‹ Chroniques d'OrientChapitre 104 sur 410 · Ou à Athènes par des Italiens · texte numérisé non relu

Ou à Athènes par des Italiens

2. Le type dominant est celui d'Hercule au repos. Je crois que ce sont les premières terres cuites asiatiques qu’on ait fabriquées : on les vendait, en 1878, sous le nom de terres cuites d’Éphèse, et le Musée de Berlin, en ayant acheté tout un lot, força le marchand à le reprendre en échange d’une statuette de bronze archaïque.

les groupes crétois, dont j’ai vu des spécimens en 1880 au bazar de Smyrne, contrefaçons grossières qui ne pouvaient guère induire en erreur; il y a enfin, à ce que m’apprend M. Baltazzi, beaucoup de figurines grotesques du type de celles que M. Rayet attribuait à Pergame, maisdontje n’ose contester l’authenticité surla foi de quelques photographies que j’en ai reçues. Dans la plupart de ces figurines, l'intérieur est artificiellement sali avec une sorte de boue jaune; on trouve des cailloux, mais point de radicelles adhérentes aux parois. Voilà du travail pour les archéologues de l’avenir : il faudra vingt ans de recherches patientes et peut-être d’analyses chimiques pour débarrasser les collections privées et quelques collections publiques des figurines apocryphes dont elles ont été enrichies depuis cinq ans. Mais la justice exige que les fabricants de ces objets et leurs complices n’échappent point aux peines légitimes inscrites dans tous les codes contre les faussaires. Quant aux dupes — marchands, amateurs ou archéologues — ils recevront une rude leçon de méfiance, et se hâteront peul-être de l’oublier 1 .

Hypaepa. — En attribuant avec d’autres à Texier l’identification d’Hypaepa et de Tapaï (plus haut, 1885, II, p. 97), je m’aperçois que j’ai fait tort à Cousinéry, qui écrit ce qui suit, par manière d’épisode, dans son Voyage dans la Macédoine (Paris, 1831, t. I, p. 202) : « Le mot de Tapoï, qui n’a aucune signification en turc, pourrait provenir du nom de cette ville ancienne {Hypaepa), à cause de la difficulté qu’ont dû éprouver les musulmans à prononcer le mot d’Hypaipa, surtout en y ajoutant l’article. Nous remarquâmes dans les ruines de cette ville beaucoup de restes de bâtisses, mais très informes. Nous vîmes aussi, gissante au coin d’une rue, une statue antique de femme, plus grande que nature, qui nous parut bien drapée et d’un beau travail, mais dont la tête avait disparu. »

Quand donc se trouvera-t-il un oisif de bonne volonté pour dresser la bibliographie de la géographie ancienne? Il est à peu près impossible, dans l’état actuel de nos répertoires, de savoir au juste quels voyageurs ont visité tel ou tel site ancien. L’essai de bibliographie géographique que j’ai donné dans le second volume de mon Manuel et la Bibliotheca geographica d’Engelmann, qui s’arrête d’ailleurs en 1858, sont l’un et l’autre tout à fait insuffisants. M. G. Hirschfeld a publié récemment, dans les Geographische Jahrbücher (t. VII, p. 553 et suiv.), le modèle de ce que devrait être une bibliographie raisonnée

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