I. Poésies, Paris, 1809, in-12, p
3 Pantagr., liv. IV, chap. 64. . .
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se mettait à table. On ne voit pas dans les anciens tableaux qui représentent des repas , de fourchettes ni de cuiUers , ni àiéme d'assiettes. De petits carreaux d'étoffe et des pains arrondis tenaient lieu de celles-ci; une sorte de dards remplaçaient les fourchettes. Le festin se terminait par des épices. « En la fin ; sans laver, feurent portés à la grande » table , plats pleins d'espices confites > , comme on » diroit drageries , très bien faites en fachon de » cerfs , biches , sangliers, ours, singes , licornes, » lions , tigres et autres bestes , et en chacun jdat » les armes de ceux que on servoit à icellui dis- » ner. ^ »
A Paris , le duc de Bourgogne dînait en public. « Il avoit fait faire en sa salle un dreschoir ( (buffet) » carré , et degrés de carrure, de quatre ou cinq de- » grés de hauteur, lequel il faisoit , quand il man- » geoit , chargier de vaisselles d'or et d'argent , » ntoult riches; et aux quatre cornets du dres- » choir , à chacun cornet y avoit une licorne qui » estoit la plus riche chose qu'on avoit oncques
I. Un fabliau compte parmi ces épioes/a cannelle, le gingembre et te citoaL M. Roquefort pense que le citoal est la caonelle, ce qui ne peut être puisqu'on la distingue; il soupçonne aussi que c'est le zédoaire, graine aromatique qui ressemble au gingembre, mais qui est d'un goût moins acre et de meilleure odeur.
a. L. III, ch. 3o,
Loodj DES MÉMOIRES
» veue en Franche j car en Franche n'en y avoit »> qu'une petite , comme on disoit , laquelle estoit » à Saint-Denys, pour reliques, et Tavoit jadis » donné un ro y ' . »
LegrâTid d'Aussy , qui invoque une foule d'auteurs , ne cite point le Cérémonial de la cour de Bourgogne , d'Eléonore , ou Aliénor de Poitiers. Cette dame, dans son quatorzième chapitre, indique comment on doit com^rùr la table d^un prince ou d^une princesse. Les curieux peuvent y recourir.
Philippe , gourmand , galatit et dévot , jeûnait quatre fois par semaine^j de la façon la pittsàustète, sans que cela rendît les impôts moins lourds.
Pour fournir à toutes ces dépenses, et mettre de l'ordre dans les comptes, il y avoit un conseil des finances, qui les examinait. U était com{>osé de quelques seigneurs et conseillers que le duc ou le chancelier y appelait, du maître de la chambre aux deniers , des intendants des finances , connus, dans les comptes , sous le nom de gouverneurs trésoriers des finances ; du receveur-général , du trésorier des guerres , de l'argentier et de l'audiencier. Les comptes arrêtés , on les portait , selon Olivier de la Marche > au duc qui les signait.
i.L. lV,ch. 3a.
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Le» principes réeUemeDt conservateurs de Tordre, consacrés dans nos pactes politiqoes ^ étaient déjà connus ) s'ils n'étaient déterminés d'une mamère nette et précise. Le bon sens , comme la folie, a aussi l'autorité de la vieillesse, et l'on devrait Ken lui pardonner par respect pour ce qui a été. « Y a-t-il roy, dit Commines (qu'on ne » soupçonnera pas de carbonarisme), ou seigneur » sur terre qui ait pouvoir , outre son domaine, de » mettre un denier sur ses sujets, sans octroi et » consentements de ceulx qui le doivent payer , » sinon par tyranilie et violence ? » Cette vérité était alors généralement établie parmi nous , et c'est pour l'avoir méconnue que Philippe vit s'élever tant de troubles. En i464 , il convoqua les tr(As états de ses pajs , à Bruxelles , et demanda à ceux d'Artois 18,000 francs, dont on ne lui accorda que i4*ooo ' * Ce prinèe , ami de la magnificence, entouré de courtisans avides, auxquels il n'avait pas la force de rien refuser , était toujours en besoin d'argent. Il n'y avait poiiit alors, proprement, d'économie politique , il fallait de l'or à l'instant , ou l'on s'appliquait à entasser des trésors qu'on aurait pu féconder avec un peu d'habileté. Les Gantois, fiers de leur prospérité, et dont les magis-