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au retour du messager, des chemises, des couvertures et de quoi écrire. Marguerie envoya à ses bienfaiteurs la narration de ses aventures; on ne sait ce que devint cetécrit; les Iroquois ne durent pas le faire parvenir, car ils refusèrent ensuite de se prêter aux communications des deux Français avec Albany.
Vers la fin d’avril, les Cantons s’armèrent pour une descente sur le Saint-Laurent. Ils étaient au nombre de cinq cents hommes dont trois cent cinquante s’avançaieni comme on l’a vu,le 5 juin au matin, sous prétexte de parler d’amitié avec les blancs.
Marguerie était chargé de dire que les Algonquins et d’autres tribus qu'il désignait, ne serait pas compris dans les arrangements. —aussi, quand il eut délivré son message, encouragea-t-il le gouverneur à refuser de s'entendre avec les Iroquois sur cette base.
Ceci réglé, une autre propositiou fut soumise: libérer Normanville et Marguerie moyennant un cadeau de trente arquebuses, ce qui joint aux trente-six armes à feu que ces barbares possédaient déjà, et qui leur avaient été fournies par les Hollandais d'Albany, pouvaient les rendre formidables.
Refusez enccre, dit Marguerie, qui jouait sa tête et celle de son compagnon.
On vit bien que tout cela n'était qu’une ruse de guerre de la part des Iroquois, et il eut été possible d'en prendre son parti, sans l’état précaire dans lequel se trouvait la place assiégée par une telle force. Il importait äonc de gagner du temps, et pour cela, de parlementer.
Heureusement avec des hommes comme Hertel, Nicolet, Marguerie, Normanville, qui tous étaient sur les lieux, soit dans un camp, soit dans l’autre, l’entreprise n’était pas trop risquée. Il y avait plus d'adresse et d’habileté dans la tête de ces vieux coureurs de bois que dans celles des chefs Iroquois, sans compter que les quatre Français, initiés entièrement aux us et coutumes sauvages, en ‘ireraient un parti avantageux. Le Père Raguereau était aussi aux Trois-Rivières, on pouvait utiliser sa grande expérience, et même se servir de sa personue, car les Iroquois le respectaient et ne manqueraient pas de l'écouter.
On décida qu’il fallait ouvrir des négociations et employer les ressources de la diplomatie pour donner au gouverneur-général l’occasion d'arriver avec des renforts. Un canot partit pour Québec; en même temps, Marguerie accompagné d’un Français, retourna vers les Iroquois, et se conformant à l'art de parler et d’argumenter de ceux-ci, il leur prouva que le gouverneur-géné:al avait seul ie pouvoir de traiter de la paix, qu’un exprès partait pour le prévenir, et que M. de Champflour ne pourrait que leur
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