages 103-104).
de Warignies prenait le titre de capitaine « de l'abbaye de Giiyncs » dès le 6 septembre 1352; à cette date il donnait quittance des gages de lui, d'un chevalier et de dix écuyers, étant « en la garde et deffense de la dite abbaye sous le gouvernement de noble homme mons. Gieffroy de Charny » (Bibl. nat., Clairambault, titres scellés, vol. 206, p. 8877); enfin le 10 septembre il prend le titre de « capitaine de la bastide devant Guynes » [Ibid.). — Un mandement de Jean II (Reims, 30 septembre 1354) au clerc des arbalétriers, confirme le même fait : « Nostre amé et féal Robert de Waregnies, chevalier, naguère capitaine de la bastie de Guynes, nous a donné a entendre que comme du commandement de nostre amé et féal chevalier et conseillier GyefTroy de Charni, lors estant de par nous es parties de Picardie et sur les frontières de Flandres, fust entré en la dicte bastie et H eust ordené certaine quantité de gens d armes et de iiié de sa comi)aignie et pour ycelles gens paier de leurs gaiges eust receu de toy par ses lettres pluseurs sommes de deniers et ycelles distribuées ou paiement des dictes gens sanz prendre ne avoir d'iceulz lettres de recongnoissance, pour ce que ou temps ^^e lors ou ne povoit trouver clers qui osassent aler en la dicte bastie à faire les diz paiemens
ne faire lettre de quittance » (Bibl. nat., Pièces orig., doss. Wargnies,
orig.). — Enfin le 17 octobre 1377. au bois de Vincennes, Charles V donna quittance générale à Catherine d'Aignicourt, veuve de Robert de Varignies, dit le Galois, de toutes les sommes que celui-ci pouvait avoir reçues du trésor royal; là encore est rappelé le commandement qu'il avait exercé dans la bastide de Guines : « Comme par long temps nostre dit feu chevalier ait servi ou fait des guerres noz prédécesseurs et nous, en pluseurs et diverses parties de nostre royaume, et aussi en pluseurs offices à lui commis, tant d'avoir esté capitaine de la bastide de devant Guynes, après de Saint Jame de Beveron, bailli de Caen, comme chas-
tellain et capitaine de nostre chastel et ville du dit lieu de Caen »
(Delisle, Mandements de Charles F, n° 1484, p. 749).
l. Ardres, Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer.
1. Frethun, Pas-de-Calais, arrondissement de Boulogne-sur-Mer, cant. de Calais.
3. La prise de Frethun dut avoir lieu au mois de février 1352; en effet Geoffroi de Charni fut envoyé en Artois en février (Froissart, IV, xxxviii, n. 2) et d'autre part Arnoul d'Audrehem, qui prit part à cette affaire, fut nommé lieutenant pour le roi es pays d'entre Loire et Dordogne, le 6 mars
Autres combats à la même époque; Oudart de Renti et le sire de Fiennes font prisonniers Richard d'Otressant et plusieurs autres Anglais (Pages 104-105).
Prise par les Anglais des bastides élevées devant Ploërmel en Bretagne^ Combat de Mauron^. Les Anglais étaient commandés par Gautier de Bentley, les Français par le maréchal de Nesle, capitaine en Bretagne pour le roi Jean ; avec celui-ci étaient Guillaume de Briquebec, le sire de Hambye, le vicomte de Rohan, les sires de Quintin, de Derval, du Lion, de Rochefort, de Beaumanoir, de Hangest et beaucoup de chevaliers bretons. Les Anglais sont d'abord défaits, mais le départ des sires de Hambye et de Beaumanoir leur permet de reprendre l'avantage. Défaite des Français; parmi les morts sont le maréchal de Nesle, le vicomte de Rohan, les sires de Briquebec, de Quintin et de Tinténiac et le châtelain de Beauvais-''. Gautier de Bentley meurt
1352, et était déjà à Saint-Jean-d'Angély, le 26 du même mois (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1.33, doss. Audenehan, n" 17, orig.). On comprend facilement que Geoffroi de Charni ait eu à cœur de se venger du mauvais tour que lui avait joué Aimeri de Pavie, et ait saisi avec joie la première occasion qui se présenta d'en tirer vengeance. Sur ce fait d'armes, voy. Froissart, IV, 99, et la Chronique des quatre Valois, p. 30.
1. Avant le combat de Mauron, Gautier de Bentley, nommé capitaine en Bretagne et en Poitou, le 8 septembre 1350 (Rymer, III, i, 204), s'empara en effet d'une bastide établie devant Fougères et ravil ailla cette dernière place et celle de Ploërmel ; c'est ce que nous apprend une lettre envoyée par lui au chancelier d'Angleterre pour lui annoncer la défaite du maréchal de Nesle, lettre que Robert d'Avesbury [Historia
Edwardi III, p. 190) nous a conservée : « avoms taunt esploitez
qe la ville et le chastiel de Ploermelle et de Fomiger ount esté bien confortez et vitaillez et pris par assaut une bastille q'avoit esté fait par les enemys devaunt Fougier »
2. Le combat de Mauron, Morbihan, arr. de Ploërmel, fut livré le 14 août 1352 (Robert d'Avesbury, Hisf. Edwardi III, pp. 189-191).
3. La lettre de Gautier de Bentley nous a conservé les noms des principaux prisonniers et d'un certain nombre de chevaliers tués à Mauron:
« Et illeos({es fusrent mortz le seneschal d'Angou, le seneschal de Ben-
nofyn, le viscounte de Roane, mounseir Johan Frère, le sire de Quyntine, le sire de Tynteak , le sire de Rogemont, le sire de Moncaubau {lisez Montauban), mounseir Renaud de Montauban, mounseir Robert Raguenel, mounseir William do Lamay, mounseir Aufray de Monlbouch, mounseir Guilliam de Viel Chastiel, mounseir Guilliam de la
Marche et aultres chivalers morlz jesqes à IIIIxx Et y fusrent pris
le sire de Byquebek, fdtz à raareschal Bertram, mons' Tristram de
SOMMAIRE. Wl
peu après des blessures reçues dans le combat ^ (Pages 105-106). Jean de Clermont^ est nommé maréchal de France. Le maréchal d'Audrehem, nommé par le roi Jean capitaine général sur les marches de Bretagne et de Normandie"*, s'empare par assaut du lieu de Landal"*, près de Pontorson; quelques jours après, dans une chevauchée vers Bécherel , il est attaqué par les Anglais de cette place dans la ville de Combourg^ et forcé de se retirer à Pontorson. Mort du chevalier Griseau de Champs. Peu après, dans un coml)at livré près de Montmuran^, le maréchal défait la garnison de
Maleloise, le sire de Maletret, le viscounte de Coyman, moiins'^ Geifray de Coayras, mouns'' Johan de la Vaale, le sire Incher, moiius"" Charles d'Argeville, mouns' Johan de la Miice et piiisoiirs altres chivalers et esqniers
jusqes à VIIIxx » Gautier de Bentley a oublié de mentionner parmi
les morts le maréchal de Nesle; mais Robert d'Avesbury repare cet oubli (voir ibid., p. 190).
1. Gautier de Bentley ne mourut pas aussitôt que le dit notre chroniqueur; il alla en Angleterre, puis revint en Bretagne (Robert d'Avesbury, Hist. Edwardi III, p. 195) et vivait encore en septembre 1355 (Rymer, III, i, 312).
2. Jean de Clermont, seigneur de Chantilly, fut créé maréchal de France après la mort de Gui de Nesle (P. Anselme, Hisl. généalogique, t. VI, 750-751).
3. Arnoul d'.\udrehem ne fut nommé officiellement lieutenant du roi en Normandie et sur les marches de Bretagne que le 2 août 1353 (Arch. nat., JJ 82, n° 18); mais il semble probable qu'il exerça cette charge dès la fin de l'année 1352; il ne put faire que peu de chose pendant la durée de son gouvernement, car une trêve, qui devait durer jusqu'au 1"' août 1353, fut conclue le 10 mars 1353 (Rymer, III, i, 254-255). Quoi qu'il en soit, il remplissait les fonctions de lieutenant du roi en Normandie dès le 6 juin 1353. (Bibl. nat. Pièces originales, vol. 133, doss. Audetiehan, n" 4.)
4. Landal, Ille-et- Vilaine, arr. de Saint-Malo, cant. de Pleine-Fougères, comm. de La Boussac. — La prise de Landal n'eut très probablement lieu qu'au printemps de 1354, c'est-à-dire postérieurement aux tournois dont noire chroniqueur parle plus bas. En effet une nouvelle trêve, qui devait durer jusqu'au 2 février 1354, fut conclue le 20 novembre 1353; elle fut, le 30 janvier 1354, prorogée jusqu'à la quinzaine de Pâques (Rymer, III, i, 269 et 271). Les hostilités ne purent par conséquent être reprises en Bretagne qu'après le 7 avril 1354, Pâques tombant cette année le 13 avril.
5. Combourg, Ille-et-Vilaine, arr. de Saint-Malo. Pour la date de ce fait d'armes, nous ne pouvons que renvoyer à la note précédente.
6. Montmuran, Ille-et-Vilaine, arr. deMonlfort. rant. de Bécherel,
Bécherel, commandée par Hue de Calverly ; ce dernier est fait prisonnier (jour du jeudi saint, 10 avril) (Pages 106-107).
Tournois de Dinan entre les Français et les Anglais; du côté des Français, on remarque Guillaume et Jean Martel ', favoris du roi Jean; du côté des Anglais Guillaume de Lucy, Mahieu de Gournay, etc. Jean Martel tue Jennequin Standon^. Peu auparavant, une autre joute avait eu lieu à Puntorson, en présence du maréchal d Audrehem ; Bertrand Du Guesclin et Baudouin d'Hennequin*, qui depuis fut maître des arbalétriers, y avaient figuré (Page 107).
Combat singulier à Pontorson, entre Éric de Ridbourg, chevalier allemand au service des Anglais, et Acquieret de Woincourt'*, chevalier français; il se termine par la mort d'Éric (Pages 107-108).
Le roi Charles de Navarre fait tuer, dans son lit, à Laigle, le connétable d'Espagne^. Colère du roi Jean. La reine Jeanne, tante du roi de Navarre, et la reine Blanche, sa sœur, rétablissent la paix 6 entre les deux princes (Page 108).
comm. de Les Ifs. — Sur ce combat voyez rt'Argentré, Histoire de Bretagne, liv. IV, ch. XXX, p. 397, et S. Luce, Hist. de Bu Guesclin, I, p. 124 et s. D'après d'Argentré, Du Guesclin aurait été fait chevalier dans cette rencontre. Par la date de ce combat (10 avril 1354) on voit qu'Arnoul d'Audrehem n'avait pas perdu son temps et avait vraisemblablement repris les hostilités aussitôt après l'expiration des trêves.
1. Guillaume et Jean Martel, fils de Guillaume VIII Martel; le premier était capitaine de Falaise. Sur ces deux personnages, voyez Hellot, Essai historique sur les Martel de Basqueville, p. b4 et s.
2. Puisque Jennequin Slandon mourut dans ce tournoi, c'est à tort que M. Luce [Hist. de Du Guesclin, 1, p. 123, n. 5) l'a identifié avec Jean de Standon, capitaine anglais de la Ferté-Fresnel, en 1358 (Rymer, III, i, 391).
3. Baudoin de Lens, sire d'Annequin, maître des arbalétriers en 1358 (Le P. Anselme, vin, 28).
4. Quiéret de Woincourt était déjà chevalier en 1349 (Bibl. nat., Coll. De Camps, vol. 83, f° 539 b ; cité par M. Luce, Histoire de Du Guesclin, l, 122, n. 4).
5. Charles d'Espagne fut assassiné le 8 janvier 1354 {Grandes Chron., VI, 7). Pour les noms des complices du roi de Navarre en cette circonstance, voyez Froissart, IV, li, n. 1.
6. La paix ne fut rétablie définitivement entre le roi de Navarre et le roi de France que par le traité de Valognes, conclu le 10 septembre 1355 (Secousse, Preuves de l'histoire de Charles le Mauvais, p. 582);
Peu après, le roi Jean envoie en Ecosse le sire de Garencières pour décider les Écossais à faire la guerre à Edouard III ^. Commencement des hostilités : les Anglais sont battus plusieurs fois; Thomas de Beaumont est pris et les Écossais reprennent le pays conquis par Edouard III après la bataille de Durham. Ils s'emparent même de Berwick '^. Le roi d'Angleterre reprend cette dernière ville et envahit l'Ecosse; mais il perd beaucoup d'hommes et ne peut conquérir le pays^ (Pages 108-109).
Au mois d'octobre 1355, Edouard III débarque à Calais* et ravage le comté de Guines, l'Artois et le Boulonnais jusqu'à Hesdiu. Le roi Jean marche contre le roi d'Angleterre, qui bat en retraite sur Calais et repasse en Angleterre, sans oser livrer bataille^. A^ers le même temps, le prince de Galles ravage le Languedoc jusqu'à Carcassonne, prend un grand nombre de villes et rançonne le pays* (Page 109).
mais une réconciliation avait eu lieu, grâce aux bons offices des deux reines, dès le 4 mars 1354 [Grandes Chroniques, VI, 10-12, et Secousse, Preuves, pp. 38-40).
i. La Scala Chronica donne la même version (Froissart, IV, lvi, n. 2).
2. Les Écossais s'emparèrent de Berwick le 6 novembre 1355 (Robert d'Avesbury, Bist. Edwardi III, p. 209).
3. Cette expédition d'Edouard 111, en Ecosse, n'eut lieu qu'après sa chevauchée en France. Le roi d'Angleterre quitta la France vers la lin de novembre 1355; le 23 novembre 1355, il était à "Westminster (Rymer, m, I, p. 314); le 13 janvier 1356, il recevait la soumission des habitants de Berwick (Robert d'Avesbury, Bist. Edwardi III, p. 228).
4. La chevauchée du roi d'Angleterre en France dura moins d'un mois; le 23 octobre 1355 il était encore à Westminster (Rymer, III, i, p. 314), et il s'y retrouvait le 23 novembre. Ce fut par conséquent à la fin d'octobre ou au commencement de novembre qu'Edouard passa en France. Robert d'Avesbury {Bist. Edwardi III, pp. 205-207) dit qu'il marcha le 2 novembre sur Saint- Omer et qu'il rentra à Calais le 11 : il put donc débarquer à Calais dans les derniers jours d'octobre, comme le dit notre chroniqueur.
5. Le roi d'Angleterre refusa en effet la bataille que Jean II lui offrait; mais il est juste de dire que ce dernier avait fait d'abord la même réponse à une offre semblable (Froissart, IV, 149-150; Robert d'Avesbury, riist. Edu-ardi III, p. 206).
6. L'expédition du prince de Galles en Languedoc est en effet des derniers mois de l'année 1355. Il arriva devant Carcassonne le 2 nov. 1355; il entra dans la ville le lendemain et y séjourna jusqu'au 7; pendant ces cinq jours la ville fut livrée au pillage. Le prince n'osa pas attaquer la
Le roi Jean arrête au château de Rouen Charles de Navarre, le comte d'Harcourt, le sire de Graville et plusieurs autres. Le comte d'Harcourt, le sire de Graville, Maubue de Mainemares et Colin Doubel sont décapités sans jugement *. Charles de Navarre est enfermé d'abord à Crèvecœur, puis au Châtelet de Pari? 2. Le roi Jean s'empare ensuite du bourg d'Évreux, mais ne peut prendre la cité et le château 3. Le roi de Navarre, amené devant la place par le comte d'Eu, ordonne aux assiégés de se rendre*. La cité est tout entière brûlée^. Le roi de Navarre est ensuite mené à Crèvecœur", puis à Arleux en Palluel, où il est gardé par Tristan du Bos".
Cité et se dirigea ensuite sur Narbonne (Mahul, Cartulaire de Carcassonne, VI, pp, 20-21). Sur sa route il rançonna Capestang, Trèbes et Homps, et attaqua Narbonne; le bourg de celte ville fut pillé comme celui de Carcassonne, mais les Anglais n'osèrent attaquer la cité, que le vicomte occupait. Il revint par Limoux, Montréal, le nord du diocèse de Pamiers et repassa la Garonne à Carbonne. Il était de retour à Bordeaux à la fin de novembre (Froissart, IV. lix-lxiv).
1. Le roi de Navarre fut arrêté le 5 avril 1356 (Froissart, IV, lxv, note 1).
2. D'après les Grandes Chroniques (VI, 27), le roi de Navarre fut mené d'abord au Louvre; il est assez difficile d'expliquer qu'on l'ait tout d'abord envoyé à Crèvecœur (Nord, arr. de Douai), surtout si l'on admet sa présence forcée au siège d'Évreux.
3. Évreux tomba au pouvoir des Français avant le 20 juin 1356 (Froissart, IV, Lvui, n. 1).
4. Notre chroniqueur semble être le seul à mentionner ce fait pour le siège d'Évreux; mais la Chronique des quatre premiers Valois (p. 44) raconte la même chose pour le siège de Breteuil.
5. « Et avoit esté la dite cité arse et l'eglyse cathédrale aussi » [Gr. Chron., VI, 30).