PMlohgische Wochenschrift, 17 avril
Magnésie ne peut être qu'Antigone Monopbthalme : or ^ il n'est pas encore nommé roi, ce qui place Tinscriplion avant 306. D'autre part, comme Antigone n'a conquis la satrapie de Lydie et la côte de la mer Egée qu'en 319, la date de notre texte doit être placée entre 319 el 306. Les inscriptions dialectales datées sont assez rares pour que ce résultat des recherches de M. Meister soit à signaler.
Myrina. — M. Démosthène Baltazzi m'annonce qu'on vient de découvrir à Myrina une terre cuile représentant un éphèbe jouant de la lyre avec la signature MHNO0IAOT YMNIIAOT. Cette signature, si M. Baltazzi Ta bien luî, est assez singulière : nous connaissons beaucoup de figurines signées MHNO0IAOY, on a un exemple de nreOAnPOY tôt MHNOOIAOY, mais que peut signifier le nom d'TMNnAHZ accolé à celui de Ménophile? Faudrait-il y voir une allusion au sujet même de la statuette? Nous avons réuni, M. Potlier et moi, dans le premier fascicule de notre ouvrage sur la nécropole de Myrina, toutes les signatures de tenues cuites qui nous étaient connues jusqu'au mois de mars 1886 : et voici que nous allons être obligés de publier, à la fin du second fascicule, un appendice à ce petit Corpus*. L'appendice comprendra notamment les figurines signées de la collection de M. Gréau, récemment publiée par M. Froehner, et celles que M. Froehner a signalées dans le catalogue de la collection de M. Hotfmann, qui a été vendue au mois de m li dernier.
Puisque j'ai été amené à parler de la Collection Gréau et de son éditeur, qu'on me permette de renvoyer mes lecteurs à l'article que j'ai publié dans la Revue critique du 21 juin 1886, en réponse à certains propos de M. Froehner touchant les fouilles de TÉcole française à Myrina. Je ne veux point perdre mon temps à réfuter les erreurs d'un archéologue qui présente sérieusement au public, comme d'inimitables chefs-d'œuvre, les produits d'une récente fabrique. Il me suffit, puisque cet archéologue m'a pris à partie, de signaler ici ràvrCîwpov que j'ai cru légitime de lui offrir.
PoMPÉioPOLTS. — Le Musée du Louvre a récemment reçu en cadeau deux briques ornées de masques trouvées à Pompéiopolis (Soli;, dans les murs de la ville du côté de la mer. Elles étaient, dit-on, posées à plat Tune sur l'autre et séparées avec du ciment, comme les briques ordinaires qui servent à la construction des murs. Il est possible que ces briques aient fait partie de la décoration d'un théâtre.