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tracé même de la route de Manlius ; 3° elle n’était pas voisine de l’embouchure du Lysis, car ce territoire appartenait à Sagalassos et n’était pa,s une cité indépendante.
« Cela posé, pour découvrir Lysinia, il nous suffisait d’étudier le cours du Lysis. A Elmadjik, nous trouvâmes une inscription dédiée par le sénat et le peuple, rt |3ooXr; sus b oîjp.cç ; le possesseur du marbre m’informa qu’elle avait été apportée là d’un ancien site placé sur la rivière à 3 milles de distance environ. Nous nous y rendîmes et trouvâmes un pont romain avec quelques ruines in situ.
« Colbasa est presque certainement représentée par les ruines étendues de Giaour-Euren, près de Geuldé, à six heures au sud de Rouldour, près de la route directe de Bouldour à Termessos. Quelques rares monnaies, dont deux sont au Musée Britannique, portent la légende KOABACCEflN.
i( De la vallée du Gebren, nous fîmes une courte excursion par delà les montagnes dans la vallée du Taurus (Istanoz-Tchai). Mon but était de voir la route par laquelle Manlius passa dans son raid en Galatie. La vallée de l’Istanoz-Sou a été si complètement explorée au cours de notre expédition de 1884, et les inscriptions recueillies ont fourni tant de noms anciens, que la topographie de cette région pouvait être considérée comme fixée. Dans les Mittheilungen de 1885 *, j’ai montré que les cités d’Isinda, Pogla, Andeda, Berbe, Colonia, Comama et le dème des Perminodeis se partageaient ce district. Je me rendis en hâte à Comama et j’y trouvai trois ou quatre inscriptions qui m’avaient échappé dans une visite précédente. Je crois qu’aucun autre Européen n’a jamais visité Comama et le nom même en était ignoré, jusqu’à ce que les inscriptions que j’y découvris en 1884 justifièrent la lecture de certaines monnaies et permirent de le retrouver dans un texte corrompu de Ptolémée. Mais en 1885 l’éditeur des Mittheilungen n’a pas cru devoir accepter le nom de Comama et l’a corrigé partout en Comana.
«• Je crois qu’il ne peut plus y avoir de doute aujourd’hui sur ce point : Manlius, dans sa marche de Termessos en Galatie, suivit partout la route directe. En parcourant aujourd’hui cette route, on trouve une série de points qui tantôt ont certainement été touchés par lui, tantôt s’accordent le mieux avec le récit de Tite-Live. Les identifica-
1. Ramsay, Mittheilungen des deulschen Instituts, 1885 (t. X), p. 334 et suiv. Je profite de l'occasion pour signaler l'excellent index des tomes VI à X des Mittheilungen , qui vient d’être publié à Athènes, et celui de V Archaeologische Zeitung, 1843 à 1885, qui est un monument de patience et d’exactitude.
tions les 'plus certaines sont Synnada (Cassaba) et le Metropolitanus Campus (Tchal-Ova), puis les Rhotrini fontes (les grandes sources à 10 milles à l’est d’Apamée). En identifiant les deux derniers points (l’identification de Synnada est due à M. Perrot en 1876) dans le Journal of Hellenic Sludies de 1882, je négligeai de faire remarquer que le nom latin Rhotrini fontes (généralement changé, par une conjecture malheureuse, en Obrimae fontes ), n’est guère qu’une légère altération du nom grec A'jpoy.pï;vc't xrjyal ou AùXo v.pfrq et devait s’écrire Rhocrini Fontes. M. Hirschfeld a identifié Aporidos Komè avec la moderne Paradis ou Baradis, voisine également de la route directe. Darsa doit être Darsila, c’est-à-dire Darzela ou Zarzela, la moderne Bouldour. Cormasa et Lysinia sont l’une sur le chemin de Manlius, l’autre à peu de distanee de la route directe, d’après les positions que je leur ai assignées, et les fines Sagalassensium se trouvent près du lac de Bouldour (la A i[j.rr, de Polybe, improprement appelé paludes dans Tite-Live). Si l’on cherchait le plus court chemin praticable entre Termessos et Synnada, on n’en trouverait pas de plus direct que celui que j’indique*.
« Le passage à travers les montagnes s’ouvre au sud entre Foulla (Pogla) et Urkudlu ; au nord, il s’ouvre vers le petit village d’Azizié. C’est un passage facile, excepté là où la route, autrefois parfaitement aménagée sur le versant plus rapide du côté sud, a été ruinée par suite de la négligence des Turcs.
« L’identification de Bouldour (le nom officiel est Bourdour) avec l’ancienne Zorzila, Zarzela ou Durzela, et de celle-ci avec Darsa (pour Dar[si]!a) de Tite-Live, peut sembler un peu téméraire. J’ai d’abord été amené à croire, en étudiant la liste des cités de Pisidie dans Hiéroclès, que le groupe des villes de Mallos, Adada et Zorzila devait se trouver sur le lac de Bouldour, et que l’ordre suivi autorisait l’identification de Bouldour avec Zorzila. La ressemblance qui existe entre ces deux noms était un argument de plus. Puis, je remarquai que la Darsa de Tite-Live devait être dans le voisinage, et je ne mettais pas en doute que Taxai; s’tprjpivov Darsa ne fût un nom corrompu par les copistes.
« Il reste dans la vallée du Gebren-Sou trois sites de villages ou de villes : un près d’Aksché-Euren (petite ville, une seule inscription), un autre à Azizié (simple village), un troisième à Ak-Euren. Dans celle dernière localité, nous trouvâmes une curieuse inscription men •
1. Cf. un récent article de M. Ramsay dans V American Journal of Archaeologj, 1886, p. 128-131.
tionnant le dème twv MaxpoiceSsaSv. Le Maxpov iceSîov est la longue vallée étroite qui longe le Lysis au-dessus de Lysinia. L'inscription porte une double date, è'xooç (3p' pv', qui indique l’emploi de deux ères. Si l’une est de celle de Cibyra, 22 après J.-C., l’autre serait 70 après J.-C., probablement celle de la formation par Vespasien de la province de Pamphylie.
« Le long du lac de Bouldour, il y a de nombreux sites antiques : à l’extrémité sud et sur la rive du sud-est, jusqu’à Bouldour et au delà, le territoire appartenait à Sagalassos. A l’époque byzantine il était probablement séparé de Sagalassos et peut-être identique à la Regesalamara (Regio Salis Amara) d’Hiéroclès. Le lac de Bouldour est, en effet, un lac salé et produit du salpêtre.
« Près de l’extrémité sud du lac, à Kilij , se trouve une ville découverte en 1885 par M. Sterrett : c’était probablement Mallos ou Malos de Pisidie. De l’autre côté du lac est le village d’Ilias, que les Turcs prononcent Illes ou Elles. MM. Duchesne et Collignon entendirent parler de ruines sur ce point : M. Smith, qui m’accompagnait en 1884, visita le village et y copia quelques inscriptions; en 1885, M. Sterrett découvrit le site de l’ancienne cité à un mille environ vers l’est du village moderne. Je suis arrivé à la conclusion que cette cité doit être Adada et que le nom moderne dérive de saint Élie, auquel une chapelle aura été consacrée dans le voisinage.
Il y a toutefois une objection sérieuse à celte identification. Un milliairedu consul M’. Aquilius (130 av. J.-C.), trouvé à Yarashli, l’ancienne Takina ou Tagina, donne la distance d’Éphèse sous la forme CCXXI1I ou IKI". Cette distance est évidemment mesurée sur la grande route orientale d’Éphèse par Tralles, Laodicée ad Lycum et Apamée; en cet endroit une route secondaire doit s’être détachée et avoir longé la frontière méridionale de la province d’Asie en passant le long des rivages nord et ouest du lac de Bouldour à travers les villes que j’ai nommées par conjecture Mallos et Adada. La conséquence naturelle est que ces deux cités étaient asiatiques, puisque la route qui longeait la frontière sud de la province devait se tenir en deçà de cette frontière. Or, Adada ne parait pas avoir été une cité asiatique : comme Termessos, c’était une ville autonome et Ptolémée la place en Pamphylie. Il y a, il est vrai, une monnaie d’Adada avec un nom de magistrat, citée par Mionnet d’après Sestini; mais c’est là une médiocre autorité. Si la monnaie est authentique et a été bien lue, il faudrait admettre qu’Adada faisait partie de la province d’Asie; mais jusqu’à ce que cette pièce ait été étudiée de près, il faut laisser Adada en Pamphylie là où la place Ptolémée. On n’est pas autorisé à sup-
poser que les frontières de l’Asie varièrent entre l’époque de Manlius et celle de l’Empire, bien qu’une grande partie de la Pisidie ait été détachée de la Galatie et incorporée dans la nouvelle province de Pampliylie.
« Nous avons suivi les rivages des lacs d’Egerdir et d’Hoiran sur une moitié de leur développement. La véritable forme de ces lacs diffère beaucoup de celle que leur assignent les cartes. Comme l’a conjecturé M. Hirschfeld, ils s’appelaient probablement Limnai dans l’antiquité.
« Je suis allé examiner de nouveau la longue inscription du village de Gondanli 1 que j’ai publiée en 1882 dans le Journal of Hellenic Studies (IV, p. 25). L’en-tête peut être approximativement restitué ainsi : ['Ayo^-Tj TJtfyrj. . . stouç ep'? xiî^yjç, p.sya)orj Ap-cep.iç. [Esvoi Texpijpsioi èirûtïjoav tfiâXïjv [y.ai . . . x ai àvojpstcmx y.a! ypjy.wy'j. xai TtaTsLXaç y.ai AiêavanpiBa ex tûv IBuov avaAiop-â twv. Pour la seconde ligne j’ai pensé également à lire eù-ru yrç ; ÛTïàp lùyr^ n’est pas
sur la pierre.
« Les Xenoi 7 ehnoreioi sont une corporation bien curieuse. M Sterrett a découvert le même nom en 1885 dans une inscription de Sagliir, village situé à 9 milles environs au nord-nord-est de Gondanli. 11 suppose que Saghir s’appelait autrefois Tekmorion. C’est ce que je ne puis admettre; ayant rencontré la mention des Xenoi T ehnoreioi dans deux inscriptions de Gondanli, je suis arrivé à croire que les Xenoi étaient un corps qui existait également dans les deux localités. Elles sont d’ailleurs toutes deux des sites anliqnes, et rien n’autorise à penser, comme le faitM. Sterrett, que des pierres aient été transportées de l’une à l’autre. Je maintiens donc mon explication de 1882. Artémis, dont le culte est si souvent associé à celui de lacs et de marécages, était adorée aux Limnai. Le pays alentour des extrémités est et nord-est des Limnai était organisé en villages, ùxsïro xup.ypév ; à l’origine, il était gouverné par les prêtres d’Artémis, mais sous l’Empire romain ce régime théoeratique fut remplacé par une sorte d’union fédérale dont le centre était le temple d’Artémis. Aujourd hui encore, il y a une église de la Vierge dans une petite île à l’extrémité nord-est des. Limnai; cette église est particulièrement vénérée de toutes les communautés chrétiennes à 100 milles alentour, et beaucoup de chrétiens y viennent en pèlerinage le jour de la fête, qui tombe le 30 septembre. Cette fête de la Vierge chrétienne a remplacé une fête de l’Artémis Parthénos, célébrée à la même époque de l’an-
1. Dans le Journal of Hellenic Studies , cet endroit est appelé Gondâne.
née. Je ne pus me rendre dans cette île, qui passe pour contenir beaucoup d’anliquités, parce que le seul bateau existant sur le lac était brisé. L’ile est voisine du petit village de Kaziri ou Ghaziri.
« Les membres de ce xoivcv, unis par le culte d’Artémis, adoptèrent le nom de Siw. Tey.'j.éps'.c.. Us admirent parmi eux des étrangers de Synnada, Julia, Mallos de Pisidie, Adada, Metropolis de Phrygie, etc. Vers la lin du n8 siècle, ce devint une habitude parmi eux d’élever des statues votives et d’autres œuvres d’art en l’honneur d’Artémis et de 1 empereur régnant. Les frais de ces dédicaces étaient supportés par les ü£vsi. Une des statues votives dédiées à un empereur est appelée £ç'.~oç , plusieurs autres dédicaces mentionnent des statues de Tyché. Les fonctionnaires du xsivov étaient un àvxyp açséç et deux (3px6su-aî. L’ensemble de ces inscriptions offre la plus instructive peinture de l’ancienne vie municipale des villages anatoliens; il est à souhaiter que le rapport de M. Sterrett les porte bientôt à la connaissance du public. Je les ai toutes relues à mon tour et j’en ai ajouté quelques-unes qui lui avaient échappé. Je dois vous exprimer ici mon admiration pour le savoir et la minutie dont M. Sterrett a fait preuve en 1885 dans sa chasse aux inscriptions de ce pays1. J’ai déjà voyagé sur les traces de bien des explorateurs, et n’ai jamais trouvé difficile de corriger leurs lectures ou de glaner après eux. Mais quand je suis venu après M. Sterrett, dans le dessein arrêté de contrôler ses lectures, j ai eu peine à découvrir à mon tour tout ce qu’il avait vu j c’est à Saghir seulement que j ai pu mettre la main sur quelques inedita qu il avait laisses de cote. Dans celte leltre j’ai évité avec soin d’exprimer un jugement sur les localités que M. Sterrett a découvertes, excepté lorsque j’avais des faits nouveaux à signaler, par exemple dans le cas des emplacements où je reconnais Adada et Mallos, noms que M. Sterrett ne leur avait pas attribués.
« En publiant la longue inscription de Gondanli, j’avais exprimé l’opinion qu’Ambladaou Ampelada, qui y est souvent nommée, devait avoir été située près de Gelandos. Plus tard, M. Sterrett ayant affirmé, dans son Report de 1884, qu’il n’y avait pas de ruines à Gelandos, je crus devoir changer d’opinion. Mais, maintenant, je vois que des inscriptions et des ruines se trouvent à 2 milles de Gelandos et que les environs de ce village sont plantés de vignes ( ambelia ) : j’en conclus qu’il est très probable qu’Amblada et Gelandos sont bien identiques.
1. M. Sterrett a rapporté de son voyage en Asie l.'ineure pins de mille inscriptions inédites ou imparfaitement copiées avant lui.
CHRONIQUE D'OFIENT (1887)
« Les trois localités nommées le plus souvent dans ces inscriptions sont Amblada, Oinia et Kinnaborion. Oinia a conservé son nom, sous la forme d’Oinan, dans les montagnes au nord-ouest de Gondanli ; Kinnaborion est presque certainement Karamuk-Ova, au nord-est de Gondanli, et Amblada est dans le voisinage immédiat de Gelandos au sud de Gondanli. J’ai visité Oman et j’y ai découvert un fragment, malheureusement fort courl, d’un décret du sénat romain.
« Je ne vois pas de raison pour modifier mon ancienne opinion que Misthia était située près de Kirili (M. Sterrett a découvert l’emplacement exact un peu au nord de Kirili) et que Pappa Tiberiopolis, l’autre cité des Orondeis, était un peu au nord-ouest de ce point; mais je n’ai pu déterminer l’exacte situation de cette dernière ville. Anaboura était dans le voisinage de Karagatch, comme je l’ai prouvé en 1882 : M. Sterrett a trouvé que le nom ancien s’était conservé à l’endroit même sous la forme h 'nevre. Néapolis de Pisidie, fondée probablement à l’époque de Tibère ou de Claude, parait avoir pris la place d’Anaboura, dont le nom ne se rencontre dans aucun écrivain après Slrabon, La survivance du nom indigène Anaboura et la disparition complète du nom grec, Néapolis, est un phénomène commun en Anatolie; de même, Diocaesarea en Isaurie reprend son nom indigène Pracana au vin” siècle après J.-C.
<t Nous avons visité Khadyn-Khan, lesitede l’ancienne Sinethandos ou Siniandos, et y avons copié, dans une matinée, soixante- quatre inscriptions funéraires, en laissant de côté beaucoup de fragments effacés ou illisibles. A Ladik (Laodiceia Katakekaumene), ou dans les environs de cette ville, j’ai recueilli, tant en 1882 qu’en 1886, environ soixante-quinze inscriptions. Entre Khadyn-Khan et llghyn, j’ai examiné la curieuse pierre décrite par M. Solokowski dans la Revue archéologique de 1885 (t. I, p. 257 et suiv.). C’est un des meilleurs spécimens que j’aie vus des hiéroglyphes cappadociens ou hittites ; l’inscription est écrite sur trois lignes, comme à l’ordinaire en houstro phédon. Les deux tiers des caractères sont faciles à lire. La pierre se trouve sur un pelit mamelon dans la plaine, à 2 milles environ de la yaila appelée Koelilolu. De l’éminence où elle est placée on peut voir Khadyn-Khan et Koelitolu, mais llghyn est dissimulé par un pli de terrain; les visées obtenues au compas prismatique sont Khadyn-Khan à 116°, Koelitolu à 139°, la colline conique qui domine llghyn à 275° (180° étant le sud magnétique, et 270° l’ouest). Ces indications suffisent pour que tout voyageur, disposant d’une bonne boussole prismatique, puisse retrouver la pierre en question, qui n’a été exhumée que depuis peu. Elle faisait plus anciennement partie d’un mur ou
d'une construction; ses dimensions sont 5 pieds 9 pouces de long sur 2 pieds II pouces de large.
« Nous observâmes à cet endroit une élévation courant à travers la plaine. J’en suivis la crête sur une longueur de plusieurs centaines de mètres : l’aspect est celui d’un ancien rempart, recouvrant un mur de pierres intérieur. Une colline éloignée d’environ 3 milles (orientation 320°) passe pour contenir des fortifications et des pierres écrites. Cet emplacement récompensera quelque jour ceux qui prendront la peine de l’explorer. Je croirais volontiers que c’est l’ancienne Tyriaion, que Xénophon et Cyrus ont traversée.
« J’ai aussi visité le remarquable monument découvert en 1885 par M. Sterrett à Fassiller, à quatre heures vers l’est de Beisheher sur la route de Konieh1. Bien qu’il ne présente pas d’hiéroglyphes, il appartient sans aucun doute au même ancien art cappadocien ou hittite. C’est une espèce de grand obélisque élevé sur le dos de deux lions ; lions et obélisque sont taillés dans un seul bloc trachytique. Les lions ne sont pas sculptés en ronde bosse, mais seulement dégagés en partie du bloc central. Sur une face de l’obélisque, entre les lions, on voit une grossière figure humaine, sans doute une femme, sculptée en relief; les mains sont croisées sur la poitrine, exactement comme dans la Niobé de Magnésie. Notre figure porte ce qui, dans l’intention de l’artiste, devait représenter une couronne murale. Au-dessus d’elle est un dieu, plus grand de taille, qui semble sortir de l’obélisque en avançant le pied gauche; il pose ce pied sur la tête de la déesse, tandis que sa jambe droite n’est indiquée que vaguement en bas-relief. Il porte le grand chapeau conique particulier aux sculptures cappadociennes. Les trois autres faces de l’obélisque paraissent être sans figures ; la face postérieure est profondément enterrée. Je pris quatre ouvriers qui, après une journée de travail, dégagèrent complètement une des faces de l’obélisque et du lion et creusèrent une tranchée audessous d’une partie du revers. Cela me convainquit que le revers ne portait pas de sculptures continues, mais il est bien possible qu’il y ait une inscription sur la partie encore enterrée. Je dois d’ailleurs laisser à M. Sterrett le soin de décrire d’une manière complète ce monument qu’il a découvert.
« J’ai également observé diverses sculptures rupestres appartenant à l’époque romaine. L’une d’elles, qui a échappé à l’attention de M. Sterrett, est un relief représentant lesDioscures avec l’inscription : Ai:ç xé pci Sxp.oOpâxwv 0soi èxiçavsïç. J’ai trouvé aussi une tombe