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renie de cinq à m arpents de terre. D'antres documents estimaient son rerenn à 600 liïres. Cn anden caré avait Touln étendre sa dlme sur le prieuré du Boni^-anx-Nonains et s'était même emparé d'nn cketalier on paquet de lin, d'une écuelle de pois et d*nn porcelet; mais le sénéchal dn prieuré des Nonnes força le curé à restitution et à signer un aocommodement.
En 4748, sur les conclusions de Michel Falloux, écujer, seigneur du Lys, lieutenant général au présidial d*Ângers (l, le prieuré de Bonchamp fut réuni à la cure, attendu que le revenu de la paroisse était trop faible pour payer un vicaire, que le presbytère était trop petit, d'où arrivaient de fréquentes contestations entre les domestiques du curé et du prieur ; que le nombre des communions était très-considérable et le service pastoral excessivement pénible, vu l'état affreux des chemins, etc., ce qui avait été reconnu par les paroissiens assemblés en la manière ordinaire, an son de la cloche, sous le chapiteau ou porche de l'église. Le curé, en dédommagement, s*obligea à payer 3 livres de rentes à l'abbaye de Vendôme.
Le Fouillé de Tours fait mention d'une chapelle Saint-Pierre à Bonchamp, valant 300 livres et présentée par l'abbé de La Roê (1648].
De 1770 à 1786, la chapelle dite de la Gonrteille était desservie dans réglise de Bonchamp par J. Ghamaret, clerc tonsuré. (i4rcA. dép,^ G, 93 et 94.)
Sur les confins de la paroisse de Bonchamp, du cAté de Saint-Martin, existait la chapelle de Saint- Join, autrefois très en vénération, surtout en Bretagne, ce qui ferait penser qu*elle date de l'époque ou notre pays faisait partie de cette province (voyez Renaud de Craan)^ ou que saint Join était d*origine bretonne. Cette chapelle fut détruite en 1793 par les gardes soldées de Graon. Le tombeau de saint Join était placé dans Taile droite, dit Grandet, et un grand nombre de pèlerins venaient y reposer la tète ou dormir pour se guérir de la fièvre ou de la migraine. Le principal concours avait lieu le 1*' juin. Un petit prieuré valant tout au plus 30 livres en 1715, était joint à cette chapelle. En 1823, elle a été reconstruite, mais à côté du tombeau du Saint.
La tradition veut que saint Join ait passé une partie de sa vie dans les bois de Bonchamp, et D. Ghamard dit que beaucoup de miracles se sont opérés par rintercession de ce Saint. Gependant on dit proverbialement dans le pays de quelqu'un qui ne fait pas grand'chose : c II est comme saint Join, il ne fait pas de miracles et rit de ceux des autres. •
(t) (Test le grand^père de notre émiaeot compatriote, membre de rAcadèmie et aoeieo miuistre de rinstructioD publique.
DES PAROISSES DE L* ANCIEN CUAO.>iNAIS. 803
BRAINS-SUR-LES-MARCHES, Brennium,
Bremium-Marchiarum.
Patron : saint Pierre ; présenUteor : l'abbé de Vendôme; collatear : l'é¥éqne d'Angers.
Cette paroisse, qui était un prieuré-cure de Tabbaye de La Roë, dépendait au temporel, comme Saint-Aignan et Saint-Michel, du fief de Brecharnon et valait en 1648 environ 800 livres.
Dans les chartes de La Roê figurent plus de dix fois les seigneurs de Brains. (Renvoi R.) On y voit que les chanoines de La Roë possédaient dans cette paroisse une vigne et un prieuré qui ne valait guère mieux, puisqu'en 1687 le prieur opta pour la portion congrue de 300 livres.
De 1096 à 1099, Vitalis,curé de Brains, fitle pèlerinage de Jérusalem. (XLVIP charte de La Roë.) Alors Fromond de Novestol possédait le cens et les dîmes de Brains, ainsi que les droits curiaux. Ayant eu le malheur d'avoir un fils tué à La Guerche, Robert d'Arbrissel s'interposa entre lui et le meurtrier pour faire la paix, et à cette occasion Fromond donna à Yitalis la moitié de tous ses droits, mais quand celui-ci partit pour Jérusalem, Fromond donna le reste de ses dîmes à Tabbaye de La Roë.
Il serait possible que ce Vitalis fût le môme personnage que saint Vital, du moins ces deux saints prêtres vécurent dans le même temps et dans le même pays. Car on lit dans la vie de saint Vital (né à Tierceville en Normandie) qu'il se rendit célèbre par ses prédications, et qu'ayant entendu parler de Robert d'Arbrissel, il quitta vers 109S le canonicat qu'il possédait à Mortain et vint passer douze ans dans la forêt de Craon. La sainteté de sa vie lui attira un grand nombre de disciples avec lesquels il alla vers 1112 fonder, au diocèse d'Avranches, entre le Maine, l'Anjou et la Bretagne," l'abbaye de Savigny qui se donna à saint Bernard en 1147. Savigny devint ainsi un membre de Cîteaux. (Voyez La Boissière.) Saint Vital mourut en 1119. (Feller.)
Brains est du nombre des paroisses confirmées à La Roê par la bulle d'Innocent II de 1136, (V« charte de La Roë.)
En 1777, le procureur de la fabrique de l'église de Brains s'avoue pour lui et pour les autres manants [manentes^ habitants), censitaires immédiats du fief Brecharnon ; reconnaît que le seigneur de ce fief est seul seigneur fojidateur de l'église ; qu'il a droit aux prières nominales et aux droits préliminaires (1) en ladite église, pour raison de quoi il lui est dû le
(i) Les droits préliminaires et honorifiques de patron ou fondateur d'une église, alors si ambitionnés, consistaient à posséder un banc à perpétuité dans le chœur et
S04 ^40TES SUR l'hLSTOIRE PARTICULIÈRE
divin service seulement, selon la coutume d'Anjou et suivant la fondation qui fut faite en 1119 par Aubry ou Albert de Brecharnon, enregistrée au livre XXVI, P* 9 du Terrier de Brecharnon. Ce registre a été donné par Fauteur aux Archives départementales en 1866. (Voy. Saint-MicheL)
Le prieuré cure de Brains adjoint, comme La Roë, à la Congrégation de France, possédait trente journaux de terre, des landes et trois hommécs de pré, pour lesquels il payait 14 deniers de cens. (Terrier de Brecharnon.)
En 1781, Louis Heullin, chevalier, seigneur de la Fresnaie et de la Motte (1), conseiller au Parlement de Bretagne, achète de François de Vallory la terre de -la Pommeraie, dont dix-sept journaux dépendaient de Brecharnon. Son fief de la Fresnaie, en Saint-Aignan, relevait de laChevrie, dont le seigneur était homme de foi de Brecharnon. (Ibid.) (Voy. La Selle.)
On peut remarquer que la famille Heullin ou HuUin, dont le chef, en 1628, était écuyer et sénéchal de Craon, avait un descendant qui, cent ans plus tard, prenait le titre de chevalier, et siégeait au Parlement de Bretagne. Celte élévation, fort honorable, est l'histoire de bon nombre de nos familles titrées, comme nous l'avons vu au sujet des Lefebvre, de l'Épinay de Bouchamp, de la Barre, de Denazé, etc.
En 1776, la closerie de Hautes-Mettries (huit journaux, une horamée de pré et 100 livres de prisée) fut vendue 1,100 livres. Elle payait 22 sous 6 deniers de cens, une oie, une géline et deux boisseaux d'avoine. [Terrier de Brecharnon.)
L'année suivante, la Grande-Rouérie de La Selle (trente-sept journaux et quinze hommées de pré) fut vendue 10,000 livres. Elle payait 26 deniers, obole de cens.
Cette même année 1777, le doyen de Craon, René de Champagne, écuyer, rendit aveu à Brecharnon.
au côlé droit, ou de TEptlrc ; à avoir après le clergé le premier rang aux processions, au baisement des instruments de paix, à TolTrande ; à recevoir le pain bénit, i*eau bénite et l*encens ; à élrc recommandé aux prières du prône, à mettre litres et armoiries en dedans et en dehors de Téglise; k avoir droit d'être inhumé, ainsi que sa famille, dans lo sanctuaire ou chanccau {cancelU), qui est l'espace entre Tautel et la balustrade qui sépare les officiants du peuple ; et entin à pouvoir assembler ses plaids au son de la cloche. (Traicté des droits honorif., par Maréchal.) (1) Ce château de la Motte est en Chelun, et Louis Heullin y demeurait.
DES PAROISSES DE l'aNCIEN CRAONNAIS. 505
LA CHAPELLE-CRAONNAISE, Capella Credônensis.
Patron : saint Martin; présentateir : l*abbé de Tendftme.
En 1136, Innocent II confirma à l'abbaye de Vendôme la possession de cette église.
hembart, père d'Allemand, d*Affricain, de Geoffroy, d'Hervé, chanoine, etc., était seigneur de cette paroisse au xii' siècle. Le cartulaire de La Roê parle souvent de lui et de ses enfants. Ils relevaient féodalement de Cosmes et de Méral. Ils rendirent la plupart des dîmes de La Chapelle-Graonnaise à Tabbaye de La Roê, qui y possédait un hébergement (herbergamentum) à Thorigné ou Torigné.
Allemand, époux d'AaIez, eut deux fils : Renaud et Gautier. (CLXXVIP charte.)
En 1239, Africain était seigneur de Thorigné. Il eut, de sa femme Jacqueline, un fils qu'il liomma Isembart, comme son grand-père. (CLXXVP charte.)
Raoul de Thorigné était témoin au mariage du seigneur de Château- Gontier et d'Aloise de Laval.
En 1440, Fouquet, seigneur de Rumfort et du Pont-Randoul, en Gossé, marie sa fille, Jehanne de Thorigné, à Jacques de la Petite-Roë, seigneur de Fontaine -Gouverte, de Livré et d'Azé.
En 1197, Gervais Gheorchin, seigneur de La Ghapelle, épousa Pétronille de Laval, dame du four à ban de Laval ; elle n'avait même que la moitié, par indivis, de ce four, avec Sylvestre de la Volue.
Jean, fils du précédent, seigneur de Gosmes et d'Ampoigné, donna à La Roê le tiers dé la grande dime de Cosmes, deux parts de la petite, et fonda, en 1217, la chapelle de la Barre, en Gosmes. Il épousa Mathée de Gosmes ou de Coesmes^ et donna au fief de la Garaudière, ou de la Buzarderie, la haute justice, à l'exception des trois cas de meurtre, de mutilation et de rapt.
Jean, deuxième du nom, contesta les donations de son père; mais, ayant perdu son fils au siège de Chartres, il les ratifia, à son retour, devant Gellent, évêque d'Angers ; il y ajouta le sixième de la grande dime qui lui restait encore, nettotum cannabum^ totumlinum et decimam suorum piscium talipacto ut abbas de Rota, omni tempore jejunii, ad serviendum Domino in ecclesia Sancti-Petri (de Gosmes) faceret. Hoc concessit Adela de Credone, uxor ejus et Paganus primogenilus ejus. » Cette citation, donnée par l'abbé Foucher, a été tirée d'un autre cartulaire que celui de La Roê. Dans celui-ci, plusieurs mots sont changés, et Adèle n'y est pas
S06 ILOTES scR i/histoire particulière
surnommée de Craon. La CXX'' charte ne parle pas non plus de faire Toffice divin tous les jours de jeûne^ mais d'établir au prieuré de Cosmçs un troisième chanoine pour y faire Toffice omni tempore.
Paganus ou Payen Cheorchin« fils de Jean II, donna aussi à La Roô une terre qu'il avait à Ampoigné, entre Monconseil et Chocbebelle. Ce dernier fief avait été donné à La Roê par Maurice P% fils de Hugues de Craon. (CXXP charte.) « Et dédit duas partes praemitiarum agnorum, porcellorum, vitulorum, lanarum et oblalionum quas capiebat in ecclesia Sancti-Petri de Cosmis et sepulturam corporum. >
La paroisse de La Chapelle semble avoir été plus habitée au xii* siècle que nos autres paroisses ; en outre de Thorigné et de Sorcin ou Cheorcin, on trouve dans le cartulaire de La Roê, au Boisrond^ un homme d'armes d'Allemand, nommé Raoul ; un autre Emaud, à Estronié, etc. ; tous ces endroits se trouvent entre le Bourg-rÉvêque, La Chapelle et Cosmes, où habitaient plusieurs seigneurs ou propriétaires, nommés Allemand, Hervé, Guiton, Nicolas, Chotard, Pannetier, Renaud Démon^ etc. (Charte LXV* et autres.) (Voy. Denazé.)
En 1700, Amaury de Madaillan, seigneur de Chauvigny, était seigneur de La Chapelle-Craonnaise, de Livré, d'Athée, etc.
En 1697, noble homme Chrét. de Freseaux, grenetier au grenier à sel de Craon, habitait la maison seigneuriale de Vilgrand.
CHERANCÉ, Carenteium, Charenceium.
Patroi : saiit lartiii; présentitev : le ckapitre d'ABfers : colliteu : TéTèqu i* Allers.
Cette église, retirée des mains laïques par Févèque Ulger (1124-1149), fut donnée à Tabbaye de Toussaint (1).
La famille de Feschal était originaire de cette paroisse, et a donné son nom à une méUiirie que Ton voit au bord de TUsure,
Au milieu du xn* siècle vivait un Robert de Cherancé, cité comme témoin dans la CLXIV' charte de La Roé.
La famille de Feschal embrassa la Réforme, et n'a pas laissé de postérité.
En 1783, Jean-Marie Pierres, titulaire de la chapelle de Terretienl, rendit aveu à la seigneurie de Pommerieux pour la closerie de Basbrecé, dépendant du temporel de cette chapelle. (Arch. dép.^ C, 109.)
La maison seigneuriale de la Mauguinière était habitée, en 1689
(I) Ulgcr retira des mains laïques au moins quatorze paroisses, du nombre desquelles était Azé, et les donna à Toussaint.
DES PAROISSES DE l'aNCIBN GRAONNAIS. SOT
et 1785, par Charles de la Saugère» chevalier, seigneur de Gaubert. Sa veuve, Renée Jarret, habitait Champagne en 1691.
La chapelle de Louresse, desservie à Cherancé, et valant SOO livres en 1648, était présentée par le curé à la collation de l'évéque.