‹ Chroniques craonnaisesChapitre 110 sur 127 · RENVOI L · texte numérisé non relu

RENVOI L

et la paire de vigiles fondées pour Charles de La Trémoille, il convenait de ne plus lui payer la rente de cent sols, créée à cet effet au profit des religieux de Saint-Clément. (Arch. départ.^ G, 120.) Ceux-ci répondirent que la rente affectée à ces services (1) étant devenue tout à fait insuffisante pour les acquitter, dans une chapelle qui n'avait pour mobilier que quatre nappes usées, une chasuble de nulle valeur et un coffret de chêne sans fermeture, ils avaient été forcés d'acquitter ces services au chœur de leur église de Saint-Clément. (Voy. renvoi I.)

Quant à la rente de 100 sous due par la baronnie et léguée en ISIS, elle n'était que la restitution d'une partie des dommages causés par ledit seigneur au temporel de la chapelle et que, par conséquent, ils n'étaient pas tenus à restituer les cinq années d'arrérages réclamés par les d'Aloigny.

L'affaire alla au Parlement et fut pacifiée en 1661 .

RENVOI L (de la page 456>.

Gabelles.

L'ancien auditoire de Craon était au bas des halles, au-dessus du minage: le tribunal du grenier à sel y tenait également ses séances. Mais en 1760, M. d'Arraaillé (Pierre-Ambroise) ayant acheté, moyennant 400 livres de rente, de Renée Lasnier, veuve de Jean Briand, ancien receveur du grenier à sel, une maison sise entre les greniers du château nommés Hargaillet, et la place du château, la rue des Frarics entre deux (voy. pi. XVI, n** 50), pour y faire son nouvel auditoire, voulut empêcher le tribunal des gabelles d'y tenir ses audiences, l^e 8 février 1762, sur la requête du procureur général, une lettre du roi ordonna aux officiers du grenier à sel de transférer leur tribunal dans le nouvel auditoire, et en cas d'opposition, d'en faire ouvrir la'porte par le premier serrurier à ce requis. (Arch. de la Mayenne, E, n« 108.)

(1) Cetl4} rente se composait de neuf boisseaux de seigle assis sur le Haul-Bouron et la maison des Quatre-Piliers.

668 PIÈCES Jl'STlFICATIVES ET Rî->V01S.

RENVOI L» (de la page 456).

Formule de jagement contre les faux-saulniers.

Le 22 juin 1776, sentence du grenier k sel : Poisson président... le Comte juge grenelier,Houdmon juge contrôleur; prononcée parChartier, commis greffier audit siège, à la requête de Laurent David, adjudicataire général des gabelles de France, et poursuite de Henri -Louis Bodard de la Jacopière, receveur à ce siège... contre Pierre Rubien et Jeanne Poupinet... accusés du crime de faux-saunage à Porte col,, suivant procès-verbal par François Bouldé et J. Pellion, sous-brigadier des gabelles de la brigade établie au village du Bas-Chevreuil, paroisse de Méral, ladite prise faite près le carrefour de Chanteil où ils étaient en embuscade, etc. (ATotes de M. Delaplace.)

RENVOI M (des pages 47 et 276).

Hôpital Saint-Jean-Baptiste ou Hôpital des malades.

Les croisés rapportèrent d'Egypte et d'Orient une terrible maladie cutanée appelée lèpre ou ladrerie^ espèce d'ulcère dartreux qui couvrait tout le corps, dévorait les chairs cl s'attachait aux os. La médecine étant impuissante pour la guérir, on ne trouva d'autre moyen d'en préserver les populations que de séquestrer les malheureux qui en étaient atteints. De nombreux établissements, nommes Léproseries, Maladreries, et en général d'un revenu de 60 à 300 livres, furent fondés pour eux le long des routes, afin qu'ils pussent implorer la charité publique^ La religion consacra ces fondations; le* prêtre, en remettant au lépreux une robe particulière (une tartarelle ou tunique) et des gants, lui disait : a Tu ne toucheras « à aucune chose la main nue, afin que ceux qui toucheront après toi ne « soient point infectés... et tu ne boiras à aucune fontaine...)) En lui remettant une clochette, une crécelle ou cliquette, il lui disait : «Voici la « langue que l'Église te donne : tu ne parleras à personne à moins qu*on a ne te fasse parler; quand tu rencontreras quelqu'un, tu t'arrêteras pour a le laisser passer... tu n'entreras jamais à l'église ; sois patient, aie cona fiance dans le Seigneur ; tu es séparé des hommes, mais tu ne l'es pas a de Dieu, et tu seras sauvé si tu sais supporter ton mal en patience. > (D. Charvet, p. 752.) La religion fit plus encore : elle créa un ordre de

chevalerie, dit de Saint-Lazare, spécialement consacré au soulagement de ces malheureux, et dont le grand-mattre était lui-même lépreux (1).

Dans le Craonnais il y eut des maladreries à l'abbaye de La Roë. (Voyez année 1140.) a Michael Âbbas (1150-1188) recepit Hamelinum, in domo leprosorum ecclesîœ, cui promisit dare omnibus diebus vitœ suae unum panem et unam mensuram talis potus qualis canonici biberint et de suo prandio unum générale. » (Charte CXXXP.)

La chapelle Saint-Marc était une maladrerie ou en élait une dépendance, car ses terres s'appelaient de Saint-Ladre.

La chapelle Saint-Julien de Livré, de laquelle dépendait la Peutoirc, appartenait à Tordre de Saint-Lazare.

Mais la principale de nos maladreries fut sans Joute celle placée sur la route de Château-Gontier et remplacée par la closerie de la Maladrie ; affermée 42 livres en 1556, elle formait le principal revenu de raumôneric de Saint-Jean-Baptiste de Craon. Celte aumônerie possédait en outre un jardin près des fossés de la ville, un droit d'usage dans la forêt, et deux boisseaux de seigle sur la Laitière, en Ballots. (Arch. de la Mayenne^ G, 118.) Telle fut l'origine de notre hôpital qui, comme celui de Château- Gontier, fut longtemps gouverné, au temporel comme au spirituel, par un aumônier à la nomination du seigneur. La chapelle Saint-Julien de Livré lui fut réunie au moins en partie, nous ne savons à quelle époque.

En 1406, Foulon, prieur de l'aumônerie de Craon, « vendit à Gastincl, paroissien de Saint-Clément, une maison et courtil jouxte la croix Aourée (joignant la Croix- Adorée ou Croix-Rouge), fief de Saint-Clément et joignant un pré de Craon, pour dix-huit sous de rente avec le consentement et confirmation de la cour de Craon. > (Vieux parchemins,)

Si l'exemple de l'abbé Foulon avait été suivi, nos couvents et nos hôpitaux eussent été longtemps pauvres.

Notre aumônerie Saint-Jean fut pendant longtemps misérable; la religion, la charité vinrent enfin à son secours.

Dès 1633, Guy Lasnier, abbé de Vaux (2), avec l'aide d'une de ses

(1) Une maison chef d^ordre fût établie à Boigny, diocèse d'Orléans, par douze chevaliers ramenés de Palestine par Louis Vil.

Hiret, vivant en 1618, parle encore des maladreries de la Madeleine et de Saint- Lazare d'An;;ers comme peuplées de lépreux. Le Doyen nomme un Lavallois qui, en 1506, devint m^^tau ou ladre. Mais son annotateur, M. la Hauluère, croit qu'au XVI* siècle on plaçait dans les maladreries les gens atteints du mal honteux que nos expéditions d'Italie avaient rendu commun en France.

(2) Gel abbé était frère de François Lasnier, maire d*Angers en 1619, puis ambas* s<tdeur en Portugal, et de Jacifues Lasnier, président au présidial d*Angers. Ils prc«

parentes, GabiicUc-Marie Rousseau (1), commença à établir à Angers, pour le service des hôpitaux, une congrégation dite de la Croix on de la Trinité. Mais leur établissement régulier ne date que de 1654. [Histoire des Archives de CEmpire, par Bordier, p. 223.)

Quelques-unes de ces religieuses, sous la direction d^ Marie Rousseau, vinrent h Graon fonder un petit hôpital indépendant de raumônerie. En 1667, le maréchal de Rochefort acheta une maison pour les loger et y iaire Técole, mais il mourut en 1676, av^nt d'avoir pu achever son projet ; sa veuve le reprit en 1682, réunit à Thôpital des sœurs de la Croix la maison achetée par son mari et Taumônerie Saint-Jean qui était à sa présentation , et fit approuver celte réunion par lettres patentes du mois d'août 1685, enregistrées en 1694.

Elle se chargea de Tentretien des sœurs et leur donna même un règlement que Ton voit aux Archives de la Mayenne (H, 115).

En voici les principales dispositions :

Elles recevront tous les malades non affectés de maladies contagieuses, et de préférence ceux de la paroisse de Graon, puis ceux des autres lieux de la baronnie, et enfin, après ceux-là, tous les autres malades.

Elles les traiteront comme elles Font fait depuis plus de quarante ans, mais les chirurgiens seront chargés de donner les lavements aux hommes.

Elles n'auront qu'une servante tant que les malades ne seront qu'au nombre de dix-sept ou dix-huit.

naient le. nom de Saiot-Jamcs et de rEflVetière ou EfTrediàre. Leurs armes étaient d*azur au sauloir d^échiquier d*or, cantonné de quatre lasniers ou faucons. (Bartb. Koger.) (Voy. année 1616.)

L'abbé Lasnior avait eu une jeunesse dissipée : le bruit que faisait alors (163^) la possession des religieuses de Loudun rengagea à aller voir les choses par lui-mémi*, en compagnie de plusieurs amis, notamment d'un impie célèbre nommé de KerioleL En voyant Tabbé, une des religieuses lui dévoila des choses si intimes et si peu flatteuses, qu'il fut obligé, ainsi que ses compagnons, de reconnaître la vérité de la possession. Il se convertit, ainsi que Keriolel et ses compagnons, et ne s'occupa plus que de bonnes œuvres. Il fut surnommé le Saint Vincenl-de-Paul de TAnjou. C'est lui qui, de concert avec son frère Jacques Lasnier, jeta les fondements de ta maison du Bon-Pasteur d'Angers. (D. Ghamard.)

(1) Voici son acte de baptême qui existe k la mairie de Craon : « Premier jour d'août 1625, a été baptisée Marie, fille de noble René Rousseau, sieur du Patis» rece> veur des aides et tailles pour le roi en l'élection de Laval, et de demoiselle Marie Hullin, son épouse. Parrain, M. Mathieu Rousseau, seigneur de Mesorbon ,* marraine, Catherine Cormier, femme de Georges Hullin, écuyer, seigneur de la Chabossiére, sénéchal, juge ordinaire civil et criminel de la ville et baronnie de Craon (probablement ses oncle et tante).

Elles enseigneront gratuitement les jeunes filles. de la ville et des environs, pourvu qu'elles soient âgées de plus de sept ans, et elles pourront avoir des pensionnaires.

Enfin elles se nourriront et s'entretiendront de leur bien propre et non de celui des pauvres. Elles recevront seulement de Thôpital le logement, le chauffage, le sel et les soins du médecin.

La sœur Rousseau, première supérieure et en quelque sorte fondatrice de notre hôpital, mourut comme une sainte, le 26 juin 1714, laissant cet établissement entre les mains de ses bonnes sœurs qui Font toujours desservi avec la même abnégation jusqu'en 1791 qu'elles en furent chassées.

Cependant notre hôpital s'enrichissait peu à peu.

Le 27 mars 1685, Guy Pierre, écuyer, administrateur de l'hospice, acheta de Jacques Rabory un terrain près le pont Fournage. (PI. VI, n** 52.) La même année, Doudet, chanoine de Saint-Nicolas, donna à l'hôpital la Borderie de Pommerieux, une maison à Craon et une rente de 54 livres. {Arch. de la Mayenne.)

L'année suivante, Guy Pierre reçut de l'abbé Maillard, supérieur du séminaire d'Angers, une maison et un jardin joignant l'hospice.

En 1689, l'hôpital échangea ses vignes de Patience pour des jardins qui le touchaient.

En 1704, Jean David, prieur commendataire de la Haie aux. Bons- Hommes d'Angers, lègue 3,000 livres.

En 1707,1e bureau achète la Boutais en La Selle et plusieurs maisons.

En 1715, l'hôpital général de Craon fut fondé par lettres patentes du mois d'août. L'article 11 de ces lettres ordonne que : Tous dons, legs et fondations faites en faveur des pauvres en termes généraux, dans l'étendue de la juridiction de Craon, toutes les aumônes on argent ou deniers applicables aux pauvres sans destination particulière déjà faite ou h faire, appartiendraient à cet hôpital général et pourraient être revendiqués par les directeurs. Or l'abbaye de La Roê devait une aumône annuelle de huit cents boisseaux de seigle et de 75 livres en argent, et le prieuré de Saint-Clémènt cent soixante boisseaux de seigle et quarante-huit d'orgi». L'hôpital général demanda à en être mis en possession. Les deux couvents prétendirent rester maîtres de distribuer leurs aumônes. D'autre part, les huit paroisses de LaRoë, Laubrières, Gastines, Saint-Michel, Ballots, Saint-Aignan, Fontaine-Couverte et Brains les revendiquaient pour elles, et les hôpitaux d'Angers élevaient la môme prétention. Ces derniers surprirent même un jugement en leur faveur, mais enfin un arrêt du Parlement de 1736 décida que cinq cents boisseaux seraient donnés à l'hôpital

général de Craou et le reste des aumAnes à notre hôpital des malades, à charge de recevoir de préférence les malades des huit paroisses précitées.

Les administrateurs furent obligés de faire plusieurs voyages à Paris pour ce procès; ils mettaient six jours à aller et huit jours à revenir. Suivant le compte de Tun deux, son séjour à Paris pendant quatre mois et huit jours, lui coûta 4 livres par jour, et son transport, aller ei venir, 120 livres.

Cette même année 1736, le sieur Chauvel ayant vendu rile-Tyson à Dubois de Lanviller, procureur au Parlement de Bretagne, donna, selon le désir de sa sœur, 6,000 livres à Thospice et y fonda trois messes chantées pour 600 livres.

François Chassebœuf, Tun des administrateurs, après avoir consulté plusieurs administrations hospitalières, donna une liste des maladies qui devaient être exclues de notre établissement: a la contagion, la lèpre, la dyssenterie, le scorbut, la paralysie, les écrouelles, les mutilés, les insensés, les épileptiques, les femmes en couche, la galle invétérée et toute maladie vénérienne. Les phthisiques et hydropiques seront reçus pour un mois. »

1748. — Un chirurgien, aux gages de 50 livres par an, visitait deux fois le jour les plaies, saignait et donnait les lavements aux hommes.

Les médecins visitaient par quartier Thdpital tous les jours sans rétribution, seulement s'ils étaient mis parles habitants à la taille et à la capilation (18 à 24 livres), Thôpital payait ces impôts pour eux.

1749. — Pierre Cordon, chanoine de Saint-Nicolas, oncle des demoiselles de Lantivy, donne à Thospice les maisons des Figuiers et de Haute- Folie, situées dans la même cour, près Thôpital.

1784. — Denise Lenfant, ancienne supérieure retirée à Angers, donue 1,100 livres, afin que ses sœurs aient à perpétuité une vache nourrie par l'hôpital. Elle donne en outre 3,000 livres à rétablissement, à chaire de faire 45 livres de viage à son frère alors sous les drapeaux.

1788. — La salle des malades est prolongée jusqu'au jardin (1).

1788. — L'hôpital ayant le privilège de vendre seul la viande pendant le Carême, cédait ce droit aux bouchers moyennant 180 ou 200 livres. Quand leurs offres étaient insuffisantes, Thôpital faisait tuer dans rétablissement et vendait la viande aux habitants ; alors le bœuf se payait

(1) Pour ce travail, la journée de maçon fut payée 18 sous; la façon du bois de charpente, 11 deniers le pied courant, les poutres étant toisées trois fois, et le bois d'assemblage deux fois. Le vieux bois employé, 9 deniers.

VBJS a t.-

SUITE 0L ftENVOl M.

î sous ; le veau et le mouton, 4 sols. En 1794, ce droit fut évalué à 350 fr. ie revenu.

1758. — Guillot, titulaire de la Chapelle ou aumônerie Saint-Julien de Livré, s'oblige à payer annuellement 50 livres h l'hôpital.

1759. — Le bureau se plaiut que Taumônier Saget transportait le linge ît les ornements de la chapelle de Thôpital en d'autres églises; qu'il ne lisait point sa messe à heure fixe, ne visitait point deux fois la semaine les malades, et ne les assistait point au moment de la mort.

La même année, le nombre de lits fut réduit à vingt-quatre, faute de ressources suffisantes.

1761. — Le receveur de l'hospice se plaint de ce que le seigle donné par La Roë est mêlé d'avoine et de malpropretés ; pour prévenir le retour d'un pareil fait, il va chercher cette rente, accompagné d'un huissier pour verbaliser. Mais les religieux consentirent de bonne grûce à payer un dédommagement de cinq k six boisseaux pour cent.

1763. — Les malades se plaignent qu'on leur donne le matin de la soupe de sein (sans doute de saindoux). On propose de la remplacer par une soupe de lait ou une beurrée, ou par des fruits cuits.

1766. — M. d'Armaillé défend aux hospitalières de vendre aucun remède au public, ni de recevoir des pensionnaires. Il défend aussi au jardinier de vendre ni légumes, ni plants de ses semis, et veut que les hospitalières aient leur jardin à part.

1767. — Le bureau fait fermer d'un mur le jardin de l'hôpital, le long du nouveau grand chemin de Nantes.

A cette époque, le tiers des amendes prononcées par la justice de Craon était attribué à l'hôpital.

1768. — Une partie des administrateurs refusent de se rendre aux convocations. C'est que des divisions s'étaient produites parmi les membres du bureau, et que de graves plaintes s'élevaient sur l'administration de notre hôpital. Ces plaintes allèrent jusqu'au présidial qui, en vertu d'un arrêt du Parlement, du 13 mars 1770, envoya à Craon un conseiller accompagné du procureur du roi et d'un greffier pour informer des faits. Après deux jours de voyage, ils arrivèrent à Craon le 27 mai 1770, et assemblèrent à l'hôpital les notables de la ville (1).

(i) Voici leurs noms: Cosseron, sénéchal ; Ma upeiit, procureur fiscal ; RatUer, curé, tous trois administrateurs-nés de l'hôpital. — Lecomte, procureur au grenier à sel ; Richard Gautier, chanoine ; Pannelier, avocat, administrateurs nommés par le baron (le quatrième, Duchône, chanoine, était malade). — René Chassibœuf; Valet, avocat, anciens administrateurs. — Bernard, docteur en médecine, second échevin ; Saget, prêtre; Delorme, greffier au grenier à sel, conseillers de ville, députés pour assister

Les commissaires s'étant fait délivrer par Debon, administrateur de l'hospice, nommé par le baron de Craon, la clef de Vormoire [sic) où étaient renfermées les archives, on constata que Tau mônerie possédait les biens suivants :

Maisons, cours, jardins ou sont construites les salles des malades, y

compris une maison donnée par le baron de Craon, en 1667, et depuis reconstruite.

Boisseaui de s«îgle.

La moitié des dîmes sur Boucbamp, évaluées à 8 ou 9

Dus par la baronnie deux chapons et 48

id. le village des Bourons de Saint-Clément . . 8

id. la closerie de la Hunaudière 6

id. la métairie du Bois, en Denazé 8

id. le moulin du Verger. . . . i 4

id. le Petit-Tertre 3

id. Bouilly 2

id. la Hayère de Méral 2

id. la Hourière de Méral 2

id. la Mercerie de Méral 2

id. la Gillardière et la Hatterie de Ballots 4

id. Saint-Sulpice d'Athée 2

id. le Lattay-PIanchenault de Laigné 2

id. Feuchaux d'Athée 2

Payés par divers, mais sans titres. 6

ToTAKdes rentes'en blé, valant alors 20 fr. le boisseau.. - HO boiss.

au procès-verbal. — Claude Maussion, J. Houdmon, notaires; — Lemercler, Prêai», Ronceray, Gendry, Huault de la Poterie, chanoines de Saint-Nicolas ; ^ Dumont, principal du collège; — Bazile, Giraut, Hébert, notaires; ^Oosnard, docteur en aiedecine; — Lemercier, Jamet, chirurgiens; — Bodard de la Jacopièro, recereur da grenier à sel ; — Fremond, entreposeur des tabacs ; — Houdmon ; — Duchesnc, receveur des traites; — Pépin, contrôleur dos actes; — Denis de la Gorbinière, Harangot, Bourgeois, Sillière, Aliard, Ualligon, Bernier, Goyon, Piquet, Foui llcul, Pierre Bernier, Marsollcau, Lefranc, marchands ; — François Ghartier, syndic, receveur de la ville, à la diligence duquel se faisait l'information.

A été donné défaut à : de Farcy ; — Lemercier, chanoine ; — Lecomtc, conseiller au grenier à sel ; — Esnue de la Vallée, médecin ; — Dupaly, Barocher, Bugrcz, Aoustin, Louvet, Clément, Chevallier et Queufoin, principaux habiUints qui n'ont pas comparu. (En tout cinquante-cinq notables, dont quarante-trois présents.)

Kentes en argent.

Sar la Maladrie de Pommerieux 80 liv. » s.

Sur le jardin près le pressoir 8 »

Sur le pré de la Blairie, en Laigné 12 »

Sur le lieu de Sainl-Ladre, en Saint-Clément 2 10

Sur Malabry, en Saint-Clément 10 »

Sur la baronnie de Craon 6 »

Sur les Bourons de Saint-Clément 4 »

Sur la maison Grand'Rue » 16

id. à Saint-Clément 2 »

id. près des halles à Craon » 14

id. rue des Halles » 7

Sur les Hauts-Bourons » 7

Plusieurs autres rentes sans titres payaient néanmoins. 6 »

102 liv. 14 s.

Tout ce que dessus composait le temporel du bénéfice de ranoiennc aumônerie Saintr-Jean.

Biens donnés aux pauvres ou acquis à leur profit.

Page 1