B48 NOTES SUR L*H1ST0IRE PARTICULIÈRE
conseiller au Parlement de Bretagne, et de laquelle ils étaient tous héritiers ; Guy Pierres était veuf en 1703.
On voit figurer le nom de Pierres, en 1732, parmi les gentilshommes qui faisaient la guerre à Jean lY, duc de Bretagne, et aux Anglais, ses alliés. (Lobineau.) Nous avons vu un seigneur du même nom, René Pierres, figurer parmi les ligueurs, en 1592. C'est le même qui. Tannée précédente, commandait Châteaubriant ; lui ou son fils le commandait encore en 1625. (M. Tabbé Pointeau.)
Il succédait, dans ce commandement, à René de Juigné, époux de Claude Pierres, et qui était mort à Châteaubriant en 1580 (1). (Vieux manuscrits.)
En 1850, la terre de Fougeray a été vendue, par M. de Pierres, à M. Mercier-Desloges, époux de M"° Ordener.
Les armes des de Pierres sont : d'or à la croix pâtée et alaisée de gueules. Devise : Pour loyauté sotttenir. C'est à tort que Cauvin, dans son Essai sur V Armoriai du Maine, dit qu'en 1789, le seigneur de Fougeray portait d'azur à trois bandes d'argent.
De 1505 à 1678, la seigneurie des Cheminées a été possédée successivement par André Cadots, puis par Lenormand, par l'abbesse de Nyoiseau, par René Pantaléon, sacristain de Pommerieux, Charles de la Saugère, Jean Viel, Paul Boucault, etc. [Arch. de la Mayenne, E, 17.)
En 1604, René du Tertre possédait le fief de Pommerieux ; et en 1721 , Anne de Cambout, abbesse de Nyoiseau, rendait aveu à un du Tertre, seigneur du fief de Pommerieux, pour la Grande-Blairie.
Le seigneur de Terretient ou Terrequint présentait la chapelle Sainte- Marguerite, valant, en 1648, 24 livres de revenu.
Dans cette paroisse existait l'église de Chéripeau, dépendante du fief du môme nom. Cette église avait un conseil de fabrique, possédait plusieurs revenus [Arch. départ,. G, 57), et les chapelles de la Crocherie, de Saint-Gilles et du Grand-Bois. Cette dernière prélevait, sur quatre-vingtdix journaux, une dîme affermée 80 livres en 1780.
(I) La branche aînée de la famille de Pierres portait le surnom du Plessis-Baudoin. Charles Pierres, vers 1440, posséda Chazé-sur-Àrgos (voir VsLCi. Sénéchaussée); ses deux fils se distinguèrent à Ravennes. Un descendant de René Pierres, Pierre Pierres, capitaine au régiment d'Angoumois, épousa en 178:2 Françoise de La Barre et lui apporta la terre de rEpronnière. De ce mariage vint une fille unique qui, en 1805, se maria au dernier rejeton de la branche afnée, Gabriel-Théodore de Pierres, capitaine aux carabiniers. Plusieurs enfants sont issus de cette union, entre autres M. Stéphane, baron de Pierres, premier écuyer de rimpéralrice Eugénie. Pierre Pierres, son grand-père, avait reçu en 18! 6 le titre de vicomte.
DES PAROISSES DE l'aNGIEN CRAONNAIS. 549
SAINT-QUENTIN, Sanctus-Quintinius (1).
Préseatitrar et collateor : TéYèqae d* Angers.
Saint-Quentin relevait féodalement de Mortiercrolle, qui, lui-môme, relevait de Château-Gontier. Nous ne le mentionnons que parce qu*il fait partie aujourd'hui du canton de Graon.
Jean de La Motte et Haudearde , sa femme, pour faire recevoir leur fils chanoine à La Roê, donnèrent leurs dîmes de Saint-Sauveur et de Saint- Quentin ; mais après leur mort, Robert, leur gendre, contesta la donation, s'empara des bœufs des chanoines de Saint-Sauveur et les vendit. Excommunié pour ce fait, il rendit la valeur des bœufs et investit le prieur de Saint-Sauveur des dîmes contestées, par le don de son couteau, en présence de Renaud de Gastines, de Martin Baston, etc. (LXVI* charte, de 1H7 à H26.)
Isabeau d'Âncenis, veuve de Bertrand Du Guesclin, neveu du connétable, légua, par son testament de 1413, à Téglise de Saint-Quentin, « une houpelande noire, fourrée de menu-vair, pour un mantel, lequel serait prérté aux femmes pucelles le jour qu'elles épouseraient maris .(2).» (Baron de Wismes.)
Sur Saint-Quentin fut livré un des derniers combats contre les Anglais. (Voir p. 288.)
C'est au château de Mortiercrolle, dont les ruines sont encore si remar-
(I) Le curé de cette paroisse avait le litre de doyen de Craon.
(â) Selon le même auteur, voici en abrégé la suite chronologique des possesseurs de Mortiercrolle : Isabeau d^Ancenis, le premier, n'eut qu'une fille, Catherine (voy. renvoi Y, au mot M onlalais), qui, en 1405, épousa Charles de Rohan. Louis, leur flls, épousa Marie de Monlauban et en eut trois fils. Le second fut le maréchal de Gié, mort en 1543. C'est lui qui fonda aux Anges un couvent avec caveaux pour la sépulture de sa famille. Charles, fils aîné du maréchal, ambassadeur à Rome en 1548, hérita de Mortiercrolle; il n'eut que trois filles : l'aînée, Léonore, épousa son cousin Louis de Rohan, prince de Guemené, aveugle dès l'âge de cinq ans, et eut neuf enfants; Pierre, lo second, sénéchal d'Anjou, mourut en \&iî. Il laissa de Madelaine de Rieux une fille qui épousa aussi son cousin Louis de Rohan, prince de Guemené, et fut aussi célèbre par sa beauté que par ses intrigues; elle eut deux fils ? l'aîné fut décapité en 169i pour avoir conspiré contre l'Etat. Son frère aîné, un peu fou, eut trois fils. L'aîné, Charles posséda Mortiercrolle et fut père de quatorze enfants. Le quatrième, Hercule, mort en 1757, laissa labaronnie au dernier de ses enfants, Ferdinand de Rohan, archevêque de Bordeaux, premier aumônier de l'impératrice Joséphine, et mort en 1815. Dans les partagas, son lot fut évalué 387,000 livres; dans ce chiffre Mortiercrolle figure pour 158,000 ; avant de venir aux possesseurs actuels, Mortiercrolle a appartenu aux familles du Tertre de Sancé et de la Barre.
850 NOTES S13R l'histoire PARTICCLIÉRE
quables, que naquit Pierre de Rohan, maréchal de France, gouverneur du duc d'Angoulème, depuis François I". Il aimait les édifices somptueux. C'est probablement lui qui b&tit la charmante chapelle dont la destruction, aujourd'hui imminente et si regrettable, commença sans doute avec le protestantisme des Rohan.
Mortiercrolle est un dés beaux types des châteaux du \\^ siècle : on y sent la grandeur, la puissance des Rohan, Dans ses vastes dépendances, rimagination se représente aisément le va-et-vient, le fracas des nombreux gens d'armes qui le peuplaient au xvi*" siècle, et qui furent si longtemps le fléau du Craonnais. (Voy. pi. XXI.)
Mortiercrolle appartenait encore, en 1728, à Charles de Rohan, prince de Montauban. Ses armes étaient : écartelées au 1*' et au 3** de Navarre, au 2" et 4'' de France ; sur le tout, écusson parti de Rohan (de gueules à neuf macles d'or, 3, 3 et 3] et de France ancien. Ne serait-ce point de ce prince que les anciens habitants du pays racontent que, dans une grande année de famine, sans doute 1683, le seigneur de Mortiercrolle, ayant toujours attendu à vendre ses grains, finit par les laisser se détériorer à tel point, qu'il fut obligé de les jeter dans ses douves ? Sur ces entrefaites, il tomba malade. Il avait peu ou point de religion; peut-être était-il encore calviniste, comme ses ancêtres ; bref, il mourut sans avoir voulu écouter les avis du doyen-curé de Saint-Quentin. Il n'eut pas plutôt rendu l'âme que, dit la légende, les charançons, qui n'avaient plus rien à dévorer, s'attaquèrent si bien à son cadavre, qu'il n'en resta rien. Force fut de mettre à sa place, dans le cercueil, une bûche de bois. Il est probable que, n'ayant pu être enterré en terre sainte, cette bûche fut mise dans le cercueil pour sauver les apparences.
Sur la question de savoir comment les de Preaulx sont devenus possesseurs de Mortiercrolle, voici ce que nous trouvons dans les notes de M. l'abbé Pointeau :
En 1536, Jeanne de Saint-Séverin, dame de Quelaines^ était veuve de Charles de Rohan, seigneur de Gié, du Verger, etc. ;
En 1609, Suzanne de Charnières était dame de Quelaines, de Hous*
say, etc. ;
Et en 1700, Joseph de Preaulx était seigneur des châtellenies de Charnières^ de Quelaines et de Houssay.
Ainsi, il nous semble que Mortiercrolle a dû venir aux de Preaulx par la même voie que Quelaines, c'est-à-dire par les Charnières.
La terre de La Pue, en Saint-Quentin, relevait de Mortiercrolle, lui devait huit boisseaux et demi d'avoine, 3 deniers par argent, et une paire de gants blancs. {Vieux manuscrits.)
DES PAROISSES DE l'aNGIEN CIIAONNAIS. SKI
On sait que la moitié du bourg des Anges est sur la commune de Saint- Quentin, (Voy. année 1491.)
A réglise de Saint-Quentin était attachée la chapelle de la Madeleine, de 40 livres de revenu ; Tévêque en était collateur.
LA ROË, Sancta-Maria de Bosco ou de Silva, Sancta-Maria
DE Rota.
Paroisse et Abbaye royale de chanoines de Saint- Augustin^
CONGRéGATION DE FRANCE,
Préseotatenr : le roi; coUitear : le Saint-Siège.
Nous avons donné à Tannée 1098 ce que nous avons pu recueillir sur la fondation de cette célèbre abbaye. Donnons seulement ici quelques pièces intéressantes pour son histoire et pour celle du Graonnais.
Voici d'abord la charte de fondation :
a Dum divina pietas quotidie nos admonet dicens : Date eleemosynam et omnia munda sunt vobis; facile vobis amicos demammona iniquitatis, ut cum vos defeceritis, recipiant vos in aeterna tabernacuia. Idcirco ego Reginaldus Roberti Burgundionis filins, pro Dei omnipotentis amore et retributione animae mese, ut pius Dominus eripere me dignetur a perpétua morte et pro anima patris ac matris necnon et uxoris meae, quoddam boscum meum Credonensi Castro proximum, ad a^diScandum ibi ecclesiam beatae et gloriosœ Virgini Mariae de jure nieo in jus canonicorum sub fi. Augustin! régula in eadem ecclesia degentinm perpetuo transfundo, ita solidum quod a consuetudinibus omnibus exceptum. Qualiter a Fulcone Andegavensi comité juniore solidum et quietum illud usque in prœsentem diem tenui et teneo, ea siquidem conditione ut nuUus alias ordo intra praefatam ecclesiam, aut in praesenti, aut in futuro,praeter canonicorum, canonicè illic habitantium admittatur. Ut autem hoc donum meum inviolabilem obtineat firmitatem, notum facio praesentibus et posteris meis hanc investitionem Andegavis factam esse supradictœ ecclesiae et ejusdem loci fratribus in caméra et in domini Gaufridi episcopi praesentia, videntibus et concedentibus Mauricio et Henrico et Roberto filiis meis, et ut haec donatio rata et inviolabilis perpetuo subsistât, manu propria subter scripsi : Data Andegavis, III idus feb. (1), in crastino dedica-
(1) 11 février 1006.
S52 NOTES SUR l'histoire Particulière
tionis basilicœ S. Nicolai. In nomine Domini ego Hugo Lugd. archiepisc. subscripsi. Sign. Raginaldi Credonensis. Ego Gaufridus Andegavorum episc. rogatus concessi. Siga. Amati : ego Amatus, Dei gratia Burdegajensis archiepisc. cl S. Rom. EcclesiaB legatus laudo et confirmo. Sign. Ivonis Garnotensis episc. Sign. Hoelli Genomanensis ecclesiœ episc. Eg. Galterus gratia Dei Albanensis ecclesise episc. subscripsi. Sign. Garncriî archidiaconi. > (I^ charte de La Roê.]
Deux ans après fut consacré le premier oratoire du monastère, comme le constate la charte suivante :
« Divisio Parochise nostrae. »
« Benedictionem cimiterii nostri et consecrationem altaris primi quod in hoc eremo habuimus, quo tempore vel quo pontifice quibusve auctoritatibus factœ sunt, ne posteros lateat, eorum notitiam, hislitterisintimamus. Secundo itaque anno dedicalionis Sancti*Nicolai Andegavensis abbati» (1) quam dom. papa Urbanus cum magna parte Romani Senatûs, manu propria consecravit, dom. Joffredus qui cognominatur de Meduana Andeg. magnœ uobilitatis episcopus, a senioribus loci nostri, id est a dom. Raginaido AUobroge et a fîliis ejus, insuper a patribus nostris Roberto, scilicet de Arbrissel, atque a Quintinio exoratus, locum nostrum cum quadam parle personarum ecclesise Sancti-Mauricii visitare dignatus est. Ad cujus adveutum omnes fere populi adjacentium parochiarum cum presbyteris suis, tam propter spem veniae quam sibi ab episcopo donari, ut tieri solet, ad dedicationem cupiebant, tum etiam causa videndi novitatem loci nostri, velociler accurrerunt. Adfuerunt etiam barones totius vicinise. Raynaldus videlicet AUobros in primis, Andréas de Vitreio, Guillelmus de Guierchia, Gauterius Hay cum vavassoribus suis. Quibus omnibus adunatis, antequam episcopus benedicere cimiterium inciperet, iuquisivit a dom. Raynaldo AUobroge utrum essent aliqui habitantes circa nos in forestâ qui possent esse parochiani hujus cimiterii..., tune Raynaldus AUobros habito consilio cum filiis suis et privatis hominibus, designavit nobis parochiam quotquot erant habitantes vel inhabitaturi erant in tota illa foresta quae continetur infra caUem (2) quse diciter Groletum, et aquam quae Usura nuncupatur. »
''^^ (1) Saint-Nicolas d^Angers ayant été consacré en 1000^ ce secundo anno répond nécessairement à 1098.
f2) Uénagc, p. 134, lit cellam. Quelle chapelle pouvait exister alors dans cette espèce de désert ? Nous pensons que c*est bien cailemy sentier, quMl faut lire, et comme le porte le texte ; ce sentier était sans doute le petit chemin qui va de Barillé au moulin à vent des Landes et qui sépare encore les paroisses de La Roé et de BaIlol3. Ce que la charte nomme TUsure, est le ruisseau de Pelletrée, qui, en efTet,
« Quibus auditis episcopus alloquens subinde presbyleros totius viciniae qui aderantf qusesivit ab eis utrum esset aliquis corum qui calumniaretur quidquam in hac parochia quam novam nobis facere volebat, sed nemo eorum gratia Dei calumniatus est.»
« Benedixit ergo episcopus cimiterium nostrum et consecravil altare ia honorera gloriosissimae Mariae, necnon et Sancti-Joannis ministri ejus. Posteafecit nobis indictionem, prœeipiens presbyteris totius Greoniae, ut locum nostrum annuatim visitarent cum processionibus suis. Haec itaque facta sunl 7 kal. maii in Laetania majore (1) Philippo tenente Franciae imperium, beato papa Urbano Romanae dignitatis cathedram oblinente. Constitutum fuit ut ecclesia nostra suae matri ecclesias pro synodo et cirheia (pour les frais de synode et pour la cire) très solidos redderct quia parva erat parochia, quando aliae matres ecclesiae quatuor solidos redderent. » (IP ch. du cartulaire de La Roê.]
Ces redevances à Téglise épiscopale étaient aussi en usage dans le diocèse du Mans. Jublains devait 4 livres fortes de cire, 6 d^huile, ou 12 deniers en argent; Entrammes, 2 livres de cire, 3 d'huile et 2 triens; Àndouillé, Gossé et Saulges, 1 livre de cire, 2 d'huile et 1 triens. (Abbé Foucher.)
On peut voir aux Chroniques, pages 149 et suivantes, ce que les chartes nous apprennent sur les premiers biens de Tabbaye, sur la consécration de son église, en 1137, son agrégation aux Génovéfains de Paris, en 1660 ; et à Tarlicle Livr^, ses tristes démêlés avec ce prieuré. Son cartulaire, qui contient depuis la charte de fondation de 1096, toutes les donations faites à Tabbaye jusqu'à Tannée 1191, nous a donné, pour le plus grand nombre de paroisses, le nom de leurs seigpeurs pendant ce laps de temps.
Voici la liste, aussi complète que nous avons pu la faire, des prieuréscures, prieurés simples et chapelles dépendant de Tabbaye de La Roë, d'après les bulles des papes Innocent II et Luce III, le cartulaire de La Roê, les chroniques d'Hiret, de Barthélémy Roger, etc. :
est le commencement de l'Usure. On voit là quelle était alors retendue de la forôt de Craon.
(1) Le 7 des calendes de mai répond au 25 avril ou jour Saint Marc, autrefois nommé la grande litanie ou procession {Lœtania inajor). Cet anniversaire devint roccasion d'une foire. (Voyez plus loin.)
554 NOTES SUR l'histoire particulière
DONATIONS C0NFIR1CÉS8 EN 1135, PAR INNOCENT n.
DIOCÈSE d'aNGERS.
PRIIURÊS-GURES. PRIEURÉS SIMPLES.
Livré (1). Sainle-Marie-Madeieine du Port-Saunier.
Chomazé (1). Sainte-Marie du Breil-Peuton.
Saint-Sauveur de Fiée (2). Saint-Jean de Longuenaie.
Saint-Germain de Daon. Sainte-Croix desTreilles ou des Barrières.
Saint-Pierre-en-Vaux. Saint-Denis de Blochet avec cimetière (5).
Fontaine-Couverte (3). Saint-Pierre et Saint-Léonard de Che- Saint-Pierre de Brains sur les mazé (1).
Marches. La Madeleine et la Ferrière de Daon (6).
La Rouaudière (4). Saint-Lambert.
DIOCÈSE DE RENfJES.
Saint-Germain, prieuré-cure.
Sainte-Marie de Vilieport, prieuré-cure, donnée, en H3Û, par Hamelin,
évoque de Rennes.
Saint-Pierre de Chance, prieuré-cure.
Sainte-Marie d'Arbrissel, prieuré-cure.
Sainte-Marie de Breil-Ingaud , jadis couvent de femmes, au moins en