‹ Chroniques craonnaisesChapitre 65 sur 127 · GOUVERISEMENT CIVIL ET MILITAIRE · texte numérisé non relu

GOUVERISEMENT CIVIL ET MILITAIRE

Les arbalétriers étaient armés d'un arc de six pieds, Jançant les flèches, à cent toises ; ils visaient en tenant leur arc perpendiculaire et le trait à la hauteur de l'œil. Plus tard ils eurent des arcs d'acier montés sur un fût de bois (arbalètes), auquel était adapté un cranequin ou petit treuil pour bander l'arbalète.

La musique guerrière se composait principalement de clairons et de buccins : Liiui clangebant^ buccinœ reboabant, dit le Gesta consulum. Le tambour, d'origine sarrasine, était aussi en usage, ainsi que les naquaires ou timbales.

Sous Charlemagne et sous Philippe-Auguste, l'armée se composait de milices et d'aventuriers.

Du temps de saint Louis, le chevalier bannerel commandait cinquante hommes d'armes (1); mais au xiv« siècle, cent lances ou neuf cents hommes et sept cents chevaux étaient commandés par un chevalier nommé par le souverain ; dix lances, par un dizainiér ou capitaine. Ci's divisions répondaient à celles de nos régiments et de nos compagnies. Sous Charles VII, l'armée était formée de compagnies d'ordonnance ; Sous François R, de légions.

A la fin du xv siècle, l'homme d'armes à trois chevaux était payé 15 livres par mois. Trois archers à cheval faisaient aussi unopaye^ c*cst-îidire IS livres par mois.

L'arbalétrier, le coulevrinier (artilleur), chacun 4 livres par mois, et le simple piqucnaire ou piquicr, deux patars ou 2 sous par jour. (Des troupes du duc de Bourgogne.)

L'organisation de l'armée par régiments ne date que de Charles IX ; celle par bataillons et par escadrons, de Louis XIII.

Louis XIV créa le corps d'élat-major et celui d'artillerie ; Louis XVI. celui du génie.

En 1688 s'opéra la première levée des milices destinées à former les troupes réglées. Les bataillons se recrutaient par province au moyen du

à la Goconnière de Laval et où Ton cite diverses armûsdues par les sujets de cette seigneurie. Ainsi le seigneur de la mt^^tairio de la Marche devait « une lance, un pourpoint, une espéc et une coiffe de fer ; » la métairie de Ponlpcrré : « un arc o deux cordes o douze scestes (ûèches). «D'autres lieux devaient des cottes gambessiées, des haches englesches (anglaises), des vouges, des cornuaux de boysy des brocs de fer, des boulons (gros traits}, etc. Ce chétif armement explique le peu d'importance de Tinfanlerie d'alors.

(i) Joinville demandait à saint Louis, en Palestine, 3,000 livres pour son entretien et celui de troii^ chevaliers bannerets, du â> juillet à Pâi]ues, y compris la nourriture de ces quatre ofticiers : ce qui ferait à peu près âiO livres par mois et pour deux cents cavaliers.

Page 1