‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 47 sur 167 · L. V, cb. aO · texte numérisé non relu

L. V, cb. aO

bœdv DES MÉMOIBES

trats croyaiept jouir de rindépendance , puisqu'ils s'intitulaient seigneurs de Gand » , refusèrent d'accéder aux demandes de Philippe. Du Clercq retrace ce soulèvement avec vérités Le peuple était sans frein et traitait directement avec ses maîtres. Voici, à ce propos, un expédient, pour s'assurer de la volonté populaire, qui caractérise une époque de faction, et rappelle la simplicité des temps antiques. Le roi de France devait nécessairement se placer entre son vassal, le comte de Flandre, et ses sujets : c'était le moyen de les dominer l'un par les autres. Aussi Charles VII n'y manqua-t-il pas. Ses ambassadeurs se rendirent à Gand. <t Ils feureiit » très honorablement receus; et venus en ladite » ville , assemblèrent tout le commun sur le mar- » chié, et illecq leur monstrèrent les sauf-conduits » qu'ils apportoient du duc de Bourgongne, leur » seigneur , pour aller devers lui ou son conseil , » adfin de trouver la paix entre eux et le duc. Lors » feurent d'accord les Gantois ensemble que touts » ceux qui vouUoient avoir la paix, se tirassent » d'un lez et costel du marchié , et ceux qui n'en M vouUoient pas , d'un autre lez et costel j et ainsi » se divisèrent en deux parties , dont il y en oit » d'une partie sept mille , lesquels désiroient touts

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