RER
md mettent
rances furtives pour des remèdes certains, mais le regret veille toujours et la cicatrice durcit, maisne se ferme jamais.
Demandez au prisonnier renfermé pendant vingt ans s’il
a oublié qu'il était libre; non, demandez-lui plutôt si, de jour en jour, il ne sent pas et ne regrette pas davantage la liberté. Voyez dans leur cage la morne allée et venue des bêtes fauves, arrachées au désert, altérées d'horizon, avce leur grand œil ivre du souvenir du simoun, et qui dévorent tristement leur maigre provision d'espace ; voyez le bâillement nâvrant de tous ces captifs; comme ils arpentent avec une monotonie infatigable ce plancher inflexible qui mure des pas autrefois sans bornes, qui plafonne le bond et qui encaisse des re- gards habitués au lever des étoiles. Ils ne vivent plus, ils meurent lentement. Lafvie n’est pas seule- | ment le souffle, elle est dans le bonheur ou l'espérance qui EE l'anime ; en dehors de cela il ne reste plès que la machine ji humaine, poussée par ses ressorts; une seule heure de
(il joie entière contient plus de vie que dix ans passés à la quan | poursuite d’un but qu’on ne s’est donné que par compen- chaus | | sation. catior (|) | à Ogc | | lemen sa toi