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RENVOI V

Tétang par plusieurs poternes percées dans les retours d'équerre des murs et du donjon, de manière à les dérober aux vues directes. L'entrée du château était à Touest; deux énormes bastions la défendaient, ainsi que la chaussée de l'étang. Entre ces deux bastions un double pont-levis traversait une double enceinte de douves sans revêtissement, alimentées par Tétang et entourant le château de trois côtés. En outre, et le long de la douve extérieure, courait un rempart avec chemin couvert et banquette, le tout en terre.

Les appartements du château, élevés sur de longues caves voûtées, encore utilisées aujourd'hui, n'avaient que des vues indirectes sur l'étang et reliaient le grand pavillon carré au donjon. Le côté vers l'est était occupé par les bâtiments de service : une tour ronde défendait l'angle sud-est. Les murs extérieurs n'avaient pas moins de trois mètres d'épaisseur. Ceux de la porte d'entrôe en avaient même ci jq et autant d'élévation. A l'angle nord-est, le donjon de quatorze mètres de diamètre avait pour soubassement une voûte circulaire percée de deux embrasures à fleur d'eau pour l'artillerie, et ses quatre étages étaient couronnés, comme le grand pavillon carré du nord- ouest, par des créneaux et des mâchicoulis en belles pierres de taille. Evidemment ce château devait être un des plus forts de la province ; l'épaisseur exceptionnelle de ses murs aurait dû le faire survivre à beaucoup de châteaux contemporains ; sa ruine prématurée ne viendrait-elle point de ce que ses propriétaires, en désertant ses murs et ses tristes souvenirs, l'ont frappé de ce froid abandon plus fatal aux monuments que toutes les causes atmosphériques de destruction ? (Voy. pi. XXX.)

RENVOI V (de la page 274\

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