‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 65 sur 406 · Agathias, II · texte numérisé non relu

Agathias, II

.5. V. l'article Anaïtis, par Ed. Meyer, daos le Lexikon der Mythologie de Roscber.

eaux et de la fertilité, celle qui augmente les troupeaux et la richesse, celle qui rend les femmes fécondes. Suivant Bérose, Artaxerxès II (404-362) aurait introduit le culte d'Anaïtis en Perse et lui aurait construit des temples à Babylone, Suse, Ecbatane, Persépolis, Bactres, Damas et Sardes. Ce témoignage est conûrmé par les inscriptions des Achéménides : Artaxerxès II est le premier qui invoque Mithra et Anahita à côté d'Ahura Mazda, tandis que ces deux divinités ne sont jamais mentionnées dans les nombreuses inscriptions de Darius et de Xerxès. A Tépoque gréco-romaine, le culte d'Artémis persique se répandit sur la côte d'Asie Mineure, après avoir envahi l'Arménie et la Cappadoce. Nous savions déjà par Pausanias qu'il élait florissant en Lydie *, où nous en trouvons des traces à Hiérocésarée, à Sardes, à Hypaepa et à Philadelphie. Le texte de Pausanias, que nous avons cité plus haut, au sujet de la fourberie des mages d'Hypaepa, ne laisse aucun doute sur la nature du culte auquel ces f Lydiens persiques » étaient adonnés.

Nous avons vu Anaïtis formant un couple divin avec Mén Tiamou ou Zeus Sabazios', qui sont des dieux solaires comme Anaïtis Àrtémis est une divinité lunaire. Ces couples ont pour prototype l'association d'Anahita et de Mithra, le dieu du soleil, invoqués ensemble dans les textes de la Perse à partir d' Artaxerxès II.

M. Paris a publié récemment {Bulletin de Correspondance Hellénique j 1884, p. 378) une inscription qui paraît également se rapporter à Anaïtis.

'ExoXaJÔTQ 'Afi-pifaç olxo (= utco) MiQTpoç <I>tXe(5o; Iç toÙî ji-acrroj*; l\ à^xapTCov Xq^ov XaXi^aaaa..,

« L'épithète $tXetç, appliquée à la mère des dieux, dit M. Paris, est nouvelle ; je ne puis en trouver l'origine. » Si l'on rapproche ce texte de ceux que nous avons cités plus haut, où Anaïtis paraît également comme donnant et guérissant des maladies, il semble vraisemblable que M^jTTip ^iXefç n'est qu'un autre nom ou un surnom local d'Anaïtis. Cette divinité dans morbos et adimens paraît identiOée à Latone dans une curieuse inscription d'Orta-Keui en Phrygie : 'Açti; ôeoSoTou eixapttyro) Mr^pi AtqtoT oTt èÇ ccBuvxrwv SuvaTa T.o\t(^. M. Ram-

1. Paus., III, 16, 8 : Ka^xoi ôtaiJLtpivtïxev Ui xa\ vOv ttîXïxoOtov ovot^a tt) TavptXTj 6eû, w<jT« àiiçioSïjToOffi |icv KaintdSoxBç ol tov EuÇevov oIxoOvts; to ayaX[i.x etvflîi içapi Œçiaiv, àpLçtoÔYjToOai 81 xa\ Audûv o?î l<n:iv 'AprliiiÇo; Upbv 'Avaiîtt- 5o;. — làid., V, 27, 5 : "Etci yap AvôoÇç èm'xXtidiv Ilepfftxol; hpà ïv xt *Ispcxotioapefa... xa\ èv 'Tuaiitoiç.

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