L. V . ch. 4o
2. XV* Disc, Milit, Montaigne lui-même a fait un chapitre sur ce sujet, c'est le 9* du livre U. 11 y cite ces vers de Claiidien , in Bujf. y livre U , v. 358 et seqq. , qui peignent merveilleusement un ancien honune d'armes a tout ses hordes :
Fknfis indDcdc wtimaAvt lanûiia membris .
HoribilisTÎta; eredag ■molacra moveri Ferrca , eafnatoqnc virM ipirv» metaBo :
Pw veititui eqaii , ferrata fronle mioaiiliir . FcrraioMpie aorcM, Mcwi tnlDeris. aroMt.
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xxxvj DES MEMOIRES
» arjnes et par telle chaleur, qu'il faut les plusieurs » porter et soutenir par les btas? Vous devez être » le chastel et le fort où tous les autres se doivent » rassembler et fortifier; et l'on ne vous peut consu jr » ne ratteindre ; et certes si les ennemis retour- » noient et vous trouvoient en tel travail et desroy , » cette vaillance vous seroit tournée à honte, par » le dommage qu'à vostre cause pourroit avoir la » compaignie '• »
Toutes les précautions étaient prises pour les hommes d'armes, en qui reposait l'espoir du succès. C'était avec la cavalerie qu'on faisait la guerre; on n'en savait pas assez pour sentir que l'infanterie la fait. L'épaisse encolure des chevaux de Flandre convenait parfaitement à cette pesante gendarmerie ; aussi étaient-ils très recherchés. Equorum robore ^ dit Marchantius , adferendam panopliam agilitateetformâprœstantiiun y adeo ut pvlli aliundè adductiy ex tenui origine grandescant et deformi enitescant^. La Hollande» et la Frise disputoient cet avantage à la Flandre ; les foires de Valkemburgsont encore renommées.
Quant à la tactique , Du Clercq ne rappelle jamais que V ordre en trois batailles. Les manœuvres et évolutions n'étaient cependant pas négligées ,