PhUologische Wochenschrift, 9 février
Atoç ToD (jojTfipoç. Cet autel, suivant M. Conze, ne serait aulre que le grand autel dont le nom était jusqu'à présent ignoré.
Peu de temps avant l'interruption des travaux (mai 4884) on a trouvé l'entrée nord de Torchestre avec une architrave ornée de masques portant Tinscription :
'AxoXXoîwpoî 'ApTi[JL(ovo^ ye^6\Lî.^o^ YpajJUJLa'^yç 5t^[jlou tcv 'jruXwva xai to ev auTcJ) zéiaajjia Atovjao) xaOr^YsiJLcvt xal tù) St^iaw *.
M. Ramsay a communiqué à la Société archéologique de Berlin un bas-relief appartenant à un particulier de Smyrne et qui représente un cavalier nourrissant un serpent, avec un adorant à droite. Audessous on lit l'inscription : '0 SeTva 'AxcXXjwvicu vswxcpoç 'A6Tî[vaç v'.y.Ti^opJou Tip(ùi IlspYajjui). F. Lenormant avait déjà cru reconnaître le héros Pergamos dans une figure d'un groupe de terre cuite attribué à cette ville. Il est difficile de dire si le héros est représenté par le serpent ou par le cavalier. Mais il est assurément impossible de voir dans ce dernier un vainqueur à la course des flambeaux. Celte hypothèse ne repose que sur une fausse interprétation proposée par Krause du célèbre vase de Pergame '; ce savant pensait que la lampadodromie, à Pergame, devait s'exécuter à cheval. Les prétendues torches des cavaliers figurées sur ce vase sont tout simplement des houssines, comme cela a été reconnu depuis longtemps.
Cappadoce, Phrygie, etc. — M. Ramsay, le vaillant explorateur de l'Asie Mineure, a fait un exposé de ses découvertes à la Société archéologique de Berlin, dans la séance du 5 février 1884'. « De même, dit-il, que le système actuel des routes en Anatolie s'explique
). Cf., pour le nixa<j[UL et le ityAtay, Athénée, XiV, 16, p. 622.
2. Ni M. Ramsay, ni M. Christian Belger, qui a résumé sa conférence (PAilologische Wochenschnft^ i«' mars 1884), ne paraissent savoir que le vase décrit par Choiseul Gouffier se trouve depuis un demi-siècle au Musée du Lonvre (salle des antiquités de l'Asie Mineure; Clarac, Musée de Sculpiure^ pi. 190 a, n» 355). Remarquons en passant combien certains savants étrangers connaissent pea notre grande collection nationale. Dans son numéro du 16 février 1884 (p. 221), la Philologische WochenschrifC annonçait, d'après la Vossùche Zeilung^ que Ton venait de placer an Louvre des fragments du temple d'Apollon à Milet découverts par MM. Rayet et Thomas aux frais de MM. de Rothschild. Ces fragments sont déjà décrits, comme aussi le vase de Pergame, dans la 6« édition (1831) du Guide à Paris de Baedecker (p. 96).