XXX VIE
ja nation slgcnquine des Ononchataronons ou de l'Troquet sexble s'être rapprochée tout-à-l'ait des Trois-Rivières des l'antomue de 1646; dans l'hiver suivant on trouve trois ou quatre mentions de res Sauvages au registre des baptèrues, à côté de deux ou trois autres de race algonquine également
Les coups hardis et incessants des [roquois paralysèrent la traite dans l'été de 1647, qui suivit la mort de Piescaret.
Vers le mois d'août, la seule ÿraite qu'il y eut cette année se fit par quelques Froquets et par un petit nombre d'Atükamègues
Ceux-ci avaient laissé leurs fenimes et leurs enfants à deux jour.
ées, eu haut de la rivière des Trois-Rivières, avant d'arriver au fort, mais voyant là tranquillité qui y régnait, ils retournèrent ies chercher. Ils apportaient des lettres du pays des Hurons qui furent expédiées à Québec, le 5 août, par le Père Pijart. Les 11 et
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12, le Père Buteux baptisa une veuve âgée de cinquante ans, une fenime de vingt ans et trois enfants, tous Attikamègues. Les baptèmes de Sauvages enregistrés cette année sont au nombre de quatorze.
Comme les Hurons étaient pas descendus, les Pères jésuites des Trois-Rivivres confièrent aux Attikamègues les lettres adressées aux missionnaires des grauds lacs, selon la coutume dans les circonstances critiques.
Les Algonquins des Trois-Rivières tenterent, mais en vain, d’entrainer les Attikamègues dans la guerre contre les [roquois. “ Ces peuples, dit la Relation, soni bons, doux, iraitables, et ne savent ce que c’est que faire la guerre sinon aux animaux.”
Les Pères Dendeinare, Greslon, Gabriel Lalemant et Baunin partirent de Qriébec pour les Trois-Rivières, les 26 et 29 août.
Au commeacement de septembre, une vingtaine d’Iroquois donnant la chasse à des canots français près du fort, farent surpris par une chaloupe bien armée qui les força de prendre pied à terre
Ils s'embusquéreut aussitôt et pendant que les français cher-
chaient un endroit propice au débarquement, ils firent ane décharge qui donna à réfléchir à ceux-ci. Profitant avec habileté du temps d'arrèt qui s'en suivit, ils dressèrent rapidemment une espèce de barricade et prirent Jeurs dispositions pour combattre à outrance.
“On les attaqua vaillamment, mais en vérité, ils soutinrent le choc avec un courage et une dextérité non attendus, mais au bout du compte se croyant trop faibles pour résister aux assauts qu'ils devaient attendre le jour suivant, ils demandèrent qu'on ne tirât point de part ui d'autre peadant la nuit, et cependant ils s’évadèrent à la sourdine devant ja pointe du jour.” “ Jean Amyot, plus ‘rempli de courage qu'il n’a de corps,” les suivit à la piste et en découvrit un caché dans le tronc d’un arbre. Deux Iroquois avaient été tués et sept fort blessés. On trouva dans leur redoute quelques arquebuses plus grosses et plus longues que celles des Français. Deux Sauvages du côté des Trifluviens avaient été tués et six Francais blessés; l’un d'eux mourut peu après à Québec où ou les avait envoyés pour être soignés à l'Hôtel-Dieu. Jean Amyot conduisit son prisonnier à Québec. Là on fit avouer à cet homme qu'il était l’assassin du Père Jogues. % M.le gouverneur le tint en prison huit ou dix jours; enfin les Sauvages de Sillery s’ennuyant, M le gouverneur le leur envoya; il fut brûlé le 16. ue fut Gans les tourments qu'une heure. Son corps fut jetté dans l'eau. 1 fut baptisé et mournt bien.” (Journal des jésuites, p. 95. Relation.” 1647, p. 73.) |