‹ Chronique trifluvienne [microforme]Chapitre 20 sur 35 · RE ARE AT · texte numérisé non relu

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vières et à Montréal, à part le camp volant, organisé au printemps de 1649, qui comptait quarante hommes sous le commandement de M. Chaïles J. d’Aïlleboust des Musseaux, neveu du gouverneurgénéral, et dont la mission consistait à battre les rives du fleuve pour empêcher les maraudes des Iroquois, “ ce qui était plus aisé que de les battre, car aussitôt qu’ils entendaient le bruit des rames de ses chaloupes, ils s’enfuyaient avec une telle vitesse qu’il n’était pas facile de les atraper.” (Hist. du Montréal, 70).

Poui se mettre à l’abri des coups des Iroquois, écrit M. Ferland, l’on élevait de petits forts où les habitants pouvaient se retirer en cas d'attaque. Plusieurs avaient été construits autour de Québec. Il y en avait à Sillery, sur les fiefs Saint-Michel, Saint-François, Saiit-Sauveur, à Beaunort, à l'ile d'Orléans. Les Iroquois, dit la Mère de l’Incarnation, craignent extrêmement les canons, ce qui fait qu’ils n’osent approcher des forts. Les habitants, afin de leur donner la chasse et de la terreur, ont des redoutes en leurs maisons pour se défendre avec de petites pièces.

‘ Aller au fort,” ou “ habiter le fort,” pour désigner la partie la plus peuplée d’une paroisse, sont des termes empruntés aux jours de la fondation du pays.

Le 25 septembre 1659, ane frégate partit de Québec pour les Trois-Rivières, dans laquelle monta M. de la Potherie. Ce vaisseau fut de retour à Québec le 18 octobre, ramenant le Père Bailloquet. Le ? novembre une barque ou grand bateau, montant à Montréal, pour y porter de l’anguilie, débarqua le Père Joseph Dupéron aux Trois-Rivières et ne put aller plus loin à cause des glaces qui se formaient sur le lac Saint-Fierre. Le 22 avril suivant, ce bateau avec ceux qui le montaient étaient de retour à Québec, après avoir passé l'hiver aux Trois-Rivières. (Journal des jésuites, 1 12-0 150).

Le 6 décembre 1650, deux Hurons nommés Armand et Tichion- 8anne partent de Québec pour les Trois-Rivières chargés des ordres du gouverneur-général en ce qui regarde les fortifications projetées de la place, etc., pour la défendre contre les Troquois. (Journal des jésuites, p. 146).

L'hiver de 1650-51, les Iroquois, qui ne s'étaient pas encore aventurés au loin dans l:s forêts du Saint-Maurice, portèrent la désolation chez les Attikamègues, qu’ils surprirent sans défense et où ils firent trente prisonniers ; c'était le prélude d'événements bien plus déplorables.

Rien ne résistait aux coups de ces furieux. Partout où ils se

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