GUÉRIN II
1140 Ce baron, dont personne n'avait parlé avant nous (voy. Anjou pittoresque du baron de Wimes, I806), el que nous avons exhumé du carlulaire de LaRoë, y est cité dans quatre chartes.
La I^*, sous le numéro 109, prouve, comme nous Tavons vu, qu'il était bien le fils d'Agnès de Laval, première femme de Hugues. La XVII* le met positivement au nombre des barons de Craon, auteurs ou témoins des concessions obtenues des forestiers : hœc dona supradicta et hœc pacta cum forestariis audierunt supradicti testes qui sunt scripti in carta unusquisqiie in suo tempôre : audivit : Raginaldus Allohros — Mauricius — Henricus et Robertus filii ejus — Hugo — Guarinus — Mauricius dominide Credone^ etc. r,>
. Dans la charte n°"H8^ Guérin ratifie comme seigneur un don fait à
Tabbaye de La Roë par Galeri de Bone.
^' Enfin, dans la*XM3i« cliarte, il figure d'une manière plus particulièra.
Robert de Montenay, abbé de 1130 à 1139, venait d'achever la construction de l'église de La Roë, dont nous voyons encore la nef et le magnifique portail (1). Il ne restait plus qu'à la consacrer, el ce fut Guérin qui présida à cette importante cérémonie comme seigneur temporel, dominus Credoniensum. Le consécrateur fut Hugues de La Ferté, archevêque de Tours, de 1133 à 1147, assisté d'Ulger, évoque d'Angers (1124 à 1149) ; d'Hamelin, évoque de Rennes (1127-1141); d'Arnold, évoque d'Aleth, autrement de Saiiit-Malo (1120-1144), et de Hugues, évoque du Mans
(I) Voy.pl. X. Cette église était composée d'une nef sans collatéraux, d'un transept el d'une abside transformée au xvi« siècle en un magnifique chœur dans le style du temps, dont il ne reste plus que des ruines. A I^ même époque furent transformées en style flamboyant la moitié des croisées romanes de la nef et ceUcs des transepts. La parlie la [)lus remarquable do l'édifice, sa façade nouvellement restaurée, est construite en petit appareil irrégulier : les pieds-droits, les contre-forts, les archivoltes, la parlie ornementale, en un mol, sont seuls en pierre de taille. On admire dans les voussures les élégantes pal mettes qui les tapissent et dont nous avons trouvé à Saint- Clément une grossière ébauche (voy.pl. VIT]. La porte osl couronnée de onze modillons grotesques, rcpréscnlanl les [>rincipaux vices. L'ancien clocher portail six cloches et reposait sur riuterseclion delà nef et du transept : il n'en reste que le premier étage. On assure que le sol de la nef doit sa surélévation actuelle à la masse de débris dont l'église fut encombrée pondant la période révolutionnaire et qu'on a préféré" l'y laisser que de faire la dépense d'un déblai ! Aussi ne rencontre-ton à La Roë aucune antiquité. — Tombeaux de nos premiers barons, souvenir de notre histoire, c^ linceul couvre tout. La pi. XI fait voir h droite lancien couvent reb'\li en 170! .
TH". NIZW YORK
PUB ;■ i.i;^RA=;Y
TILDT.N FoUNDA . ii'NS
PU