Brisée de to^ côtés. Caractères romains avec apices
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La quatrième ligne ferait penser à une épitaphe métrique.
2. Fragment qui parait intact en haut et en bas. Haut. 0^,15; larg. 0«",17. Les caractères sont archaïques (haut. 0",01 à 0",0I5). Je donne ce fragment en fac-similé, parce que trois lettres présentent des formes qui manquent dans Talphabet de Thasos des Studien de M. Kirchhoff (4« édition, 1887, pi. I). Ce sont le x, le ? et le p.
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3. Grand fragment récemment trouvé par un cultivateur, près de l'emplacement des fouilles de M. Miller à Lijménas. Brisé en haut et à gauche; intact à droite à partir de la 4* ligne. Haut.0°^,3!2; larg. 0n>,24; haut, des lettres 0«,008. Caractères du ni« ou du iv« siècle avant J.-C. ; S à branches divergentes ; 6, O et û plus petits que les autres lettres; Il à branches inégales.
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La collection de M. Chiislidis à Panagia s'est enrichie, dans le courant de Tannée 1886, de deux statuettes en marbre acéphales représentant Esculape et d*un banquet funéraire haut de 0",35 sur 0™,50 de large. M. Christidis m'a envoyé un croquis de ce bas-relief, que je regrette de ne pouvoir publier à cause de l'imperfection du dessin. Du moins la scène est-elle suffisamment claire. A droite, le mort couronné étendu sur un lil, tenant de la main droite levée une corne à boire, de la main gauche un petit vase ; deriière lui on distingue les replis d'un serpent (?). Sur le devant, une table chargée de gâteaux en foi me de pyramides et de demi-sphères. Plus loin, assise sur le lit, les pieds sur un tabouret, une femme drapée tenant de la main gauche un coffret (?). A sa droite, posée à terre, une grande amphore. Les personnages qui suivent, de taille plus petite, occupent la gauche du relief; ce sont trois femmes et trois enfants. L'une des femmes porle sur la tête un objet de grande dimension mais indistinct (coffre, panier ?). A gauche, dans le haut, la tète du cheval parait à ti avers la lucarne. Les détails de ce relief sont connus : on sait combien l'interprétât ion est encore obscure*. Je me souviens d'avoir vu plusieurs reliefs analogues à Thasos : ils sont particulièrement fréquents dans le voisinage des sanctuaires d'Esculape : or ce dieu, comme le prouvent entre autres les statuettes acquises par M. Christidis, avait certainement un temple à Thasos.
1. [Cf-, Hicks, Journal of Bellenic StudieSy t. VllI, p. 401, qui a publié un texte plus complet de la même inseriptioa, avec un essai de restitution.]
2. Le dernier travail à ce sujet est celui de M. Michhoefer, JahrbtAch des deulachenlnsUtutSf lB87,.p. 21-32.
Calymnos *. — Un Anglais établit à Smyme, M. Paton, a récemment procuré au Musée Britannique une intéressante série de vases archaïques découverts il y a cinq ou six ans dans des tombes de Tile de Calymnos près de Pothia ■. Par le style et la forme, ces vases rappellent ceux dialysos, mais ce sont en partie des imitations maladroites de types archaïques, comme on en rencontre fréquemment à Chypre. L'archaïsme factice, qu'on a trop souvent cru reconnaître dans les œuvres de la sculpture et les inscriptions, est certainement très ordinaire dans les produits de la céramique. Les amphores panathénaîques sont lespremiei*s exemples que Ton ait cités de cette manie, mais voici que Ton en trouve un peu partout, tant dans la céramique proprement dite que dans les produits des coroplastes. Une étude sur les œuvres d'art archaïsantes serait un travail bien méritoire et bien utile, pour lequel les matériaux ne manquent pas ; il faudrait distinguer le pastiche du style traditionnel, l'archaïsme voulu de l'archaïque subi. Le premier est plus fréquent dans les œuvres de l'art, le second dans celles de l'industrie.
Les vases de M. Paton sont généralement sans figures, mais le septième de la série est orné de deux cerfs opposés à un cerf et à une chèvre de part et d'autre d'un palmier ; de Tautre côté on voit encore deux couples de deux cerfs de part et d'autre d'un arbre semblable. Les corps des animaux sont mouchetés de points, les cous marqués de hachures. Un autre vase présente deux oiseaux aquatiques et quatre dauphins avec un grand ornement végétal.
Carpathos. — Cette île, située en dehors des routes que l'on suit à l'ordinaire, a été fort peu visitée par les archéologues ; celui qui Ta étudiée avec le plus de soin, depuis Ross, est un ancien membre de l'École d'Athènes, M. Mondry-Beaudouin *. M. Bent en a rapporté ré-
i. Ciassical Revievo, 4887, p. 80.