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2. AeXTtovTY.ç *E(rTtaç, 8 (20) mars 1887 ; Philologische Wochenschrift, 23 avril
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ont décrit les trouvailles dans un intéressant article que nous résumons'.
Le tombeau à coupole de Dimini ressemble à celui de Menidi ; la Iholos a 9 mètres de haut (8«,74à Menidi), le diamètre inférieur est de 8" ,50 (S^SS à Menidi), Le mode de construction— petites pierres calcaires superposées sans mortier — est identique dans ces deux tombeaux. L'intérieur était comblé par Téboulement du sommet On commença par déblayer le corridor d'accès ou dromoSy long de 13™,30, où Ton trouva des ossements d'hommes et d'animaux, des plaques d'or et des tessons de vases de type mycénien. Les fouilles à Tintérieur furent plus fructueuses. Il y avail des corps incinérés et des ossements humains mêlés à des ossements d animaux. Voici l'énumération des principales trouvailles.
l" Objets en or. — Une bague de 0"»,022 de diamètre, avec gravure indistincle (un ou deux chevaux ?). Deux pendeloques en forme de coquille, analogues à Schliemann, Mycènesy fig. 162. Un ornement en forme de petite cruche, analogue à un objet de Menidi. Perles, coquilles et spirales analogues à celles de Menidi. Sept ornements en forme de lis. Quatorze rosaces. Un grand nombre de feuilles d'or. Des objets analogues se sont rencontrés à Menidi, Mycènes et Spata.
2* Objets en pâte de verre. — Baguettes, coquilles, plaques, ornements en forme de lis, rosaces, perles, pendeloques, analogues à des objets de Menidi et de Spata.
3^ Objets en os, — Boutons, dont quelques-uns ornés de rosaces. Plaquette carrée avec deux rosaces. Analogues à Menidi.
4* Objets en bronze, — Cinq pointes de flèches. Rosaces à douze feuilles.
5« Objets en pierre. — Cône en pierre noire (cf. Schliemann, 7Vfynthe^ fig. 15). Cachet en lapis-lazuli, percé dans le sens de la longueur; dans l'ouverture est passé un fil de métal. La représentation est indistincte (chien couché?). Perle cylindrique en pierre bleue. Perle d'agate.
6» Objets divers. — Vingt coquillages du genre Conus, dont deux percés d'un trou. On en a trouvé également à Nauplie et dans un grand nombre de gisements néolithiques. Les fragments de vases sont tantôt sans ornements, tantôt décorés seulement de larges bandes.
1. Mittkeilungen des d, Instit., 1886, p. 436-443. Cf. Miltheil., 1885, p. 99. Des renseignements fort inexacts ont été publiés dans divers journaux : Evening Standard^ 2 mars 1887; Classical Bevievo, 1886, p. 83; The Academy, 30 avril 1887, p. 314. Cf. r'Apxaio/oyixbv 8e>T:ov des mois de janvier et février
Philippopolis. — M. Papageorgios a signalé la découverte d'un manuscrit d^Aristof e, datant du xiii<^ siècle, dans la bibliothèque d'un nommé Johannis Schiagunis, magasinier aux chemins de fer orientaux. Le manuscrit, composé de 180 feuillets in-4, contient ::epl 9jpovou, pi6X(ov a', P', y'; xepl Yevéaecoç xal çOopaç, Pt6X. a', P'; wept ^^<î> Xcyoç a', p', y'. Le texte diffère notablement de celui de Tédit ion Didot. Des scolies à Tencre rouge sont écrites en marges
Amorgos. — M. Dûmmler a publié un important travail sur les nécropoles préhelléniques de cette ile*. Les tombes, formées de plaques de marbre, où les morts paraissent avoir été ensevelis dans la position accroupie, ont été découvertes jusqu'à présent sur douze points de Tîle, Kcixiva )^(0[jLaTa, Zùxrtfjpa, Koxpcç, AcoxaOïaixrra, etc. L^ objets recueillis sont des outils en obsidienne, des poteries plus on moins grossières rappelant les types d'Hissarlik, de Tirynlhe et de Mycènes, des coupes de marbre, des perles et des amulettes, des fibules, des pointes de lance, des poignards en bronze, etc. Â la différence de Mycènes, les épées font complètement défaut. Les fibules ressemblent à celles d'Olympie, du Dipylon à Athènes et de la grotte de rida en Crète*. La nécropole de Phylakopi à Milo a donné des objets analogues. Tant à Amorgos qu'à Milo on a trouvé de ces petites idoles plates en marbre, où Thiersch a reconnu le premier l'œuvre d'une population préhellénique répandue sur une partie de TArchipel*. M. Dûmmler serait disposé à croire, comme M. Koehler, que la
1. Phiiologische Wochenschrift, 16 avril 1381, p. 482. Il a été question de ce manuscrit à T Académie des inscriptions (A. Croiset).
2. MUlhti/. des d, Insiit., 1886, p. 15-46, avec deux planches. M. Dumont avait déjà signalé des objets néoUthiques à Amorgos dans la collection du papas Prasinos (Revue cu-chéoLy 1867, 11, p. 143). Dans le même travail, que Al. DOmmler n'a pas cité, M. Dumont appelait l'attention (p. 147) sur une pierre en forme de table, dite xpaiteCa OsoO, qui est l'objet d'une vénération superstitieuse dans l'île ; elle est à droite de la route de Castro aux ruiues d'Aegialée.
3. Cf. MiUheiL des d, Instit., 1885, p. 67; Studniczka, Beilraege z. allgriech, Tvachl, p. 100.
4. Thiersch, AbhandL der mùnch, Akad., philoL Classe^ 1836, p. 535; cf. Ross, Arch. Aufsaelze, t. l,p. 53; Koehler, MiltheU. des d.InsL, 1884, p. 166; Joum, ofHelL Stud., t. V, p. 50; t. VI. p. 235. Une idole semblable a été signalée à Delphes par J. Schmidt {MiUheiL d, rf. Inst., 1881, p. 361); une autre, provenant, dit-on, de Tégée, a été gravée dans le Voyage archéologique de Le Bas, Monuments figurés, pi. 123, n<» 1; je ne possède d'ailleurs ancuac renseignement sur cette statuette, qui n'a pas été mentionnée depuis. H est inexact qu'on n'en ait trouvé de semblables à Naucratis, comme le dit M. Dûmmler {MiUheiL^ 1887, p. 81).
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civilisation de Mycènes est carienne; mais il pense que celle des Cyclades appartient aux Lélèges, qui auraient été asservis par les Cariens, puis rejetés avec les Cariens sur la côte asiatique par les envahisseurs doriens et ioniens. II repousse par conséquent ridentiÛcalion des Cariens et des Lélèges, proposée par Deimling et acceptée par plusieurs archéologpues. La civilisation des Cyclades serait Tintermédiaire entre celle d'Hissarlik et celle de Mycènes, dont la céramique a été influencée directement par celle des îles, née elle-même de cette industrie très ancienne et presque I)arbare qui a été découverte sous la colline d*Hissarlik.
De nouvelles inscriptions grecques d'Amorgos ont été publiées par MM. Halbherr* et Dûmmler*. Trois d'entre elles appartiennent à Tépoque la plus archaïque et contiennent des formes qui se rencontrent pour la première fois*.
ScYROS. — Dans une localité de celle île appelée Kampos on a trouvé une colonne funéraire haute de l'^ySO avec Tinscription : ©aujjutplîYî, Eû[JLT^Xou *Pa[i.voua{ou ^'^ivrip, 0eo3(op3u *P3c;jivouj(o'j yuvi^ * .
TiiASOs. — M. Théodore Bent, l'auteur d'un bon livre sur les Cyclades et de plusieurs articles relatifs aux lies de la mer Egée publiés par le Journal of Hellenic Sludies, est ai rivé au mois de mars à Thasos avec un firman du khédive d*Égypte l'autorisant à y faire des fouilles. Les travaux ont commencé dans les environs du port de Liménas; on a découvert dès le début quelques tombeaux et des textes épigraphiques, entre autres une inscription en l'honneur de Flavia Vibia Sabina, grande prêtresse, et une longue dédicace de la ville des Thasîens, 1^ 6aa{ci)v iccXtç, à Caracalla, Julia Domna et Septîme Se. ère. L'inscription appartient à l'architrave d'un édifice situé au nord du port, là où M. Miller inclinait à placer le temple d'Esculape. M. Bent a aussi fait le tour de l'île en calque et pratiqué des sondages en divers endroits. A la fin du mois d'avril il a quitté Thasos, annonçant des fouilles plus considérables pour l'hiver prochain.
M. Chrislidis me communique quelques fragments d'inscriptions de Thasos. Des estampages de ces textes mont été remis par M. de Launay, ingénieur chargé d'une mission dans l'Archipel.